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Neil McGovern élu DPL pour 2015

mercredi, avril 15th, 2015

C’est Neil McGovern qui vient d’être élu Debian Project Leader (DPL) pour l’année 2015, succédant ainsi au double mandat de Lucas Nussbaum, contre qui il avait perdu en 2014.

Neil McGovern

Neil devance Mehdi Dogguy, qui recueille un nombre de voix très intéressant pour l’avenir, et Gergely Nagy (déjà candidat malheureux en 2004, 2012 et 2013). Voici une représentation du résultat du scrutin qui utilise la méthode Condorcet :

Vote DPL 2015

Bravo à toi Neil, et bonne chance dans la mise en œuvre de ton programme !

Quel DPL pour 2015 ?

vendredi, mars 20th, 2015

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Lucas Nussbaum a été réélu Debian Project Leader (DPL). Chaque développeur Debian pouvait donc se porter candidat entre le 4 et le 10 mars à la suite du traditionnel appel à candidatures.

Dès le 12 février, anticipant quelque peu sur le calendrier, Lucas avait exprimé le souhait de ne pas se représenter :

But I also think that switching release cycles is a good opportunity to align other changes, and starting a fresh release cycle with a fresh DPL might be a good idea. Put differently: no, I will not run for re-election.

Il y aura finalement cette année trois candidats :

Les presque mille développeurs Debian seront libres de faire leur choix du 1er au 14 avril lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet.

Vous pouvez retrouver tous les débats de la campagne sur la mailing list debian-vote.

Lucas 2.0

mardi, avril 15th, 2014

Lucas Nussbaum vient d’être réélu Debian Project Leader.

Comme on peut le constater sur ce graphe, il a obtenu 47 voix de plus que Neil McGovern :

Une analyse plus précise des votes permet d’en calculer une représentation plus « classique » du point de vue des habitudes électorales, et donc plus compréhensible pour la majorité des gens :

Lucas Nussbaum : 56,5%
Neil McGovern : 43,5%

C’est bien une large victoire de Lucas, mais aussi une défaite très honorable pour Neil, qui se positionne donc comme un prétendant sérieux à la victoire l’année prochaine.

Quel DPL pour 2014 ?

vendredi, avril 4th, 2014

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Lucas Nussbaum a été élu Debian Project Leader (DPL). Chaque développeur Debian pouvait donc se porter candidat entre le 3 et le 9 mars à la suite du traditionnel appel à candidatures.

Dès le 13 février, anticipant quelque peu sur le calendrier, Lucas avait exprimé le souhait de se représenter :

As it has been done by other DPLs in the past, I think that it makes sense for the DPL to announce his/her plans way before the next DPL election.

So, let’s do that now: I will run for reelection.

Après ses précédentes tentatives infructueuses de 2004, 2012 et 2013, Gergely Nagy s’était représenté, mais il a finalement dû se résoudre à retirer sa candidature :

Due to unexpected events, my plans and life got turned upside down (for the better) in the past few days, and because of that, I have to scale down a number of things. Unfortunately, running for DPL is one such thing.[…] Therefore, after a lot of thought, I’m withdrawing from the Debian Project Leader elections of 2014.

Le seul concurrent de Lucas est donc finalement Neil McGovern. Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian sont libres de faire leur choix depuis le 31 mars et jusqu’au 13 avril lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet.

Vous pouvez retrouver tous les débats de la campagne sur la mailing list debian-vote.

Lucas Nussbaum élu DPL pour 2013

lundi, avril 15th, 2013

C’est Lucas Nussbaum qui vient d’être élu Debian Project Leader (DPL) pour l’année 2013, succédant ainsi au triple mandat de Stefano Zacchiroli.

Lucas Nussbaum devance Allan Moray et Gergely Nagy (déjà candidat malheureux en 2004 et 2012). Voici une représentation du résultat du scrutin qui utilise la méthode Condorcet.

Bravo à toi Lucas, et bonne chance dans la mise en œuvre de ton programme à partir du 17 avril !

Quel DPL pour 2013 ?

lundi, mars 11th, 2013

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Stefano Zacchiroli, dit Zack, a vu son mandat de Debian Project Leader (DPL) re-renouvelé.

Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian seront libres de faire leur choix du 31 mars au 13 avril lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet.

Il y a trois candidats, le même nombre que l’année dernière, ce qui est un peu moins en moyenne que les années précédentes, mais l’absence du triple sortant laisse présager  d’un scrutin très ouvert. Les candidats doivent vraiment se sentir libres de proposer des idées et des orientations originales et innovantes.

La campagne qui commence et qui durera jusqu’au 30 mars devrait donc être très dynamique et permettre d’ouvrir publiquement certains débats, ce que chacun pourra suivre sur la mailing list debian-vote.

Zack 3.0

dimanche, avril 15th, 2012

Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être re-réélu Debian Project Leader.

Il devance très largement Wouter Verhelst (déjà candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (déjà malheureux lui en 2004) :

DPL 2012

Zack a annoncé pendant la campagne que ce troisième mandat consécutif de DPL serait son dernier. Souhaitons qu’il se déroule aussi bien, et même encore mieux !, que les deux premiers, et que Zack puisse mettre en œuvre au mieux son programme.

Quel DPL pour 2012 ?

lundi, mars 19th, 2012

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Stefano Zacchiroli, dit Zack, a vu son mandat de Debian Project Leader (DPL) renouvelé. Sans concurrent en 2011, Zack est cette année en compétition avec Wouter Verhelst (candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (malheureux lui en 2004). Il a justifié sa nouvelle candidature par le proverbe italien « Non c’è due senza tre« , qui semble bien être l’équivalent de notre « Jamais deux sans trois ».

Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian sont maintenant libres de faire leur choix lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet. Le nombre de trois candidats est un peu inférieur à la moyenne des années précédentes, qui est de quatre environ, mais il permet tout de même un belle campagne qui ouvre publiquement certains débats, que chacun peut suivre sur la mailing list debian-vote.

Zack 2.0

mercredi, avril 20th, 2011

Zack

C’est officiel depuis le 16 avril, Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être réélu Debian Project Leader. Sans surprise, car comme vous pourrez le constater à la vue des résultats, l’option 1 « Stefano Zacchiroli » était seulement concurrencée par l’option 2 « None Of The Above », et ces deux options ne constituaient donc pas une réelle alternative.

DPL 2011

Le fait que Zack soit le seul candidat a provoqué un petit débat sur le caractère démocratique du vote, lui-même regrettant de ne pas avoir « d’adversaire ». Mais cela aurait-il été mieux  avec un « adversaire » fantoche, ayant le rôle pré-attribué du perdant de l’élection, comme caution démocratique ? En fait, nous sommes ici confrontés à un faux problème, lié à l’erreur très répandue d’établir l’unité entre démocratie et élections, quelque chose que l’on pourrait écrire :

démocratie = élections

alors que même sans chercher trop loin, et en utilisant le ou informatique, c’est-à-dire non exclusif, on peut proposer facilement le beaucoup plus riche :

démocratie = consensus ou élections ou manifestations ou insurrections

Zack, dont l’action comme DPL cette année a de toute évidence été grandement appréciée, a fait consensus sur son nom. Tout le monde le sait depuis la clôture de la période de candidature le 12 mars.

Sauf a faire du fétichisme du vote, on aurait pu apprécier la chance qu’une communauté aussi grande et diverse arrive à un consensus, et se baser sur cette dynamique pour commencer des actions utiles, plutôt que d’organiser un vote inutile et absurde.

Zack, dont les qualités aussi bien techniques qu’humaines sont reconnues de tous, a un an de plus pour mettre en œuvre son programme, et il est certain qu’avec l’expérience qu’il a maintenant, il sera encore meilleur que l’année dernière !

Boot sur clé USB

mardi, octobre 12th, 2010

Comme la majorité des utilisateurs de distributions GNU/Linux, j’utilise aujourd’hui la possibilité d’installer mon système directement d’une clé USB bootable. Cela est très avantageux par rapport à l’ancienne méthode standard, qui consiste à graver un CD, puisque cela dispense d’avoir un graveur, de payer des CDs, et surtout depuis trois ans et la déferlante des Netbooks, beaucoup de machines n’ont tout simplement plus de lecteur optique.

Tips Ubuntu 10.10

Or, pour l’iso de la dernière version d’Ubuntu, Maverick Meerkat, quand vous créez la clé USB bootable avec usb-creator, vous obtenez par la suite le magnifique message :

SYSLINUX 3.63 Debian-2008-07-15 EBIOS Copyright (C) 1994-2008 H. Peter Anvin
Unknown keyword in configuration file.
boot:

En fait, le problème est que les anciennes versions d’usb-creator ne sont pas compatibles avec la nouvelle iso Ubuntu. Il existe trois manières de régler le problème :

  1. Faire une upgrade de votre Ubuntu à Maverick Meerkat.
  2. Installer le .deb de la dernière version d’usb-creator.
  3. Plus simplement, éditer le fichier « syslinux/syslinux.cfg » de votre clé USB, et à la dernière ligne, remplacer « ui gfxboot bootlogo » par « gfxboot bootlogo ».

Tout cela m’amène à faire un point global de la situation de ce type d’installation pour les différentes distributions GNU/Linux que j’utilise.

Ancienne méthode

En plus des traditionnelles images en « .iso » pour graver un CD, Arch Linux jusqu’à son installeur 2009.08, et Ubuntu jusqu’à la version 9.04 de son édition pour netbook, ont fourni des images en « .img ». Avec la simple commande :

sudo dd if=image.img of=/dev/sdX

on obtenait immédiatement une clé USB bootable. Cette méthode rapide et efficace présentait deux petits inconvénients :

  1. Elle nécessite de fournir deux fois plus d’images différentes de la distribution, les « .img » en plus des « .iso », ce qui vu le nombre d’images déjà important d’une distribution GNU/Linux (différentes architectures, différents modes d’installation, etc.), peut finir par amener une certaine confusion.
  2. Elle formate toute la clé USB, empêchant de continuer à l’utiliser aussi comme périphérique de stockage.

Nouvelles méthodes

C’est pour cela que de nouvelles méthodes ont été développées. Arch Linux propose depuis son installeur 2010.05 des images « .iso » hybrides, générées grâce au programme isohybrid. Ces dernières sont utilisables directement aussi bien pour graver un CD que pour créer une clé USB bootable. Cela règle parfaitement le premier problème, mais pas le second.

C’est pour cela que depuis sa version 8.10, Ubuntu fournit le programme usb-creator évoqué ci-avant, qui copie les fichiers nécessaires de l’iso Ubuntu sur la clé et la rend bootable, mais sans la formater et en préservant la possibilité de l’utiliser comme périphérique de stockage.

Et chez Debian ?

La situation chez Debian était jusqu’à présent très problématique, puisque l’installation d’une clé USB était beaucoup plus complexe que les autres installations, et de plus très mal documentée. C’est le 9 septembre 2010 que Tanguy Ortolo lève ce lièvre dans son mail Complicated installation from USB, et comme souvent chez Debian en ce moment c’est Joey Hess qui s’y est collé, et qui dès le 13 septembre annonce avoir réussi à faire fonctionner le debian installer avec isohybrid.

Le 1er octobre, Joey Hess publie sur son blog Debian USB install from hybrid iso, informant que toutes les netboot mini.iso des daily builds sont maintenant des iso hybrides. Cependant, les autres images Debian ne sont pas encore des iso hybrides à cause d’un problème avec jigdo. Or jigdo, pour Jigsaw Download, a été développé pour et par Debian, pour répondre au problème de la surcharge de la bande passante des serveurs lors des downloads des isos. Problème qui a été brillamment résolu depuis par BitTorrent. Il serait donc grand temps de dire « merci et au revoir » à jigdo, dont le développement a été arrêté et qui est en « maintenance mode », et de générer au plus vite toutes les isos avec isohybrid.