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Lucas Nussbaum élu DPL pour 2013

lundi, avril 15th, 2013

C’est Lucas Nussbaum qui vient d’être élu Debian Project Leader (DPL) pour l’année 2013, succédant ainsi au triple mandat de Stefano Zacchiroli.

Lucas Nussbaum devance Allan Moray et Gergely Nagy (déjà candidat malheureux en 2004 et 2012). Voici une représentation du résultat du scrutin qui utilise la méthode Condorcet.

Bravo à toi Lucas, et bonne chance dans la mise en œuvre de ton programme à partir du 17 avril !

Quel DPL pour 2013 ?

lundi, mars 11th, 2013

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Stefano Zacchiroli, dit Zack, a vu son mandat de Debian Project Leader (DPL) re-renouvelé.

Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian seront libres de faire leur choix du 31 mars au 13 avril lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet.

Il y a trois candidats, le même nombre que l’année dernière, ce qui est un peu moins en moyenne que les années précédentes, mais l’absence du triple sortant laisse présager  d’un scrutin très ouvert. Les candidats doivent vraiment se sentir libres de proposer des idées et des orientations originales et innovantes.

La campagne qui commence et qui durera jusqu’au 30 mars devrait donc être très dynamique et permettre d’ouvrir publiquement certains débats, ce que chacun pourra suivre sur la mailing list debian-vote.

La honteuse mise à mort d’Unity 2D !

dimanche, août 26th, 2012

Canonical a décidé de tuer Unity 2D, la version d’Unity fonctionnant même sans carte graphique 3D puisqu’utilisant Qt et Metacity en lieu et place de Nux et Compiz.

Personnellement je l’ai appris par un message d’Ogra, sur la mailing list Ubuntu/AC100 à laquelle je suis inscrit car  le port d’Ubuntu pour le Toshiba AC100 est de loin la meilleure distribution Linux disponible pour cette machine (que j’ai offerte à ma sœur et dont j’assure la maintenance). Mais si cela a autant d’importance pour moi c’est que j’utilise Unity 2D, que je trouve plus légère et plus rapide qu’Unity, sur toutes mes machines Desktop.

En fait, la décision a d’abord été annoncée lors du Ubuntu Developer Summit Q, au détour d’une conférence sur l’avenir de GNOME dans Ubuntu. Sa réalisation a commencé avec  un bug à portée générale et vient d’être confirmée par Jason Warner, le Ubuntu Desktop Manager.

Mais alors que se passera-t-il  lorsqu’un ordinateur n’aura pas les capacités 3D nécessaires à Unity, si l’on ne peut plus avoir recours à Unity 2D ? La solution choisie par Canonical est la même que celle que Red Hat a mise en œuvre pour GNOME Shell et qui fonctionne depuis Fedora 17 : utiliser LLVMpipe, qui est basé sur Gallium3D, pour émuler en software les fonctionnalités 3D manquantes du hardware.

Ceci implique très logiquement de gros problèmes de performance et, le plus grave selon moi, une compatibilité limitée aux seuls processeurs x86. Or, en plus du Toshiba AC100 et de son processeur ARM, j’utilise aussi de vieux Macs équipés de processeurs PowerPC comme desktop…

L’intérêt bien compréhensible de Canonical est de concentrer toutes ses forces dans un seul projet. Cette démarche est rationnelle, mais le choix du projet est plus que contestable, car c’est celui qui fonctionne le mieux, alors même qu’il est plus jeune et qu’il bénéficie de moins de développeurs, qui se retrouve sacrifié.

Comme je l’avais envisagé à l’annonce d’Unity 2D, Canonical simplifie son offre logicielle pour le desktop, mais contrairement à ce que j’espérais ce n’est pas Unity qui disparaît. Pourtant, le choix d’Unity 2D pour le projet Ubuntu TV et les besoins du projet Ubuntu for Android m’avaient clairement conforté dans mon analyse, et rendent d’autant plus surprenante la décision d’abandonner Unity 2D maintenant.

Est-il encore temps de réagir et d’obtenir que Canonical revienne sur sa décision ? Un fork d’Unity 2D, avec port immédiat vers GSettings, sans le soutien de Canonical est-il viable ? J’ai vraiment l’impression de ne pas être le seul à préférer Unity 2D à Unity pour des machines ayant un support 3D, et je me demande si Canonical avait vraiment conscience de cela au moment où la mise à mort de Unity 2D a été décidée…

 

Zack 3.0

dimanche, avril 15th, 2012

Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être re-réélu Debian Project Leader.

Il devance très largement Wouter Verhelst (déjà candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (déjà malheureux lui en 2004) :

Zack a annoncé pendant la campagne que ce troisième mandat consécutif de DPL serait son dernier. Souhaitons qu’il se déroule aussi bien, et même encore mieux !, que les deux premiers, et que Zack puisse mettre en œuvre au mieux son programme.

Android pour les Abribus !

jeudi, avril 5th, 2012

En  passant place de la Bastille à Paris (j’ai cours tout près, à l’EFB, rue de Charenton), j’ai croisé un Abribus d’un nouveau genre, aux allures de soucoupe volante, doté d’un design futuriste et de nombreux écrans :

Cet Abribus est un prototype de JCDecaux, faisant partie des 40 projets de mobilier urbain intelligent retenus par la ville de Paris. Le grand écran de 42 pouces en pleine action :

Les deux écrans de l’arrière :

Les écrans sont tous tactiles multitouch et proposent de nombreux services que je ne détaillerai pas car là n’est pas mon propos. En effet, c’est le système d’exploitation utilisé par cet Abribus qui m’intéresse, et l’utilisateur de smartphone un peu perspicace que je suis a tout de suite reconnu Android, un système d’exploitation libre basé sur le noyau Linux !

Ceci est une réelle bonne nouvelle, car jusqu’à présent JCDecaux utilise pour ses différentes bornes des solutions basées sur Microsoft Windows, ce qui présente pas mal d’inconvénients. Ainsi, tous les utilisateurs réguliers de Vélib’ ont été au moins une fois confrontés à une station totalement plantée, ce que JCDecaux résout tant bien que mal en redémarrant ses bornes toutes les nuits…

Si, à l’avenir, Android devait remplacer Windows, les utilisateurs y gagneraient donc des stations plus stables et plus fonctionnelles, et JCDecaux ferait des économies de licence (ce qui devrait impliquer des économies pour la Ville de Paris et donc pour les contribuables parisiens…).

Quel DPL pour 2012 ?

lundi, mars 19th, 2012

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Stefano Zacchiroli, dit Zack, a vu son mandat de Debian Project Leader (DPL) renouvelé. Sans concurrent en 2011, Zack est cette année en compétition avec Wouter Verhelst (candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (malheureux lui en 2004). Il a justifié sa nouvelle candidature par le proverbe italien « Non c’è due senza tre« , qui semble bien être l’équivalent de notre « Jamais deux sans trois ».

Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian sont maintenant libres de faire leur choix lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet. Le nombre de trois candidats est un peu inférieur à la moyenne des années précédentes, qui est de quatre environ, mais il permet tout de même un belle campagne qui ouvre publiquement certains débats, que chacun peut suivre sur la mailing list debian-vote.

Freebox, enfin le code source !

mercredi, septembre 14th, 2011

 

Après de trop longues tergiversations, et en accord avec l’article 11.5.2 de ses nouvelles conditions générales de vente du 1er août 2011, Free se met enfin en conformité avec les termes de la licence GNU GPL et de son Copyleft, en donnant accès aux codes sources modifiés utilisés dans les Freebox !

C’est le dernier des trois grands FAI français à effectuer cette démarche, SFR ayant ouvert un premier site en 2007, puis un second en 2010 pour les sources de sa NeufBox, et Orange un site en 2009 pour les sources de sa LiveBox. Il semblerait d’ailleurs qu’il y ait une belle dynamique de création de firmwares alternatifs pour la NeufBox, puisque c’est la seule des trois box à ne pas être victime de tivoisation, c’est-à-dire d’un système électronique empêchant l’utilisation d’un firmware modifié.

Si la liste des logiciels libres utilisés dans ces box est très longue, les composants de base sont le noyau Linux et la mini boîte à outils Unix BusyBox, qui sont tous les deux sous licence GNU GPLv2. L’action en justice entreprise en 2008 contre Free par Harald Welte, pour son code de Netfilter dans le noyau Linux, et les développeurs de BusyBox Erik Andersen et Rob Landley, trouve ici son dénouement logique. On appréciera au passage  le travail de Maître Olivier Hugot dans ce dossier.

Pour les personnes qui auraient encore eu un doute, la licence GNU GPL et le Copyleft ont une validité juridique incontestable, et si vous voulez utiliser des codes sources qui y sont soumis, vous devez en respecter les règles, toutes les règles.

Zack 2.0

mercredi, avril 20th, 2011

Zack

C’est officiel depuis le 16 avril, Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être réélu Debian Project Leader. Sans surprise, car comme vous pourrez le constater à la vue des résultats, l’option 1 « Stefano Zacchiroli » était seulement concurrencée par l’option 2 « None Of The Above », et ces deux options ne constituaient donc pas une réelle alternative.

null

Le fait que Zack soit le seul candidat a provoqué un petit débat sur le caractère démocratique du vote, lui-même regrettant de ne pas avoir « d’adversaire ». Mais cela aurait-il été mieux  avec un « adversaire » fantoche, ayant le rôle pré-attribué du perdant de l’élection, comme caution démocratique ? En fait, nous sommes ici confrontés à un faux problème, lié à l’erreur très répandue d’établir l’unité entre démocratie et élections, quelque chose que l’on pourrait écrire :

démocratie = élections

alors que même sans chercher trop loin, et en utilisant le ou informatique, c’est-à-dire non exclusif, on peut proposer facilement le beaucoup plus riche :

démocratie = consensus ou élections ou manifestations ou insurrections

Zack, dont l’action comme DPL cette année a de toute évidence été grandement appréciée, a fait consensus sur son nom. Tout le monde le sait depuis la clôture de la période de candidature le 12 mars.

Sauf a faire du fétichisme du vote, on aurait pu apprécier la chance qu’une communauté aussi grande et diverse arrive à un consensus, et se baser sur cette dynamique pour commencer des actions utiles, plutôt que d’organiser un vote inutile et absurde.

Zack, dont les qualités aussi bien techniques qu’humaines sont reconnues de tous, a un an de plus pour mettre en œuvre son programme, et il est certain qu’avec l’expérience qu’il a maintenant, il sera encore meilleur que l’année dernière !

Boot sur clé USB

mardi, octobre 12th, 2010

Comme la majorité des utilisateurs de distributions GNU/Linux, j’utilise aujourd’hui la possibilité d’installer mon système directement d’une clé USB bootable. Cela est très avantageux par rapport à l’ancienne méthode standard, qui consiste à graver un CD, puisque cela dispense d’avoir un graveur, de payer des CDs, et surtout depuis trois ans et la déferlante des Netbooks, beaucoup de machines n’ont tout simplement plus de lecteur optique.

Tips Ubuntu 10.10

Or, pour l’iso de la dernière version d’Ubuntu, Maverick Meerkat, quand vous créez la clé USB bootable avec usb-creator, vous obtenez par la suite le magnifique message :

SYSLINUX 3.63 Debian-2008-07-15 EBIOS Copyright (C) 1994-2008 H. Peter Anvin
Unknown keyword in configuration file.
boot:

En fait, le problème est que les anciennes versions d’usb-creator ne sont pas compatibles avec la nouvelle iso Ubuntu. Il existe trois manières de régler le problème :

  1. Faire une upgrade de votre Ubuntu à Maverick Meerkat.
  2. Installer le .deb de la dernière version d’usb-creator.
  3. Plus simplement, éditer le fichier « syslinux/syslinux.cfg » de votre clé USB, et à la dernière ligne, remplacer « ui gfxboot bootlogo » par « gfxboot bootlogo ».

Tout cela m’amène à faire un point global de la situation de ce type d’installation pour les différentes distributions GNU/Linux que j’utilise.

Ancienne méthode

En plus des traditionnelles images en « .iso » pour graver un CD, Arch Linux jusqu’à son installeur 2009.08, et Ubuntu jusqu’à la version 9.04 de son édition pour netbook, ont fourni des images en « .img ». Avec la simple commande :

sudo dd if=image.img of=/dev/sdX

on obtenait immédiatement une clé USB bootable. Cette méthode rapide et efficace présentait deux petits inconveignants :

  1. Elle nécessite de fournir deux fois plus d’images différentes de la distribution, les « .img » en plus des « .iso », ce qui vu le nombre d’images déjà important d’une distribution GNU/Linux (différentes architectures, différents modes d’installation, etc.), peut finir par amener une certaine confusion.
  2. Elle formate toute la clé USB, empêchant de continuer à l’utiliser aussi comme périphérique de stockage.

Nouvelles méthodes

C’est pour cela que de nouvelles méthodes ont été développées. Arch Linux propose depuis son installeur 2010.05 des images « .iso » hybrides, générées grâce au programme isohybrid. Ces dernières sont utilisables directement aussi bien pour graver un CD que pour créer une clé USB bootable. Cela règle parfaitement le premier problème, mais pas le second.

C’est pour cela que depuis sa version 8.10, Ubuntu fournit le programme usb-creator évoqué ci-avant, qui copie les fichiers nécessaires de l’iso Ubuntu sur la clé et la rend bootable, mais sans la formater et en préservant la possibilité de l’utiliser comme périphérique de stockage.

Et chez Debian ?

La situation chez Debian était jusqu’à présent très problématique, puisque l’installation d’une clé USB était beaucoup plus complexe que les autres installations, et de plus très mal documentée. C’est le 9 septembre 2010 que Tanguy Ortolo lève ce lièvre dans son mail Complicated installation from USB, et comme souvent chez Debian en ce moment c’est Joey Hess qui s’y est collé, et qui dès le 13 septembre annonce avoir réussi à faire fonctionner le debian installer avec isohybrid.

Le 1er octobre, Joey Hess publie sur son blog Debian USB install from hybrid iso, informant que toutes les netboot mini.iso des daily builds sont maintenant des iso hybrides. Cependant, les autres images Debian ne sont pas encore des iso hybrides à cause d’un problème avec jigdo. Or jigdo, pour Jigsaw Download, a été développé pour et par Debian, pour répondre au problème de la surcharge de la bande passante des serveurs lors des downloads des isos. Problème qui a été brillamment résolu depuis par BitTorrent. Il serait donc grand temps de dire « merci et au revoir » à jigdo, dont le développement a été arrêté et qui est en « maintenance mode », et de générer au plus vite toutes les isos avec isohybrid.

Ce que Debian doit apprendre d’Arch Linux

lundi, septembre 13th, 2010

Il est une choses assez connue qu’en sciences, les grandes découvertes sont « dans l’air du temps », qu’elles ont souvent lieu simultanément dans plusieurs endroits à la fois, et que si ce n’était pas l’Un qui avait fait telle découverte, c’est probablement l’Autre qui l’aurait faite.

Il me semble que nous sommes aujourd’hui sur le point d’arriver à ce stade de conscience collective sur un sujet majeur de l’ingénierie logicielles qui est la manière de releaser correctement une distribution GNU/Linux. C’est pour moi la décision la plus importante à prendre pour toute distribution GNU/Linux qui vise l’utilisateur final, un virage technologique fondamental pour la réussite des logiciels libres.

Je me dois donc d’enfoncer le clou après l’article de Carl, et donc d’exhumer l’un des miens qui attend depuis quatre mois d’être publié. La forme est un peu bizarre, je m’étais un peu laissé aller un soir très tard, mais bon, un peu de littérature ne fera pas de mal, pour ceux qui ne connaitraient pas l‘Enfer de Dante.

Posons d’abord les bases : oui je pense que Debian est LE système GNU/Linux universel et donc LE système d’exploitation universel. Si ce n’est pas forcément la distribution que l’on utilise, c’est au moins la distribution qui est la base des différentes distributions que l’on peut utiliser selon ses besoins.

C’est notamment une distribution qui :

  • supporte 12 architectures matérielles (soit presque toutes celles existantes)
  • fournit plus de 30 CD de packages binaires (25 000 paquets, soit presque la totalité des logiciels libres disponibles)
  • est basée sur une communauté de plus de 1000 développeurs, organisée autour d’un contrat social (et non l’oeuvre une entreprise commerciale dont l’appât du gain est la seule motivation)

Mais Debian a des défauts, et ma curiosité m’a toujours poussé à tester d’autres distributions Linux. Après la bêtise du siècle de Kurt j’ai même considéré comme vital de trouver une alternative.

Je me suis intéressé à Arch Linux à la suite de diverse tribulations m’ayant amené à tester longuement la Slackware qui m’avait plu en particulier pour son système d’init « à la BSD ». Mais aux packages déjà pas à jour et sans gestion des dépendances, est venue s’ajouter la maladie de Patrick Volkerding prouvant qu’une communauté est plus puissante qu’un seul homme quel que soit son génie…

J’étais donc passé à la Minislack, une Slackware minimaliste avec des paquets à jour. Mais, renommée Zenwalk, elle s’est centrée sur Xfce alors que je veux une distribution qui me laisse choisir mon environnement de bureau à ma guise.

Et je suis donc enfin arrivé à Arch Linux ! Là j’ai trouvé une distribution organisée autour du principe KISS :

  • système d’init « à la BSD » (et oui c’est vraiment plus simple, l’init System V style c’est juste HORRIBLE)
  • fichiers de configurations remplis de commentaires permettant de tout configurer très simplement
  • gestion des dépendances des paquets
  • paquets à jour
  • ROLLING RELEASE !!!

Je continuais à descendre lentement avec Dante, au fin fond du 9ème et dernier cercle de l’Enfer Informatique. Il faisait maintenant très froid, nous étions tout au bord du Cocyte. Au loin je voyais l’ignoble Bill Gates, traître à l’ensemble des utilisateurs de ses logiciels ; d’une taille imposante, il était bloqué dans les glaces et subissait les assauts de milliers de développeurs libres. On pouvait facilement les différentier grâce à leur T-shirts, marqués au logo de leur distribution respective. Ils étaient présents là eux aussi pour traîtrise envers leurs utilisateurs, pour avoir à maintes et maintes reprises explosé les installations de ces pauvres hères lors d’upgrades de leur distribution.

Moi : Maître, je vous ai suivi jusqu’au bout du chemin, au plus profond des Enfers, vous aviez promis que si nous y arrivions, vous répondriez à ma question : mais qu’est-ce que l’OS universel pourrait-il donc bien apprendre d’Arch Linux ?

Dante : La Rolling Release.

On peut dire qu’aujourd’hui Arch Linux est la plus populaire, la plus utilisée et la plus fonctionnelle des distributions GNU/Linux en rolling release. Si Debian doit aller vers la Rolling Release (et elle le doit !), alors c’est probablement du côté d’Arch Linux qu’il faudra regarder, pour s’inspirer des process qui font qu’une distribution fonctionne si bien sur ce modèle.

Quand je pense que lors d’une de nos discussions, il y a seulement quelques mois, Carl, qui est un très gros mainteneur de paquets Debian, semblait ne pas comprendre le concept même de Rolling Release, et qu’aujourd’hui il me double pour écrire un article sur le sujet, alors oui je me dis que le temps est bien venu !