Posts Tagged ‘Debian’

Zack 3.0

dimanche, avril 15th, 2012

Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être re-réélu Debian Project Leader.

Il devance très largement Wouter Verhelst (déjà candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (déjà malheureux lui en 2004) :

Zack a annoncé pendant la campagne que ce troisième mandat consécutif de DPL serait son dernier. Souhaitons qu’il se déroule aussi bien, et même encore mieux !, que les deux premiers, et que Zack puisse mettre en œuvre au mieux son programme.

Quel DPL pour 2012 ?

lundi, mars 19th, 2012

Le temps passe vite, et cela fait déjà presque un an que Stefano Zacchiroli, dit Zack, a vu son mandat de Debian Project Leader (DPL) renouvelé. Sans concurrent en 2011, Zack est cette année en compétition avec Wouter Verhelst (candidat malheureux en 2007 et 2010) et Gergely Nagy (malheureux lui en 2004). Il a justifié sa nouvelle candidature par le proverbe italien « Non c’è due senza tre« , qui semble bien être l’équivalent de notre « Jamais deux sans trois ».

Le plus important est bien sûr de lire les programmes de chacun des candidats :

Les presque mille développeurs Debian sont maintenant libres de faire leur choix lors d’un vote utilisant la méthode Condorcet. Le nombre de trois candidats est un peu inférieur à la moyenne des années précédentes, qui est de quatre environ, mais il permet tout de même un belle campagne qui ouvre publiquement certains débats, que chacun peut suivre sur la mailing list debian-vote.

Zack 2.0

mercredi, avril 20th, 2011

Zack

C’est officiel depuis le 16 avril, Stefano Zacchiroli (Zack) vient d’être réélu Debian Project Leader. Sans surprise, car comme vous pourrez le constater à la vue des résultats, l’option 1 « Stefano Zacchiroli » était seulement concurrencée par l’option 2 « None Of The Above », et ces deux options ne constituaient donc pas une réelle alternative.

null

Le fait que Zack soit le seul candidat a provoqué un petit débat sur le caractère démocratique du vote, lui-même regrettant de ne pas avoir « d’adversaire ». Mais cela aurait-il été mieux  avec un « adversaire » fantoche, ayant le rôle pré-attribué du perdant de l’élection, comme caution démocratique ? En fait, nous sommes ici confrontés à un faux problème, lié à l’erreur très répandue d’établir l’unité entre démocratie et élections, quelque chose que l’on pourrait écrire :

démocratie = élections

alors que même sans chercher trop loin, et en utilisant le ou informatique, c’est-à-dire non exclusif, on peut proposer facilement le beaucoup plus riche :

démocratie = consensus ou élections ou manifestations ou insurrections

Zack, dont l’action comme DPL cette année a de toute évidence été grandement appréciée, a fait consensus sur son nom. Tout le monde le sait depuis la clôture de la période de candidature le 12 mars.

Sauf a faire du fétichisme du vote, on aurait pu apprécier la chance qu’une communauté aussi grande et diverse arrive à un consensus, et se baser sur cette dynamique pour commencer des actions utiles, plutôt que d’organiser un vote inutile et absurde.

Zack, dont les qualités aussi bien techniques qu’humaines sont reconnues de tous, a un an de plus pour mettre en œuvre son programme, et il est certain qu’avec l’expérience qu’il a maintenant, il sera encore meilleur que l’année dernière !

Boot sur clé USB

mardi, octobre 12th, 2010

Comme la majorité des utilisateurs de distributions GNU/Linux, j’utilise aujourd’hui la possibilité d’installer mon système directement d’une clé USB bootable. Cela est très avantageux par rapport à l’ancienne méthode standard, qui consiste à graver un CD, puisque cela dispense d’avoir un graveur, de payer des CDs, et surtout depuis trois ans et la déferlante des Netbooks, beaucoup de machines n’ont tout simplement plus de lecteur optique.

Tips Ubuntu 10.10

Or, pour l’iso de la dernière version d’Ubuntu, Maverick Meerkat, quand vous créez la clé USB bootable avec usb-creator, vous obtenez par la suite le magnifique message :

SYSLINUX 3.63 Debian-2008-07-15 EBIOS Copyright (C) 1994-2008 H. Peter Anvin
Unknown keyword in configuration file.
boot:

En fait, le problème est que les anciennes versions d’usb-creator ne sont pas compatibles avec la nouvelle iso Ubuntu. Il existe trois manières de régler le problème :

  1. Faire une upgrade de votre Ubuntu à Maverick Meerkat.
  2. Installer le .deb de la dernière version d’usb-creator.
  3. Plus simplement, éditer le fichier « syslinux/syslinux.cfg » de votre clé USB, et à la dernière ligne, remplacer « ui gfxboot bootlogo » par « gfxboot bootlogo ».

Tout cela m’amène à faire un point global de la situation de ce type d’installation pour les différentes distributions GNU/Linux que j’utilise.

Ancienne méthode

En plus des traditionnelles images en « .iso » pour graver un CD, Arch Linux jusqu’à son installeur 2009.08, et Ubuntu jusqu’à la version 9.04 de son édition pour netbook, ont fourni des images en « .img ». Avec la simple commande :

sudo dd if=image.img of=/dev/sdX

on obtenait immédiatement une clé USB bootable. Cette méthode rapide et efficace présentait deux petits inconveignants :

  1. Elle nécessite de fournir deux fois plus d’images différentes de la distribution, les « .img » en plus des « .iso », ce qui vu le nombre d’images déjà important d’une distribution GNU/Linux (différentes architectures, différents modes d’installation, etc.), peut finir par amener une certaine confusion.
  2. Elle formate toute la clé USB, empêchant de continuer à l’utiliser aussi comme périphérique de stockage.

Nouvelles méthodes

C’est pour cela que de nouvelles méthodes ont été développées. Arch Linux propose depuis son installeur 2010.05 des images « .iso » hybrides, générées grâce au programme isohybrid. Ces dernières sont utilisables directement aussi bien pour graver un CD que pour créer une clé USB bootable. Cela règle parfaitement le premier problème, mais pas le second.

C’est pour cela que depuis sa version 8.10, Ubuntu fournit le programme usb-creator évoqué ci-avant, qui copie les fichiers nécessaires de l’iso Ubuntu sur la clé et la rend bootable, mais sans la formater et en préservant la possibilité de l’utiliser comme périphérique de stockage.

Et chez Debian ?

La situation chez Debian était jusqu’à présent très problématique, puisque l’installation d’une clé USB était beaucoup plus complexe que les autres installations, et de plus très mal documentée. C’est le 9 septembre 2010 que Tanguy Ortolo lève ce lièvre dans son mail Complicated installation from USB, et comme souvent chez Debian en ce moment c’est Joey Hess qui s’y est collé, et qui dès le 13 septembre annonce avoir réussi à faire fonctionner le debian installer avec isohybrid.

Le 1er octobre, Joey Hess publie sur son blog Debian USB install from hybrid iso, informant que toutes les netboot mini.iso des daily builds sont maintenant des iso hybrides. Cependant, les autres images Debian ne sont pas encore des iso hybrides à cause d’un problème avec jigdo. Or jigdo, pour Jigsaw Download, a été développé pour et par Debian, pour répondre au problème de la surcharge de la bande passante des serveurs lors des downloads des isos. Problème qui a été brillamment résolu depuis par BitTorrent. Il serait donc grand temps de dire « merci et au revoir » à jigdo, dont le développement a été arrêté et qui est en « maintenance mode », et de générer au plus vite toutes les isos avec isohybrid.

Ce que Debian doit apprendre d’Arch Linux

lundi, septembre 13th, 2010

Il est une choses assez connue qu’en sciences, les grandes découvertes sont « dans l’air du temps », qu’elles ont souvent lieu simultanément dans plusieurs endroits à la fois, et que si ce n’était pas l’Un qui avait fait telle découverte, c’est probablement l’Autre qui l’aurait faite.

Il me semble que nous sommes aujourd’hui sur le point d’arriver à ce stade de conscience collective sur un sujet majeur de l’ingénierie logicielles qui est la manière de releaser correctement une distribution GNU/Linux. C’est pour moi la décision la plus importante à prendre pour toute distribution GNU/Linux qui vise l’utilisateur final, un virage technologique fondamental pour la réussite des logiciels libres.

Je me dois donc d’enfoncer le clou après l’article de Carl, et donc d’exhumer l’un des miens qui attend depuis quatre mois d’être publié. La forme est un peu bizarre, je m’étais un peu laissé aller un soir très tard, mais bon, un peu de littérature ne fera pas de mal, pour ceux qui ne connaitraient pas l‘Enfer de Dante.

Posons d’abord les bases : oui je pense que Debian est LE système GNU/Linux universel et donc LE système d’exploitation universel. Si ce n’est pas forcément la distribution que l’on utilise, c’est au moins la distribution qui est la base des différentes distributions que l’on peut utiliser selon ses besoins.

C’est notamment une distribution qui :

  • supporte 12 architectures matérielles (soit presque toutes celles existantes)
  • fournit plus de 30 CD de packages binaires (25 000 paquets, soit presque la totalité des logiciels libres disponibles)
  • est basée sur une communauté de plus de 1000 développeurs, organisée autour d’un contrat social (et non l’oeuvre une entreprise commerciale dont l’appât du gain est la seule motivation)

Mais Debian a des défauts, et ma curiosité m’a toujours poussé à tester d’autres distributions Linux. Après la bêtise du siècle de Kurt j’ai même considéré comme vital de trouver une alternative.

Je me suis intéressé à Arch Linux à la suite de diverse tribulations m’ayant amené à tester longuement la Slackware qui m’avait plu en particulier pour son système d’init « à la BSD ». Mais aux packages déjà pas à jour et sans gestion des dépendances, est venue s’ajouter la maladie de Patrick Volkerding prouvant qu’une communauté est plus puissante qu’un seul homme quel que soit son génie…

J’étais donc passé à la Minislack, une Slackware minimaliste avec des paquets à jour. Mais, renommée Zenwalk, elle s’est centrée sur Xfce alors que je veux une distribution qui me laisse choisir mon environnement de bureau à ma guise.

Et je suis donc enfin arrivé à Arch Linux ! Là j’ai trouvé une distribution organisée autour du principe KISS :

  • système d’init « à la BSD » (et oui c’est vraiment plus simple, l’init System V style c’est juste HORRIBLE)
  • fichiers de configurations remplis de commentaires permettant de tout configurer très simplement
  • gestion des dépendances des paquets
  • paquets à jour
  • ROLLING RELEASE !!!

Je continuais à descendre lentement avec Dante, au fin fond du 9ème et dernier cercle de l’Enfer Informatique. Il faisait maintenant très froid, nous étions tout au bord du Cocyte. Au loin je voyais l’ignoble Bill Gates, traître à l’ensemble des utilisateurs de ses logiciels ; d’une taille imposante, il était bloqué dans les glaces et subissait les assauts de milliers de développeurs libres. On pouvait facilement les différentier grâce à leur T-shirts, marqués au logo de leur distribution respective. Ils étaient présents là eux aussi pour traîtrise envers leurs utilisateurs, pour avoir à maintes et maintes reprises explosé les installations de ces pauvres hères lors d’upgrades de leur distribution.

Moi : Maître, je vous ai suivi jusqu’au bout du chemin, au plus profond des Enfers, vous aviez promis que si nous y arrivions, vous répondriez à ma question : mais qu’est-ce que l’OS universel pourrait-il donc bien apprendre d’Arch Linux ?

Dante : La Rolling Release.

On peut dire qu’aujourd’hui Arch Linux est la plus populaire, la plus utilisée et la plus fonctionnelle des distributions GNU/Linux en rolling release. Si Debian doit aller vers la Rolling Release (et elle le doit !), alors c’est probablement du côté d’Arch Linux qu’il faudra regarder, pour s’inspirer des process qui font qu’une distribution fonctionne si bien sur ce modèle.

Quand je pense que lors d’une de nos discussions, il y a seulement quelques mois, Carl, qui est un très gros mainteneur de paquets Debian, semblait ne pas comprendre le concept même de Rolling Release, et qu’aujourd’hui il me double pour écrire un article sur le sujet, alors oui je me dis que le temps est bien venu !

Debian Installer : ça bouge !

mercredi, avril 14th, 2010

J’étais tranquillement et innocemment en train d’essayer (enfin !!) d’avancer sur LiNoX, ma fabuleuse distribution GNU/Linux graphique n’utilisant pas X11 (un de mes meilleurs vaporware :-)), quand au hasard de mes lectures je tombais sur la page du wiki Debian consacrée à la partie graphique du debian installer (ci-après nommé g-i) qui mentionnait:

« It used to be a common misconception that the graphical installer is X11 based: it is based on DirectFB and GTK+. »

Une évidence bien sûr, c’est d’ailleurs pour ça que le g-i est génial et que je veux l’utiliser pour mon LiNoX !! Mais suivait une update qui m’a semblée irréelle :

« Update: That’s true until Lenny (included), but a switch to X11 has been performed during February/March 2010; later daily builds and upcoming releases should be X11-based accordingly. »

Ce fut pour moi comme un grand retour dans le passé… souvenons-nous : Debian avec son excellent installeur, mais qui ne fonctionnait qu’en mode texte. Ubuntu qui arrive et qui du point de vue « user-friendly » se retrouve en retrait des autres distributions Linux, comme Fedora, Mandrake et openSUSE,  utilisant des installeurs graphiques avec X11.

Il fallait faire quelque chose, mais l’évidence était qu’il fallait que cela soit meilleur que ce qui existait déjà. Pour remplacer les installeurs basés sur X11 qui la plupart du temps n’arrivaient pas à se lancer correctement, en plus d’être d’incroyables machines à gaz, deux choix techniques étaient envisageables :

  1. Faire un Live CD qui permet de démarrer et tester son système, et lui adjoindre un installeur graphique qui soit une simple application pour le X11 d’un système complet déjà configuré
  2. Faire fonctionner la backend DirectFB pour GTK+, de manière à avoir un installeur qui ne nécessite pas X11, et qui soit une simple version graphique et légère de l’installeur texte

Ubuntu a suivi la première voie, et la majorité des distributions visant le desktop, même si comme Fedora elles avaient déjà un installeur grapique X11, lui ont emboité le pas. Debian a logiquement et courageusement choisi la seconde voie et a développé ce g-i que je considère toujours comme un bijou du génie logiciel.

Oui mais voilà le 31 janvier 2010, patatra, un article de Josselin Mouette intitulé « Please save the graphical installer » explique les difficultés actuelles du g-i : les deux « Dieux » de la programmation qui faisaient fonctionner la backend DirectFB de GTK+ (Attilio Fiandrotti et Sven Neumann) ont actuellement d’autres choses à faire de leur vie (ces variations dans la disponibilité et l’investissement des programmeurs est un classique du monde du logiciel libre), mais GTK+ change de version et la backend DirectFB ne suivant pas, le g-i va finir par craquer !!

Cette incroyable régression que constituerait la disparition du g-i, vous pouvez déjà « l’expérimenter » sur les CDs d’installation de Debian testing depuis l’annonce du 21 février : « It is also important to note that we have disabled the Graphical Installer, and as consequence the speakup drivers, for this release due a breakage in the DirectFB backend of the GTK+ library. ».

Aucun nouveau « Dieu » de la programmation DirectFB n’a semble-t-il fait son apparition, mais il restait heureusement un dernier recours : la possibilité d’utiliser une autre backend de GTK+, massivement utilisée sur tous les Unix et dotée de nombreux excellents programmeurs… la backend X11. La X Strike Force a instantanément répondu à l’appel de détresse de Josselin et même si tout n’est pas rose, c’est aujourd’hui semble-t-il la seule option technique viable.

Ce qui me pose un problème, c’est que si la décision semble depuis le 8 février clairement et définitivement prise, j’aimerais bien comprendre par qui et selon quel processus démocratique. Il me semble que pour un choix si important pour Debian et son avenir, il n’y a tout simplement pas eu de débat, et le vote a dû m’échapper…

python-glpk

jeudi, août 13th, 2009

Le paquet python-glpk fournit un module qui permet d’utiliser la bibliothèque GNU de programmation linéaire GLPK tout en programmant en Python.

Le mainteneur actuel, Jan Alonzo, semblant ne plus s’en occuper, Sandro Tosi a fait une RFA (« Request for Adoption ») sur le paquet.

Python étant mon langage de programmation préféré, j’avais décidé de choisir des paquets dans ce langage pour commencer à m’investir sérieusement dans le projet Debian. De plus, j’ai été amené à utiliser GLPK lors de mon stage de Master, ce qui me donne une petite compétence supplémentaire pertinente.

J’ai donc logiquement décidé de relever le défi python-glpk !!! et j’en suis maintenant le « Owner »…il ne reste plus qu’à travailler 🙂

Blog Debian

jeudi, août 13th, 2009

Bonjour,

Ce blog a pour but de mettre à disposition de tous :

  • mes réflexions
  • mes contributions
  • mes critiques
  • mes bohneurs

… pour peu que ces derniers aient un rapport avec le projet Debian !