La carte et le territoire : le Goncourt 2010 sous licence Creative Commons !

Pour une première c’est une première ! Le Prix Goncourt 2010, le plus prestigieux des prix littéraires francophones, a été décerné aujourd’hui à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire. Or, depuis mon analyse du statut juridique de l’œuvre, nous savons qu’elle est sous une licence libre, en l’espèce sous licence Creative Commons BY-SA (Paternité-Partage des conditions initiales à l’identique).

Le Prix Goncourt 2010 est donc le premier grand prix littéraire à être décerné à une œuvre littéraire libre. Ou encore, La carte et le territoire est la première œuvre libre a recevoir un grand prix littéraire, a fortiori le Prix Goncourt.

Mise à jour du 1er décembre 2010 : Sans reconnaître aucun délit et en maintenant totalement la pertinence de mon analyse juridique, j’ai cependant accédé à la demande de Flammarion de retirer du site les liens permettant de télécharger l’œuvre. De plus j’ai fermé les commentaires, le débat publiquement lancé ici pouvant maintenant continuer ailleurs, où cela me demandera moins de travail de modération.

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402 Responses to “La carte et le territoire : le Goncourt 2010 sous licence Creative Commons !”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Denis Fruneau and Denis Fruneau, Stemp. Stemp said: Florent Gallaire : Le Prix Goncourt est le premier grand prix littéraire a être décerné à une œuvre littéraire libre. http://ur1.ca/2arej [...]

    • Jahimself says:

      Pour ma part qui est fait mes études en angleterre. Lors de mes études et de mon mémoire, il était interdit d’utiliser la moindre source sans la citer en référence, sous peine de plagiat et de sanctions bien plus lourdes encore.

      Et même pire il était tout simplement interdit de penser par soi-même. Tout idée qu’on pouvait avoir soit même, si elle était bonne était nécessairement déjà utilisé par un auteur. Il fallait alors chercher un auteur qui avait pensé à une idée similaire, ou ouvrir un bouquin au pif et prendre une citation qui ressemble à l’idée qu’on avait soi même.

      Je pense que Houelbecq ne s’en serait jamais sorti indemne en Angleterre. Il aurait été obligé de même son livre sous licesne creative common, et les auteurs de articles de wikipedia lui auraient chacun intenté un procès.

      • Jahimself says:

        Aussi subtile soit la source utilisé elle se doit obligatoirement être mentionné ou cité avec les références. Tout le reste est du plagiat, ou alors c’est que Monsieur Gallaire a raison, le livre de Houelbeq tombe intégralement sous la coupe de la license creative.

        De toute façon les deux issues seront défavorables à flammarion s’ils comptent le défendre.

        Et puis moi qui ait lu le bouquin sur papier, ce livre est d’un tel ennui et tellement mal écrit que je trouve que c’est encore un buzz supplémentaire pour un écrivain sans talent.

        • toto says:

          Aussi subtile soit la source utilisé-ée! elle se doit obligatoirement être mentionné-ée! ou cité-ée! avec les références.

          • Arriviste says:

            Hé toto … t’as rien d’autre à faire dans la vie qu’à chercher les fautes d’orthographes ?

            Sioui taka te fer embaucher pas ouelbek :)

            Ceci dit …Concernant le problème de plagiat je dirais comme Wikipédia :Le plagiat consiste à s’inspirer d’un modèle que l’on omet délibérément ou par négligence de désigner.

            Je rajouterais que cet écrivain n’a rien d’un artiste mais plus d’un homme d’argent qui est capable de tout pour s’enrichir sans aucune vergogne.
            Bref …. même si on me payais , je ne lirais pas les livres d’un tel arriviste sans scrupules .
            Et je me demande vraiment ce que wikipedia attend pour enfin porter plainte contre cet énergumène car wikipedia risque de ne plus être crédible si n’importe quel cupide peut se permettre de plagier pour revendre des contenus wikipedia sans être dérangé.

    • patrick says:

      Bonjour,

      J’ai toujours considérer que malheureusement le web ne cesse de devenir un grand espace de dénonciations. Cela est désolant et malsain.
      C’est une génération qui est aux aguets pour faire des coups, ou plutôt des “buzz”. Notre temps est bien pauvre d’esprit et n’augure rien de bon.

      • toto says:

        J’ai toujours considér-é pas -er!

      • atree2 says:

        Le net est maintenant le principal espace de communication. Ça inclus certes la dénonciation.
        Je ne suis pas certain que vous puissiez trouver quoi que ce soit que vous ne puissiez appeler “coup” ou “buzz” et qui ai influencé la société, depuis quelques millénaires.

        • Knewbie says:

          Disons que jusqu’à présent, si l’on découvrait un tel plagiat on pouvait essayer de communiquer par l’intermédiaire d’un journal établi, alors que le “reporter/journaliste” en place connaissait les intervenants et donc ne publiait pas l’info.

          Maintenant a peu près n’importe qui peut mettre en avant ce type de situation…

          La base de la problématique reste le plagiat est revendiqué par l’auteur. Il ne s’en défends même pas. Et on est censés le suivre, lui et sa maison d’edition, et si possible payer au passage notre dime.

          Je ferais volontiers un parallèle avec Wikileaks cette semaine : si vous merdez, n’importe qui peu communiquer dessus, sans même avoir besoin d’avoir des moyens financiers ou une organisation qui les rendrait “visibles” au préalable.

          Depuis 10 ans on disait que l’Internet allait changer la donne, c’est maintenant en cours ! ;)

          • Arriviste says:

            @Knewbie “Et on est censés le suivre, lui et sa maison d’edition, et si possible payer au passage notre dime.”

            Oui parfaitement et le comble c’est que cet écrivain qui a commis un grossier plagiat veuille lui même se faire passer pour victime alors que lui tire un bénéfice financier substantiel de son plagiat et cela sans même que wikipedia ne porte plainte pour un délit incontestable au détriment des auteurs qui ont écrits les articles originaux sur une plateforme qui était censée protéger leur droit d’auteur avec une licence Creative Commons BY-SA.
            Il me semble que si Wikipedia ne protege pas les droits d’auteurs dans le cas présent, il perde toute crédibilité concernant ce système de protection Copyleft.

            Bref … voyons la suite en espérant que Wikipedia respecte ses engagements concernant la protection des articles mis a disposition gratuitement par des gens autrement plus humanistes que le fameux écrivain qui copie colle pour amasser de l’argent.

    • Merci Florent pour le tuyau et surtout merci Flammarion pour le cadeau ! Du coup, je vais lire ce livre…

  2. jej says:

    \o/

  3. zobi8225 says:

    \o/

  4. taziden says:

    Hum, du grand n’importe quoi.
    Va falloir réviser un peu le Droit, bien apprendre à lire un contrat de licence et s’acheter un brin de jugeotte.

    • fgallaire says:

      Cher ami, un contre-argumentaire juridique serait mieux venu, mais je conviens qu’il vous sera très difficile d’en fournir un qui tienne la route !

      • taziden says:

        C’est votre argumentaire qui vient de franchir la barrière de sécurité.

        Le raisonnement utilisé pour dire que ce livre est “de facto” en CC BY-SA est juste fallacieux.
        C’est du troll qui se fait passer pour un juriste.

        Seul l’auteur peut déterminer sous quel licence il place son œuvre, pas un blogueur de bac à sable qui se prend pour Eolas.
        Ensuite, ce n’est pas parce que Houellebecq reprend des œuvres en CC BY-SA que son œuvre doit l’être également.
        Je vous prierais de réviser les notions d’œuvres dérivées et œuvres collectives au sens de la loi et au sens de la licence.

        Votre parrallèle reviendrait à dire que n’importe quelle page web qui affiche deux photos en CC devrait nécessairement voir tout son contenu placé sous CC. C’est juste stupide.

        • taziden says:

          Pardon, d’œuvres composites (pas collectives)

          • fgallaire says:

            Vous niez des évidences sans rien argumenter.
            “Seul l’auteur peut déterminer sous quel licence il place son œuvre, ”
            Effectivement les auteurs originaux ont choisi la licence CC-BY-SA.
            “Ensuite, ce n’est pas parce que Houellebecq reprend des œuvres en CC BY-SA que son œuvre doit l’être également.”
            Et bien si justement ! C’est le concept bien connu de la viralité du Copyleft !

            • greys says:

              Au fait eolas ne croit pas à théorie de la contamination, tout le monde est au courant de votre petite “initiative” bucolique… A mon avis, vous allez droit dans le mur. Ne nous demandez pas ensuite de vous aider par des dons SVP.

              • fgallaire says:

                Maître Eolas est un excellent pénaliste, mais il n’est pas du tout spécialisé en PI. De plus il ne s’est jamais publiquement exprimé sur le sujet, vous êtes son porte-parole ?

              • greys says:

                Il s est exprimé sur Twitter ce matin… vous feriez bien de consulter et de prendre une assurance juridique… vous allez vous prendre un proces pour contrefaçon avec diffusion, à moins que l éditeur soit impressione par votre brillante théorie.

              • fgallaire says:

                Maître Eolas est un brillant pénaliste, mais il semble méconnaître totalement au moins tout une partie du droit de la PI. Sinon il n’utiliserait pas le terme “théorie” pour un fait juridique reconnu devant les tribunaux tant français qu’américains ou allemands !

              • fken says:

                Eolas pense et affirme même sur son blog qu’il est possible d’éviter une condamnation auprès des tribunaux si l’on arrive à prouver que l’on était pas physiquement chez soi lorsque la Hadopi détecte notre adresse ip. Il y a même précisé que ce serait sur ce principe qu’il baserait la défense de son client si possible. Ce qui revient à dire que Maitre Eolas ne sait pas que l’un des principes de l’informatique, depuis des décennies même, est de pouvoir programmer une tâche à un moment précis (ou à distance depuis l’invention des réseaux informatique). Toujours est-il que sur certains points, je ne lui ferait pas 100% confiance, notamment sur le plan technique…

        • Dave Neary says:

          J’ai tendance à être d’accord avec taziden. Faisons une comparaison avec une infraction du GPL.

          Si vous constatez un plagiat quelconque, le processus pour rectifier à celà est claire:
          1. Demander à l’auteur de modifier son oeuvre pour enlêver les parties en infraction
          2. Demander la citation des auteurs originales au cas ou l’extrait est suffisamment petit
          3. Demander la mise en conformité avec la licence d’origine, c’est à dire, d’émettre son oeuvre sous une licence compatible avec CC BY-SA

          A noter que les trois recours commencent par “Demander”. Taziden a raison, seule l’auteur (ou un juge habilité) peut modifier les conditioons de distribution de son oeuvre.

          Si ces trois demandes sont rejetés par l’auteur, alors l’auteur d’origin peut saisir la justice, pour demander une récompense, empêcher la distribution de l’oeuvre en question, ou demander la mise en conformité avec la licence CC BY-SA. En France, ce demande doit emener de l’auteur d’origine, en Allemagne (et peut être ailleur) n’importe qui qui constate un plagiat peut faire la demande.

          A noter également, qu’il est possible d’avoir un oeuvre en “double licence” – c’est à dire, j’écrit un article Wikipedia en CC BY-SA, puis je permet une magazine de republier l’article, contre un paiement, une version modifié sous un copyright classique. C’est pourquoi le CC BY-NC n’esp pas incompatible avec l’exploitation commercial des oeuvres par leurs auteurs, par exemple.

          Cheers,
          Dave.

          • skai says:

            Nulle part il n’est écrit qu’une oeuvre sous creative commons est incompatible avec une exploit commerciale. Simplement on ne eput pas non plus interdire son exploitation non commerciale.

            • Arriviste says:

              @skai

              Désolé mais il n’avait aucun droit de publier du contenu wikipedia sans citer sa source ce qui fait que la licence d’origine CC-BY-SA a été incontestablement et sciemment non respectée donc le “fameux” écrivain s’est mis lui même hors jeu donc son droit pour l’instant c’est déja de se mettre en accord avec la législation,la licence d’origine et avec la morale s’il lui en reste un peu concernant les auteurs dont il a plagié sans états d’ame le contenu wikipedia .

              Par contre ce que je trouve désolant c’est que les responsables wikipedia ne soit pas plus réactifs concernant la défense des droits d’auteurs du contenu plagié sciemment et illégalement pour en tirer un profit financier.

        • logos says:

          la seule chose qui t’intéresse c’est de mettre l’oeuvre en question en accès gratuit. Moi à l’inverse des autres qui ont commenté ici je ne me donnerai pas la peine d’argumenter (ce qu’ils ont fait). Protège ton porte monnaie, “l’anarchiste” :))) … mais bon franchement on s’en fout, tu es du ressort des tribunaux… tout ça pour économiser 22€ … franchement, ça vaut un blog?

          • fgallaire says:

            Encore un qui confond gratuité et liberté. Personnellement J’ai acheté ce livre pour 22 euros.

          • fken says:

            Et comment aurait-il pu le publier s’il ne l’avait pas acheté ? Oh bon sang, quel raisonnement !

        • fken says:

          @taziden : “Votre parrallèle reviendrait à dire que n’importe quelle page web qui affiche deux photos en CC devrait nécessairement voir tout son contenu placé sous CC.”

          Encore que l’utilisation d’image pour contaminer du code source… enfin disons que votre comparaison me semble réellement à côté de la plaque. C’est d’autant plus dommage qu’il doit exister des tas d’exemples plus appropriés pour étayer votre thèse.

          Et quand bien même, afin d’éviter tout souci, je ne me permets pas, personnellement de prendre le travail d’autrui pour me l’attribuer de la sorte. Je cite les sources et les auteurs de toutes les images utilisées sur mes sites, et ce, même lorsque cela n’est pas obligatoire. Sans blague : outre le principe des licences il y a aussi de vieux relents de morale dans ma façon de fonctionner. N’en déplaise à ceux qui pensent que c’est une pratique d’un autre siècle…

          Bon courage à Florent Gallaire, car je crains qu’il ait choisi le mauvais pays pour parler de droit et de morale… mais du courage il en a, je pense.

    • Pescalune says:

      Si les avocats disaient le droit, ça se saurait ! Jusqu’à maintenant (et je doute que cela change), ce sont les juges qui ont le mot final ! De plus, il y a la loi et l’esprit. Vous dites la loi, les juges en donneront l’esprit. Je crains fort, M. Gallaire, que vous ne soyez le Don Quichotte de la littérature. Cela dit, il faut bien des tentatives comme celle-ci pour faire avancer les mentalités. Il y aura (toutefois) toujours une loi de derrière les fagots (surtout surtout dans le domaine de la propriété intellectuelle) pour vous contredire. Personnellement, je ne vous suis pas dans ce combat. Car à terme, c’est tuer la créativité de la culture.

      • Arriviste says:

        @Pescalune “Car à terme, c’est tuer la créativité de la culture.”

        En laissant plagié le contenu wikipédia pour faire de l’argent …. c’est comme ça que vous envisagez l’avenir de la créativité ?

        Il me semble que si le ‘fameux’ écrivain a pompé dans wikipedia c’est qu’il a du trouver que le contenu était intéressant ,peutetre meme plus intéressant que ce qu’il aurais pu écrire lui-meme ? non ?

        Alors la créativité dans tout ça … elle est ou ?… d’après vous ?

        De vrais écrivains ,de vrais artistes et de vrais poetes ….. ça ne copie colle pas monsieur … ça laisse cela aux avides d’argent.

  5. Clément says:

    \o/

  6. taziden says:

    Moi, auteur décide que ce commentaire est placé sous une licence Creative Commons BY-NC-SA.
    Cela fait il passer ce blog sous CC BY-NC-SA ?!
    Faut arrêter de se prendre pour un alchimiste du droit et vouloir changer du plomb en or.

  7. Greys says:

    Votre article est mensonger et fait passer une oeuvre payante pour gratuite au risque de mettre les personnes qui téléchargent le fichier en lien dans la plus grande illégalité.

    Tout cela pour tenter de valider piteusement votre pseudo analyse juridique.

    Au passage, je vous informe qu’une analyse juridique n’est pas une décision de justice.

    • fgallaire says:

      Vous confondez liberté et gratuité. La carte et le territoire peut tout à fait être payante, et est d’ailleurs vendue en magasin sans que cela n’enfreigne la licence Creative Commons BY-SA, qui ne contient pas de clause anti-commerciale.

      Une analyse juridique n’est pas une décision de justice, mais il se trouve qu’il n’y a aucune nécessité d’aller devant un juge pour faire ce qui est légal :-) Heureusement qu’on ne vas pas devant un tribunal à chaque fois que l’on veut utiliser Wikipédia, la procédure serait un peu lourde non ?

      • DaveMingChang says:

        Et Pan.

        Par ailleurs, Mr Greys et taziden, on vous voit pas beaucoup sur le blog de Britney Spears pour dénoncer l’iniquité du pillage des oeuvres d’art. Mh ? Mh ?

        Non mais sérieusement, vous n’avez aucun MP3 “illégal” dans votre ayfone ? Je vous entends d’ici penser “ça n’a rien à voir”, well you keep thinking like that.

        L’information, et pris au sens très large ça implique la création (ou le contraitre, whatever) est maintenant l’affaire non seulement de ceux qui la vendent, mais de ceux qui la produisent ET de ceux qui la consomment. Ca fait qu’on est trois.

        Et pour que ça marche il va falloir qu’on se mettre tous d’accord.

        • Hugo says:

          Taziden: du mp3 et un ayfone

          lol

          Merci Maître Gallaire pour votre analyse juridique, je me marre beaucoup, continuez comme ça.

          En revanche, si vous pouvez retirer les mentions « Free Software, Free Culture (science and law) », histoire qu’il n’y ait pas de malentendu, hein !

          • fgallaire says:

            Maître -> c’est pour les avocats
            commentaires de Taziden -> ils n’engagent que leur auteur

            Votre compréhension du droit semble effectivement lol

      • WB says:

        trà bonne initiative tout ça, et en plus cette file de commentaires vaut son pesant d’or vu les barres que je me tape en lisant les attaques/réponses

  8. greys says:

    Bah à mon avis, il y a une grande pour vous y voir dans peu de temps devant le juge. Vous aurez l’occasion de vous exprimer. L’éditeur vous a donné son aval ? Ou l’auteur ? J’en doute fort.

    • Carl Chenet says:

      greys: parce qu’il faut l’accord de l’éditeur ou de l’auteur pour dénoncer une violation de la loi ?

      Amusant que vous et taziden ne prétiez aucune attention au respect des auteurs des textes de Wikipedia. Etant moi-même auteur pour Wikipedia, je peux vous assurer que je suis choqué par ce mépris pour notre travail d’encyclopédiste.

      J’espère que la viralité de la licence CC-BY-SA sera reconnue dans cette affaire.

      • taziden says:

        Attention, je ne nie nullement le mépris des auteurs de Wikipedia.
        Je nie le raisonnement de l’auteur de ce blog qui veut que l’œuvre de Houellebecq soit de facto sous CC BY-SA.

        Si Houellebecq enfreint la licence Creative Commons, un tribunal le condamnera peut être pour ça mais ce n’est pas le point ici.
        C’est juste stupide de décrêter qu’un texte est sous CC BY-SA comme ça par la décision divine d’un piètre étudiant en droit.

        • nathael says:

          Quid alors des mentions “toute reproduction complète ou partielle de l’oeuvre est interdite” présentes sur les ouvrages litéraires si les auteurs de ces ouvrages eux mêmes ne respectent pas le droit d’auteur ???

          Vous lirez le commentaire de Flammarion dans cet article : http://www.slate.fr/story/26745/wikipedia-plagiat-michel-houellebecq-carte-territoire qui indique que ce n’est pas grave quand le texte copié n’indique pas l’identité de l’auteur. Mais dans le cas de Wikipedia, l’identité de l’auteur est présente, et de façon très forte, de même que la licence, et donc les droits d’auteurs, qui ne sont visiblement pas respectés par l’auteur du roman.

          A partir de la, je trouve inadmissible que Flamarion essaye de défendre des droits d’auteur qu’ils acceptent de baffouer par ailleurs.

          Et je ne parle pas du respect de la licence, qui stipule CLAIREMENT que le partage des droits se fait à l’identique.

          Mr Houellebecq a donc volontairement, en copiant un texte placé sous licence créative commons CC-by-sa, placé son travail sous cette même licence.

          Sans quoi le droit d’auteur n’est plus. On supprime les brevets, les licences logicielles, le droit d’auteur, les copyrights, et tout ce qui va avec, et on vit dans une société de non-droit.

          AU choix.

        • thomas r says:

          «Si Houellebecq enfreint la licence Creative Commons, un tribunal le condamnera peut être pour ça mais ce n’est pas le point ici.»

          déjà pour que Houellebecq se retrouve à justifier ses «empreints» à la communauté wikipédia devant les tribunaux, et bien il fallait bien que quelqu’un relève et dénonce les faits !
          Alors bien entendu Florent Gallaire y va fort, en décrétant le prix Goncourt sous CC BY-SA , mais c’est comme ça qu’on fait avancer les choses !
          Je vous trouve un peu réac’ sur les bords à vrai dire.
          est ce que vous touchez des parts sur les ventes du livre ?
          franchement le débat me parait important, et ce n’est pas quelques ventes en moins qui vont faire couler flamarion.
          de plus comme le souligne FGallaire, il ne s’agit pas de rendre gratuites les éditions papier de «La carte et le territoire», mais d’en proposer une version gratuite sur le web, logique puisqu’il s’inspire (suffisamment pour être identifiable ) d’article de wikipédia sous CC BY-SA .

          Sinon le roman est bien ? tout le monde l’a lu ? je le commence à peine….^^
          thomas

          • jmdesp says:

            « déjà pour que Houellebecq se retrouve à justifier ses «empreints» à la communauté wikipédia devant les tribunaux, et bien il fallait bien que quelqu’un relève et dénonce les faits ! »

            fgallaire prétend s’appuyer sur le droit, alors distillons en quelques notions élémentaire.
            Relever et dénoncer des faits, ca permet d’écrire un article de journal, mais pour agir sur la base de cela, impossible ! Car dans une société de droit, on ne rend pas justice soi-même, on s’adresse à un juge.

            Et seul celui qui est *victime* d’un tort peut s’adresser à un juge pour en demander réparation. En matière pénale, le ministère public a lui aussi le droit de s’adresser au juge, car on considère que la gravité des actes affecte toute la société, et le ministère public demande réparation au nom de la société dans son ensemble.

            Mais ici il s’agit d’un plagiat, la plainte ne peut être que civile par les victimes du plagiat, soit les détenteurs du copyright de l’article sur wikipedia. fgallaire peut s’il le souhaite écrire des articles fulminant, il n’est pas en position lui même d’agir en justice. Et encore moins de rendre justice lui-même à moins de se croire au far west.

            Et si finalement Wikipedia porte en justice l’accusation de plagiat puis qu’Houellebecq est reconnu coupable, les sanctions que pourra appliquer le juge ne sont encore une fois pas librement choisies, mais l’appplication de la loi.
            Et la loi prévoit le paiement d’indemnité à Wikipedia en compensation du préjudice subi, ou bien l’interdiction de diffusion de l’ouvrage qui reproduit le plagiat, mais en aucun cas son placement automatique sous licence CC BY-SA.

            Le placement sous sous licence CC BY-SA ne pourrait arriver que si Houellebecq décidait lui même de le faire afin d’échapper à ces sanctions pour plagiat, dans le cadre d’une négociation avec Wikipedia, négociation ayant pour objet que Wikipedia retire sa plainte.

            • Caton says:

              Cessez s’il vous plaît de faire de l’amalgame.

              D’une part, il y a clairement contrefaçon dans l’œuvre de M. Houellebecq. Les auteurs des articles incorporés sans que M. Houellebecq ne daigne les nommer peuvent, s’il le souhaitent, intenter une action en justice contre M. Houellebecq, qui est passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende (Article L335-2 du CPI). “Se faire justice soi-même” consisterait à prélever 300.000 euros sur le compte courant de M. Houellebecq, puis à l’enfermer pendant 3 ans dans un placard de deux mètres sur trois. Si M. Gallaire a réussi à faire cela (j’ai comme un doute), vous prenez un énorme risque personnel en osant critiquer ses actions.

              D’autre part, M. Houellebecq ne peut se prévaloir de l’exception de citation prévue à l’Article L112-5 de ce même CPI, parce qu’il n’a pas nommé ses sources. De ce fait, l’œuvre devient une œuvre composite sous licence CC-BY-SA / GNU FDL. C’est en tout cas ce que prévoit la législation sur le droit d’auteur. La diffusion en est donc libre. Ce n’est pas une punition pour M. Houellebecq, bien au contraire: cette diffusion et la reconnaissance qui va avec sont les rémunérations attendues par les auteurs qui placent leurs oeuvres sous licence CC-BY-SA. M. Gallaire récompense donc M. Houellebecq. Et à mon avis c’est lui faire trop d’honneur…

        • Pietro says:

          “Si Houellebecq enfreint la licence Creative Commons” ==> la thèse de l’auteur de ce blogue consiste plutôt à dire que personne n’enfreint rien : et la commercialisation par Houelbecq et son éditeur ; et la diffusion libre sont conformes à la licence invoquée sous laquelle d’après fgallaire tomberait La Crate et le territoire …

          • Pescalune says:

            De même que l’on peut dire que même si Houellebecq a enfreint la loi, cela ne donne nullement le droit à quiconque de l’enfreindre à son tour. Mon voisin a volé, donc je vole à mon tour, car j’ai le droit de faire ce que mon voisin a fait ! Ridicule ! M. Gallaire, je crains votre raisonnement trop simpliste.

  9. greys says:

    Auteur de quoi faut arrêter le délire. Vous pensez peut être qu’il s agit d une œuvre littéraire.do?

    • Carl Chenet says:

      greys: vous ne considérez pas les encyclopédistes comme des auteurs et niez la caractéristique littéraire des articles encyclopédiques ? Diderot et Montesquieu doivent se retourner dans leur tombe.

      • greys says:

        Vous etes toujours aussi modeste ? Je ne compare pas de torchons à des toiles…

        • Paul says:

          @Carl Chenet En lisant cet article, je tombe sur vous qui vous comparez à Diderot et Montesquieu et pourquoi pas voltaire pendant que vous y êtes… Je demande un lien vers un de vos articles pour pouvoir juger vos dires.Prétentieux !!!

          • Epikoa says:

            Alors sans me prononcer sur le fond il me faut bien rappeler ceci: la qualité n’est en aucun cas un critère pour déclarer un texte comme œuvre originale et donc avec un/des auteurs.

          • Carl Chenet says:

            @Paul : veuillez me relire, je cite le terme encyclopédiste que j’associe à Diderot et Montesquieu.

            • TOETIP says:

              Juste pour signaler que d’Alembert devrait vraiment se retourner dans sa tombe….

              Quant à Montesquieu, lui, doit se retourner dans sa tombe, non pas parce qu’on bafoue l’Encyclopédie, mais plutôt pour ce qui est actuellement fait de l’esprit des lois…

              bon au moins ils étaient contemporains les un des autres…

            • Yann says:

              C’est sûr que Diderot n’a fait que des chose EXCELLENTES pour l’encyclopédie! Pour ne citer qu’un article-exemple: Agnus Scythicus.

              • Dark.Matter says:

                L’Encyclopédie de Diderot et dAlembert est en grande partie une œuvre polémique : alors que certains textes sont proches de la définition actuelle d’un article encyclopédique, d’autres sont plus que partiaux, notamment lorsqu’il s’agit de balancer des saletés sur la religion. Une comparaison avec Wikipédia visant à déprécier cette dernière n’est donc pas très heureuse. Parler de torchons et de toiles pour critiquer Wikipédia, personnellement, ça me gène un peu… ça sent les personnes qui veulent se mettre en avant en critiquant obstinément la forme la plus moderne d’encyclopédie (Quant à savoir si Diderot ou d’Alembert se retourneraient dans leur tombe à la vue de Wikipédia, sans doute faudrait-il consulter un medium…)

  10. allouette says:

    Je soutiens les propos de fgallaire et de Carl Chenet. La licence créative commons est claire sur ce point. La décision que le texte est sous licence est juste l’objet de l’héritage de la licence, qui est automatique, et ni l’auteur de ce blog, ni houellebecq, ni un tribunal n’ont à faire quelque chose.

  11. Arnaudus says:

    Comme de nombreuses personnes l’ont déja écrit (peut-être qu’à force de répétition le doute va finir par pointer en vous), vous n’avez pas compris comment fonctionnent les licences libres.

    Si la contrefaçon est avérée, les ayant-droits peuvent être forcés à faire quelque chose (retirer le livre de la vente, indemniser les auteurs des articles de Wikipédia et négocier un changement de licence de ces articles pour qu’ils soient compatibles avec la publication d’un livre d’éditeur, ou diffuser la totalité de l’oeuvre sous CC-SA), mais c’est à un tribunal de décider. Changer unilatéralement la licence d’une oeuvre comme vous le faites est totalement illicite, et je ne comprends pas comment vous avez pu croire une seule seconde que c’était possible. Les licences libres sont dites “contaminantes” parce qu’elles n’autorisent que la diffusion d’une oeuvre composite sous la même licence, mais elles n’ont jamais eu le pouvoir de changer magiquement la licence d’une oeuvre sans le consentement des auteurs! En le faisant, vous ne réalisez qu’un bête acte de contrefaçon, maladroitement justifié par un pseudo-droit à se faire justice soi-même (depuis quand a-t-on le droit de voler un voleur ou de tuer un meurtier?).

    On est d’accord sur un point : le bouquin est une contrefaçon. Deux raisons pour aller au tribunal : (i) vous êtes l’un des auteurs plagiés, (ii) vous avez acheté le bouquin et voudriez bénéficier du droit de le diffuser sous CC-SA, que l’auteur ne vous a pas accordé. Et c’est tout. Vous ne pouvez rien faire de plus sans la justice, et surtout pas encourager les gens à télécharger une oeuvre contrefaite (ce qui fait de vous un complice de la contrefaçon initiale, en plus d’une nouvelle contrefaçon sur les parties du texte qui ne viennent pas de WP).

    • fgallaire says:

      Je n’encourage personne à télécharger une œuvre contrefaite !! La version vendue en librairie par Flammarion est effectivement une contrefaçon, mais ce n’est pas le cas de celle disponible sur Internet qui respecte l’ensemble des clauses de la licence CC-BY-SA !

      • Moule says:

        Déjà, que l’oeuvre chez Flammarion soit une contrefaçon n’est pas prouvé. Attention donc à la diffamation éventuelle. Ensuite vous ne répondez pas au commentaire. Le bouquin de Houellebecq n’est pas sous licence CC-BY-SA., mais sous la licence qu’il s’est choisi. Après d’après vous, il n’est pas en conformité avec la loi, mais cela ne traduit pas pour autant sa licence en CC-BY-SA même si cela est avéré. Donc la version que vous mettez en ligne est une version qui n’est pas CC-BY-SA.

  12. Altshift says:

    Vous dites : “Effectivement les auteurs originaux ont choisi la licence CC-BY-SA. »

    1° Dans le cas des articles de wikipédia, peut-on réellement parler d’auteurs ?

    2° Peut-on parler d’auteurs « originaux » puisque par règlement interne, wikipédia interdit les travaux originaux… tout doit avoir été publié antérieurement

    3° Les auteurs originaux, ou initiaux de ces trois notices n’ont en rien placé leurs compilations sous licences CC-BY-SA, mais sous licences GNU je ne sais quoi avant qu’un vote interne à wikipédia auquel 1 ou 2% de la totalité des utilisateurs ont participé valide le passage de wikipédia sous licence CC.

    Il ne fait aucun doute que Houllebecq est un auteur avant de publier son œuvre;
    Il ne fait aucun doute que les rédacteurs de wikipédia ne sont nommés auteurs que par le fait qu’ils placent leurs travaux sous licences dites libres;
    Il ne fait aucun doute que ces licences ne servent qu’à tenter de protéger wikipédia contre toute velléité de recours de la part des auteurs qui se sentiraient floués par le manque de clarté des susdites licences;
    Il ne fait aucun doute que wikipédia ne respecte en rien les droits qu’elle prétend accorder aux auteurs de ses notices puisqu’elle modifie les licences à loisir;
    Il ne fait aucun doute enfin que wikipédia ne respecte aucune règle du CPI pour ceux qu’elle fait travailler bénévolement et désigne comme auteurs et que par conséquent Fgallaire est dans la plus totale illégalité quand Houellebecq, lui, ne respecte pas moins les auteurs de ces notices que wikipédia ne le fait… 
    Les licences CC ne peuvent qu’être nulles pour de nombreuses raisons citées ailleurs si bien que ni Houellebecq ni quiconque n’est supposé les respecter ni leur accorder une quelconque légitimité.

    • TOETIP says:

      Il ne fait aucun doute que vous aimez la formule “il ne fait aucun doute”. Cependant, répétition ne fait pas raison.

      Il ne fait aucun doute, comme on peut bien voir ici que les autres dont il ne fait aucun doute que l’avis ne vous importe peu, en ont bien, eux, des doutes.

      Il ne fait aucun doute que la majorité des auteurs de wikipedia contribuent pour partager leurs connaissances à tous, pas pour se protéger derrière des droits d’auteurs.

      Une petite dernière, il ne fait aucun doute que les gens avec la même considération que vous pour ces licences pillent sans vergogne celles de type BSD (non virale) et n’apporte rien à la communauté libre (ou pas d’ailleurs).

      ps : je vois pas ce que GNU ( = GNU is Not Unix) a à voir dans cette affaire, vous vouliez sans doute parler de la GNU GPL ?

      • Altshift says:

        Il ne fait aucun doute que pour des gens qui ne voudraient pas protéger leur travail par les droits d’auteurs, les auteurs au nom du droit desquels prétend agir Gallère, n’ont pas donné leur avis. Ils ont probablement complètement oublié avoir ajouté une virgule dans ces notices en février 2008.

        Ils sont où vos auteurs ?

  13. Moi_Meme says:

    Votre raisonnement (voir le premier billet) est sans faille, mais la réalisation (la diffusion du fichier PDF avec la licence en page de garde) pêche sur un point: vous diffusez une image de l’édition Flammarion de l’oeuvre, et vous avez donc enfreint la loi. Vous avez reproduit par un procédé mécanique un ouvrage imprimé dans un autre but que votre usage privé (article L122 du code de la propriété intellectuelle). C’est le texte de Michel Houellebecq qui est sous licence CC-BY-SA, pas son édition sur papier par Flammarion.

    Mais il y a une solution: diffuser le texte seul. Je viens donc de réaliser, à partir de l’image, un texte. Le travail n’est pas absolument irréprochable, les logiciels d’OCR n’étant pas infaillibles, le relecteur non plus. Mais, en plus d’être légal, cela permet de lire le prix Goncourt sur une liseuse. Probablement le premier prix Goncourt qui ait été disponible aussi vite pour ce support.

    • Moi_Meme says:

      Je m’étais vanté. J’ai été précédé par quelqu’un qui a réalisé un fichier EPUB par les mêmes moyens. Mais la mention de licence n’y figure pas, et il contient une image de la couverture, donc tombe sous le coup de la loi qui punit la reproduction mécanique.
      O coïncidence ! c’est le même serveur, dont le nom est fort bien adapté.
      téléchargé déja plus de mille fois.

    • Loulou Battet says:

      En fait, ça me fait rire… Joyeuse initiative de votre part mais… 300 pages quand même, le pdf !

    • Moi_Meme says:

      Un de mes amis m’ayant dit que la version PDF est en trop petits caractères, avec trop de blanc autour, j’ai refait le travail. et comparez (le premier a été téléchargé 1000 fois en 6 jours, quand même, et le Word plus de 300 fois).

  14. Pasmaldutout says:

    bien vu fgallaire,

    L’argumentation juridique tient pas mal… vous risquez néanmoins quelque galères (elle est facile) avec Flamarion ; enfin Houellebecq aussi car Flamarion pourra se retourner aussi contre lui… son contrat d’édition doit bien comporter une clause comme quoi il garantit être l’auteur original et exclusif de l’oeuvre :)… si si ça existe.

    Bon courage pour la suite !

    Vive le copyleft… certains vont en avoir des sueurs froides.

    nb, pour être allé voir la réponse de Houellebecq sur le site du nouvelobs, il est clair que pour lui il y a plagiat/utilisation, mais il considère que wikipedia n’est qu’un “matériel” tenu à la disposition des “Ôteurs”

    Cette vision aussi peut donner des sueurs froides à tous les détenteurs de droits de propriété intellectuelle ( en gros : “un sample sur un site de samples, un dessin sur un site de wallpapers, un article sur un site d’articles… bof tout ça du matériel pour d’autres on peut y piocher comme on veut”)

    moi je peux mais dans l’autre sens… ça me rappelle quelqu’un…

    je suivrais la suite avec attention, cette affaire risque de porter à la connaissance du plus grand nombre ce qu’est le copyleft !

    être auteur de par le seul fait de la création… quel bonheur !
    ne serait-ce que pour quelques lignes… même sans grande valeur,
    quel bonheur !

  15. Ce que j’apprends de plus net ici, c’est à quel point les “juristes” suent la haine. Passion d’apparatchik ou défense d’intérêt privés ?

  16. R_grandmorin says:

    Pour fermer la boucle, je dois signaler que “la carte et le territoire” a permis d’ameliorer l’article wikipedia sur les mouches.

    http://intelligenceetfrustration.blogspot.com/2010/09/sortir-par-le-haut.html

    • Altshift says:

      j’espère donc qu’on cite houellebecq parmi le auteurs de cet article… afin de respecter les licences CC je veux dire, puisque son œuvre est sous cette licence.

  17. Serge says:

    Ce billet est révélateur d’un courage et d’une envie de défendre un point de vue à visage découvert, là où tant d’internautes partage les oeuvres anonymement.

    Bravo à vous.

    • Sev says:

      Bon commentaire.
      Même si l’argumentation juridique ne tient pas, il était important de réagir d’une façon ou d’une autre pour défendre nos droits d’auteur. Les exigences du copyleft sont moindre, ce n’est pas pour cela que la loi ne doit pas s’appliquer. Il aurait été plus rigoureux et beaucoup plus prudent de lancer une procédure pour contrefaçon, mais c’est déjà mieux que rien. Bon courage. J’espère que vous pourrez plaider la légitime défense et que vous n’aurez pas trop à regretter votre geste.

      • ansigny says:

        bonjour à tous
        je ne sais pas si “les juristes” respirent la haine mais ces échanges sont très instructifs sur l’interprétation d’une norme et les points de vue qui consistent à défendre une barrière comme intangible. en effet, dans ces posts les sectateurs défendent LEUR point de vue parce que ni les uns ni les autres ne sont juges, qui seul dit le droit. tout le problème est là et comme l’a justement dit un intervenant NORMALEMENT il n’est pas (en théorie) nécessaire d’avoir l’intervention d’un juge pour faire valoir un droit, EN THÉORIE! en pratique qu’en est il? un droit n’existe-t-il que pas la sanction du juge? alors à quoi servent les lois qui s’imposent à tous du fait de leur publication puisque “nul n’est censé ignorer la loi”?
        ici il s’agit non pas de droit d’auteur dans le sens de déterminer à qui revient la paternité de l’oeuvre ou d’une partie de celle-ci bien que le combat de F Galaire peut y faire penser : “je suis l’auteur d’un passage, tu l’utilises et tu gagnes de l’argent avec donc je le diffuse gratuitement” ce qui en droit s’apparente au fait de se faire justice soi même mais du côté de l’analyse de l’éditeur il s’agit surtout de faire valoir le droit d’auteur comme source de revenu et d’une manière générale tout le débat sur le droit d’auteur concerne les gros sous des éditeurs beaucoup moins les droits moraux liés à la paternité de l’oeuvre

  18. CC super!!! says:

    Cory Doctorow, auteur de SF et bloggeur sur Boing Boing, est l’exemple parfait de l’écrivain qui a compris l’intelligence de la license Creative Common.
    Il offre ses livres en téléchargement libre mais il est également possible de les acheter “en dur” dans toutes les bonnes librairies!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cory_Doctorow

    La carte et le territoire sera mon premier Houellebecq, donc merci à lui, à Wikipedia et à Creative Commons.

  19. jeanpiledescoeurs says:

    j’aimerais qu’on m’explique pourquoi les articles qui contestent la légitimité de la démarche de F Gallaire sont si agressifs, et manifestent tant de morgue.
    Je ne suis pas juriste, mais j’aime le droit dans ses subtilités. Je trouve que l’ initiative de l’auteur de ce blog est intéressante, un peu flippante, mais malgré tout ce n’est pas banal, et même s’il se trompait, il a posé ses arguments, et a été conséquent sur ce point. Je ne suis pas capable de juger qui a raison, mais je trouve la discussion intéressante, et les arguments des deux côtés font réfléchir, notamment sur ce qu’est notre droit. Du coup, l’hyperagressivité de certains m’est inexplicable : pourquoi ne pas discuter, exposer les risques (notamment pour les internautes qui pourraient télécharger ce fichier, etc.) mais entre gentlemen ?
    C’était le point juridique. L’autre point est “artistique” : je trouve que l’initiative de F Gallaire est une sorte de “gag” au sens de ces gags qui ont émaillé l’histoire de la peinture, de la littérature, etc. C’est tres drôle, et sa provocation vient mettre une couche très réjouissante sur la provocation instituée de Houelllebecq. C’est du pur Dada, du situ, bref, il y a dans cet acte (même s’il devait s’avérer illicite) quelque chose de jubilatoire, qui ne m’est pas antipathique.

    Du coup, j’espère pour lui que l’auteur de ce blog ne s’est pas mis dans un gros gros gros pétrin !

    • ansigny says:

      bonjour

      l’agressivité de certains posts traduit surtout la volonté de vouloir faire admettre son jugement comme étant la seule voie possible et acceptable, tout autre raisonnement étant nul et non acceptable: c’est une forme d’intégrisme que l’on peut retrouver dans de nombreuses autres discutions et dans de nombreux autres domaines : ” j’ai la vérité donc tu as tort”. mais ici comme dans d’autres conflits qui se terminent devant le juge, il faut que le tribunal tranche et il faut parfois avoir l’arbitrage définitif de la cour de cassation voire dans de rares cas, de la CEDH pour qu’un arrêt définit à la controverse soit posé, mais n’anticipons pas n’est ce pas?

  20. delubac says:

    Sujet intéressant.
    Je pense que l’œuvre de Houellebecq est bien CC etc… Mais son œuvre c’est bien la version papier…
    Pour la mise en ligne du scan… je penche pour la prudence.

  21. Moule says:

    Le fait de diffuser une œuvre sur votre site devrait normalement vous apporter un gain de visites considérable. Or ce gain est facilement transformable en argent grâce à la pub. Il me semblerait normal que l’auteur soit associé aux gains. Dans le contexte de la CC-BY-SA, comment l’auteur peut il récupérer de l’argent ?

    • R_grandmorin says:

      oui sauf qu il n’y pas de publicité. (mais Flatr!)

    • Bigorneau says:

      Je ne vois pas de trace de pub sur ce blog ?

    • Clément says:

      1/ Il n’y a pas de publicités sur ce site et connaissant le maître des lieux, il n’est pas prêt d’y en avoir.
      2/ Vous parlez d’un auteur. Mais auquel pensez vous ? A Houellebecq, à celui qui a écrit l’article sur la mouche… ? Houellebecq gagne de l’argent sur les romans vendus par Flammarion. Si son roman est bien placé sous licence CC-BY-SA, rien n’empêche d’autres personnes de le vendre également. Et rien n’interdit non plus de le diffuser gratuitement.

      • Moule says:

        1) Pas la peine de défendre le maitre des lieux, je ne l’attaquais pas, je reconnais que cela pouvait paraitre un peu incisif, mais ce n’était pas le but.
        2) En poussant la logique développée dans l’article, j’ai l’impression que nous arrivons à l’équation suivante : dans le cas d’un sampling/recyclage d’une oeuvre sous licence CC-BY-SA, l’oeuvre résultante sera sous CC-BY-SA. Ce qui implique que l’auteur peux la vendre. Et d’après le maitre des lieux, cela implique aussi que n’importe qui peux la diffuser gratuitement et d’après vous la vendre aussi, ce qui revient au même que la pub.
        Donc cela voudrait dire qu’en cas d’utilisation d’une technique de recyclage dans une oeuvre qui est une technique très courante dans tous les arts, la rémunération automatique de l’auteur en cas de vente par des tiers ne serait pas assurée. Ce qui pose problème je trouve en terme de défense de la culture.
        A moins qu’il existe un mécanisme juridique qui oblige le tiers qui vend à rémunérer l’auteur.

        • TOETIP says:

          “nous arrivons à l’équation suivante : dans le cas d’un sampling/recyclage d’une oeuvre sous licence CC-BY-SA, l’oeuvre résultante sera sous CC-BY-SA. Ce qui implique que l’auteur peux la vendre. Et d’après le maitre des lieux, cela implique aussi que n’importe qui peux la diffuser gratuitement et d’après vous la vendre aussi”

          C’est le principe des licences virales, comme la GNU GPL d’ailleurs. C’est l’auteur initial qui décide de la licence, pas les autres. Après vous pouvez toujours acheter des samples et payer les droits pour leurs utilisations dans des morceaux payant. Rien n’est totalement gratuit (à part les licences BSD).

  22. jeanpiledescoeurs says:

    @ Moule : où y a-t-il de la pub ici ?

    • Moule says:

      Comme je le dit au dessus, je ne cherchais pas à attaquer l’auteur, j’ai plus l’impression qu’il cherche à mettre en avant les idées au fondement du logiciel libre, ce que je trouve très bien, que de se mettre de l’argent dans les poches.
      Je cherche juste à voir si sa manière d’interpréter les choses n’est pas dangereuse pour la création artistique si on pousse la logique jusqu’au bout.

  23. Raymond C. says:

    Curieux et impatient de voir les réactions du landerneau médiatico-littéraire-pouet-pouet …

    en attendant, bravo !

  24. ln23 says:

    merci Mr Gallaire de nous permettre de constater que cet auteur est un parfait imposteur et lui attribuer le Goncourt ne fait que confirmer l’onanisme dont si souvent fait preuve le monde littéraire. quand a le mettre en téléchargement gratuit …..si le livre est bon ca ne peut être que bénéfique pour les ventes (les livres électroniques sont parfait dans un sac à main mais dans son salon rien ne vaut le plaisir de tourner les pages ) ….. sinon à la corbeille , ca a l’avantage de ne pas détruire d’arbre

  25. mrique says:

    Tu vas avoir des problèmes toi ;-)
    bon grosses coucougnettes quand même, puis t’as du temps libre !!

    • Altshift says:

      Des coucougnette et pas de cerveau, c’est exactement le principe de la loi naturelle préconisé par les ultra-libéraux de l’économie non ?

      vos références culturelles montrent bien les hauteurs de vue des militants de la culture libre.

  26. Flo says:

    Je trouve l’initiative très intéressante :)

  27. R_grandmorin says:

    1) Un grand merci.
    Cette action va permettre de faire comprendre aux gens que la CC est un cadre credible pour defendre les ouvres et la creation, et non un droit a faire du copier/coller sans aucun devoir en retour.

    “Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci. ”

    http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

    2) D’apres la licence CC de LA CARTE ET LE TERRITOIRE, je peux ecrire un tome II, et donc augmenter la Creation. Ca c est vraiment exitant!

    • jeanpiledescoeurs says:

      excellent l’idée du tome 2 !!!

      • Altshift says:

        Mieux, vous pouvez même publier Tarte et le méritoire en changeant une lettre par ci par là… si vous signez grandmorin, vous serez certainement le deuxième concourt sous licence CC…

        vous n’avez besoin de licence CC pour écrire un tome II, il suffit de vous entendre avec la société de gestion des droits de l’auteur du tome I pour définir les conditions dans lesquelles le diffuser… En plus, vous avez du pot, des notices de wikipédia aussi nulles que les trois que Houellebecq a utilisées, il y en a à vue de nez 990 000… bon courage.

        • Mu says:

          Houellebecq a du trouver un certain intérêt à ces notice, sans quoi il ne les aurait pas utilisées.

  28. gubben says:

    Bravo et bon courage! A voir les réactions hyper agressives de certains, vous avez frappé là ou ça fait mal. Du coup, moi qui n’avais plus ouvert un Houellebecq depuis Les Particules Elémentaires—que j’avais trouvé singulièrement nul—je vais lire avec intérêt cette oeuvre sous licence Creative Commons. Et bravo à Houellebecq aussi pour son ingéniosité, il n’est pas idiot, il savait surement ce qu’il faisait en pompant du Wikipedia. Quel bon plan marketing!

  29. Oups says:

    Suite à l’article sur Rue 89 un lien renvoyait vers votre blog, et sans réfléchir j’ai téléchargé le livre de Houellebecq en 2 clics.
    Avec quelques minutes de recul, je me rends compte que c’est probablement l’une des choses les plus stupides que j’aie jamais faites:
    - en termes d’intégrité, c’est franchement limite. quel que soit l’argumentaire juridique que vous exhibez, histoire de valider cette procédure douteuse de mise en gratuité, il n’empêche qu’écrire un roman est un travail incontestable (on n’est pas là pour juger de la qualité des écrits de Houellebecq, donc halte aux critiques littéraires ce blog n’est certainement pas le lieu indiqué pour publier ce type d’avis) et que tout travail mérite salaire, sauf quand le principal intéressé décide lui même d’y renoncer. Mais n’est pas George Michael ou Radiohead qui le souhaite, et aux dernières nouvelles publiées, en termes de philanthropie et d’altruisme Houellebec n’est pas encore dans le peloton de tête.
    - en termes de retours de bâton, on sait pas trop où on va. en vous prenant pour le grand prêtre de toutes les lois, vous prenez peut être le risque de mettre dans l’illégalité les personnes écervelées qui, comme moi, vont télécharger l’oeuvre en 2 clics sans se poser de questions puisqu’en même temps elles défendent au téléphone auprès de leur meilleure amie la tendance vestimentaire de la saison (pour ou contre le look camel plebiscité par tous les magazines, et donc déjà trop vu à peine l’hiver commencé? Oups, une fois encore, la réponse n’a rien à faire sur ce blog)
    - en termes de morale, c’est carrément moyen. Houellebecq n’a jamais décidé de rendre son oeuvre publique (et flammarion non plus d’ailleurs) et quel que soit votre avis, il faut respecter cette décision. Si vous estimez qu’il truande ses lecteurs en leur faisant payer quelque chose que vous estimez être libre de droit, pas besoin de vous prendre pour Moïse: enfilez cette robe d’avocat informe qui fait le bonheur (mais malheureusement pas l’élégance) des hommes de loi, et assignez le monstre en justice. On verra qui l’emporte. Par ailleurs, si les lois étaient toujours bien faites, ça se saurait. Après tout, il ne s’agit là que de paragraphes enchaînés écrits par des hommes pas toujours dotés d’une logique implacable. Y a qu’à voir ce qui s’est voté au parlement ces derniers temps pour décider qu’il est parfois plus intelligent de s’en remettre au bon sens et à l’éthique qu’aux lois…
    - en termes de détérioration du pouvoir d’achat, c’est fatal. C’est dégueulasse ce que vous faîtes, juste avant Noël en plus! A cause de vous, je me sens coupable d’avoir truandé le lauréat du Goncourt, un comble! et à cause de vous, pour me dédouanner, je vais aller me délester d’une vingtaine d’euros et acheter quand même l’original en librairie pour soulager ma conscience. Et à un mois de Noël, avec ses cadeaux sous le sapin, ses menus gastronomiques et les vacances qui le suivent, ce genre de dépenses imprévue était franchement inutile!

    Un dernier point inclassable mais c’est plutôt une question qui revient dans ma petite cervelle de moineau: j’ai toujours cru, sans doute parceque c’est ainsi qu’on m’a vendue son utilité, que l’application de la loi servait à protéger les gens. A part emmerder royalement un mec qui n’a fait de tort à personne finalement, à quoi sert votre petite mise en scène?

    Moralité: Houellebecq, dont je suis très loin d’être une fan, aura encore réussi à faire parler de lui, et probablement que votre petite bataille va profiter aux ventes de son livre, qui se portent déjà plutôt pas mal à en croire la presse et l’édition. Et vraiment, tant mieux pour lui!
    Quant à moi, première et dernière fois sur ce blog. La visite est assommante, et hors de prix.

    • Noname says:

      Te fais pas de soucis, nos ministres se vendent tous les jours aux banksters pour diminuer notre pouvoir d’achat. Quant au Goncourt, on connait le principe des vases communcants qui préside lors du choix du jury. Ca fait plaisir de voir qu’il existe encore une telle naïveté dans le monde d’aujourd’hui.

    • TOETIP says:

      je me permets de condenser votre réponse qui tourne beaucoup autour de l’idée “A part emmerder royalement un mec qui n’a fait de tort à personne finalement”. Figurez vous, qu’en fait, si. Puisque de son propre aveux, ce “mec” utilise des fragments de wikipedia. Ces fragments sont libres d’usages, mais il faut donc accepter la licence qui leur est associée.

      De plus lorsque vous dites “Houellebecq n’a jamais décidé de rendre son oeuvre publique (et flammarion non plus d’ailleurs)”, c’est que vous prenez le partie de dire que c’est eux qui en ont les moyens de le faire. Cependant tout le sujet du débat ici est de montrer que ce n’est pas le cas.

      A votre place, je garderais mes précieux euros en attendant que le débat soit tranchés définitivement. Qui sait d’ici la, il sortira peut être en poche…

      • Moule says:

        Dire qu’il fait du tort en créant une nouvelle œuvre en utilisant au sein de celle ci des fragments d’une autre n’est pas si évident. Ce procédé est classique dans l’art actuel dans toutes ses branches. En musique ou cela est le plus connu, de nombreux disques n’auraient jamais pu être produits si les droits d’auteurs sur les samples empruntés avaient été payés à chaque fois. D’un autre côté évidemment si un morceau en entier est recopié tel quel, on a un problème.
        J’ai l’impression aujourd’hui qu’aucune loi n’est en mesure de régler ce genre de problème, et que l’auteur de cet article n’a pas la solution non plus.
        Personnellement dans le cas de Houellebecq, je trouve que l’accuser de plagiat est absurde puisque dans son livre le passage incriminé a un intérêt non pas pour l’intérêt intrinsèque du passage copié, mais justement parce qu’il a été copié et la façon dont il a été copié.

        • TOETIP says:

          la question n’est pas de l’intérêt du/des passage(s) utilisé(s). Utiliser le sont, ça s’arrête là. Donc trois choix selon les licences :

          1. licence commercial -> arrangement commercial/ procès avec l’auteur
          2. licence libre virale -> acceptation ET application de la licence
          3. licence libre BSD -> pas de prob, on fait ce qu’on veut…

          • Moule says:

            A noter que ce n’est pas si simple que ça. Il existe un droit au pastiche et au collage qui peuvent peut être s’appliquer ici. Dans ce cas Houellebecq n’aurait enfreint aucune loi. Par contre peut être que l’auteur de l’article oui.

    • jeanpiledescoeurs says:

      voila comment on montre en détail qu’on n’a rien compris à un problème ou à une question merci de la démonstration !

      • TOETIP says:

        je crois voir que ça m’est adressé, donc merci d’être moins laconique et d’éclairer mon abime d’inculture.

        • jeanpiledescoeurs says:

          non ça ne vous est pas adressé car au contraire je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous dites :

          “vous prenez le parti de dire que c’est eux qui en ont les moyens de le faire. Cependant tout le sujet du débat ici est de montrer que ce n’est pas le cas.”

          comme vous le dites vous même, la personne à qui vous répondez n’avait pas compris “tout le sujet du débat” et c’est ce que je disais aussi.

          désolé d’avoir été obscur, mais si ma réponse avait pu paraître juste sous le post que je visais il n’y aurais pas eu d’ambiguité. J’ai été trop laconique aussi, il est vrai. Au temps pour moi.

          • TOETIP says:

            pas de problème en ce cas, désolé d’avoir été un peu trop péremptoire…

    • Juju says:

      “Un dernier point inclassable mais c’est plutôt une question qui revient dans ma petite cervelle de moineau: j’ai toujours cru, sans doute parceque c’est ainsi qu’on m’a vendue son utilité, que l’application de la loi servait à protéger les gens. A part emmerder royalement un mec qui n’a fait de tort à personne finalement, à quoi sert votre petite mise en scène?”

      Entièrement d’accord avec ce point de vue.

    • Alexandre says:

      >> “A part emmerder royalement un mec qui n’a fait de tort à personne finalement, à quoi sert votre petite mise en scène?”

      A faire réellement respecter, connaitre, découvrir, comprendre du grand public et de nos politiques, le monde du libre en général et la nature, unique au monde, de cet incroyable travail titanesque, planétaire et collectif qu’est wikipédia en particulier, et qui est quand un peu plus important que quelques romans d’un seul, fussent-ils magnifiques.

      Le monde du libre est malheureusement trop souvent dénigré, déconsidéré, mis au rebut, par le public, par les gens de pouvoir en général et au moment où s’écrivent les lois. Voici justement une excellente occasion pour que le monde du libre dise à ces gens : “Et coucou, on existe et on aimerais volontiers plus de place sur cette planète marchande”

      Bravo Florent Gallaire pour cette superbe initiative et bon courage!

  30. babouchka says:

    Beaucoup de bruit pour rien, en fait. Déjà que l’oeuvre de Houellebecq ne représente pas grand chose dans la littérature française, n’en déplaise au jury du Goncourt, parler autour d’une telle oeuvre ne représente que deux avantages : faire le buzz et faire acheter “la carte et le territoire” à des gens qui n’y auraient pas pensé avant que leur curiosité ne soit titillée par des telles critiques. Vous devriez demander à Michel Houellebecq de vous reverser des dividendes sur ses ventes, puisque vous participez à la diffusion de son “oeuvre”.
    Enfin, s’approprier les propos de quelqu’un d’autre représente en effet, et quelque soit le support de diffusion de “l’original”, un plagiat. Demandez aux étudiants qui ont copié collé leurs thèses ou leurs mémoires et qui se voient interdits d’examens.

  31. SUddenci says:

    Vous avez tout mon soutien !!!

    Je pense que les avocats de Flammarion aux cachets indécents mettrons fin à cette initiative mais je trouve que vous avez tout à fait raison !

    Les conditions d’utilisation de Wikipédia sont claires et correspondent à un ensemble de règles écrites et non écrites tacitement acceptées par tout utilisateur. Ce qui est libre doit rester libre. Ce qui est construit avec du libre doit être libre.

    De ce fait le livre de M. Houellebec doit être diffusé en CC By-Sa, les auteurs non cités doivent être dédommagés et Flammarion doit payer une amende pour monopoliser la distribution d’une oeuvre libre.

    Je ne pense pas que votre geste soit légalement juste mais il a l’énorme avantage de mettre en avant les tords d’un auteur mais surtout d’un éditeur qui se fait beaucoup d’argent en enfreignant la loi ! J’espère qu’un procès arrivera aux même conclusions évidentes que moi !

    Courage !

    • Altshift says:

      aucune règle de wikipédia ne peut être « tacitement » acceptée… wikipédia ne respecte aucune règle, difficile à wikimédia de demander à quiconque de respecter cela.

      wikipédia prétend que ses contributeurs signent un contrat d’engagment en cliquant sur publier, mais aucun utilisateur, simple lecteur de wikipédia ne s’engage tacitement à rien.

      vous voyez, quand je fais une recherche sur google, je tombe toujours en premier sur wikipédia, je lis le cache en simple texte parce que la présentation est nulle et que c’est plus pratique…
      Une fois que j’ai vérifié et copié ce don j’avais besoin, croyez vous que je vais aller chercher à lire les conditions d’utilisation qui par ailleurs sont uniquement en anglais…

      les contributeurs placent leurs textes là de leur propre volonté et ce ne sont pas les licences creative commons complètement illégales qui vont m’empêcher d’utiliser ce matériaux… d’autant qu’ils prétendent le produire pour la « libre «  diffusion de la connaissance… ces bénévoles devraient se sentir flattés et reconnaissants que j’utilise leur propos, même à titre d’exemple d’insipidité… au lieu de ça ils veulent faire respecter des droits qu’ils ont vlontairement abandonnées ?

      • Revan says:

        Mensonge, les conditions d’utilisation de Wikipédia sont bien disponible en français, tout comme la licence Creative Commons utilisée. Sur Wikipédia en français bien sûr. Sur la version anglaise de Wikipédia, ces textes s’adressent à des anglophones. Logique.

  32. Maxim says:

    Ah les REACs! Pourquoi tant de haine? Quelle bande de pretentieux pseudo-intello-parigot-snobinards. L’auteur de cet article a tout simplement “leve le lievre”, il y a peut etre de l’exageration mais au dela de l’extreme sensibilite flamarionesque des ayatollahs juriques de pacotille, il faudrait plutot lui reconnaitre ce merite. Les garants annexes des interets pharaoniques de flamarion sont tres allergiques a la gratuite.

    • Altshift says:

      hahaha… vos propos ne sont pas haineux, en effet… pseudo défenseur d’une pseudo culture, pseudo libre ! Les livres que vous êtes sont se faire tirer comme des lapins de playboy, et ils l’auront cherché. Les licences CC sont abusives et illégales, alors gardez les pour logiciels et laissez vivre les auteurs. Ils n’ont rien demandé à wikipédia ni à ses pseudo auteurs.

  33. Alex says:

    C’est un procédé stylistique vieux comme la littérature. Et le métier d’écrivain est bien plus ancien que celui de juriste, alors un peu de respect. Ce genre de raisonnement n’a rien de constructif, c’est juste le meilleur moyen pour se mettre dans la Gallaire.

    • jeanpiledescoeurs says:

      comment savez vous que le métier d’écrivain est plus ancien que celui de juriste ? on a des tables de loi de périodes bien plus anciennes que des romans.

      • TOETIP says:

        si il était fourbe, il dirait que les lois si on en a trace aujourd’hui, c’est qu’elles ont été écrites par des écrivains :)

        mais bon, c’est vrai que jusqu’à il n’y a pas si longtemps, la transmission était plus verbale qu’écrite…

  34. crepitus says:

    Bravo !

    J’admire votre audace, tenez bon :-)

  35. balouin says:

    Toute cette histoire est extrêmement drôle ! Digne des meilleurs gags de l’histoire littéraire, comme le soulignait un intervenant. Le manque d’humour et la hargne de certains me donne froid dans le dos en revanche… la France ne semble plus être le pays de l’esprit…

  36. Montaigne says:

    Asinum asinus fricat.

  37. charlo says:

    Houellebecq peut se réjouir je vais lire un de ses livres lol
    merci pour le lien de téléchargement
    courage pour la suite, les requins aiment le sang
    @ taziden ; peut importe ton propos, ton ton est malsain, ton mépris .. du venin ! tu mériterais que le gorille te saisisse l’oreille et t’emmène faire un tour dans un maquis lol

  38. JiBi says:

    Joli coup ! un article sur Rue89, relayé aujourd’hui par Le Monde…
    J’espère que la notoriété nouvelle du blogger et ses éventuelles heureuses conséquences vaudra la facture…

    En tout cas, si ce que je lis ici au sujet de la licence CC-BY-SA est vrai, alors elle contient très certainement une faille de taille d’un point de vue constitutionnel. Une licence est un contrat, qui en plus de supposer le consentement des deux parties (pour pouvoir en constater la violation le cas échéant), suppose également de pouvoir définir clairement les contours d’application. Or ce caractère viral ou “contaminant” qui conduirait à rendre libre toute production “ayant été même partiellement en contact” avec du contenu CC-BY-SA, je fais le pari que ça n’est pas constitutionnel. Le futur procès qui s’annonce risque bien d’amener du nouveau dans le secteur du droit d’auteur.

  39. poun says:

    Un juriste qui émaille son propos de jolis smileys tout jaune ne peut pas être complétement pris au sérieux. Je vous demande donc de laisser ce post-étudiant jouir de son fait d’arme en paix, en attendant que la justice fasse son travail. Ce jeune éphèbe, à la gueule d’ange exposée sur sa jolie photo médaillon, devrait néanmoins réviser deux trois notions juridiques sur le blog de l’ami Eolas, qui manie bizarrement mieux la pensée que les smileys.

    • fgallaire says:

      Eolas est un pénaliste, donc dans le domaine des licences libres je ne vois pas trop ce qu’il peut apporter.

      • poun says:

        Je reviens ici pour saluer la prestation de Charlo, qui serait bien inspiré de monter un spectacle avec Jean Roucas ; leur sens de l’humour semble assez voisin.

      • greys says:

        cela tombe bien la contrefaçon est un délit.

  40. Christophe P says:

    Un “like” pour le commentaire de jeanpiledescoeurs

    “j’aimerais qu’on m’explique pourquoi les articles qui contestent la légitimité de la démarche de F Gallaire sont si agressifs”
    [...]
    “L’autre point est “artistique” : je trouve que l’initiative de F Gallaire est une sorte de “gag” au sens de ces gags qui ont émaillé l’histoire de la peinture, de la littérature, etc. C’est tres drôle, et sa provocation vient mettre une couche très réjouissante”

    Quant aux déversements hystériques de bile sur les auteurs de wikipédia (oui, j’ai bien dit auteurs, les caractères ne sont pas venus s’agglutiner magiquement sur le site), ils décrédibilisent beaucoup les arguments qui les accompagnent.

    • Moule says:

      J’ai peur que sa provocation soit contre productive, car si un jugement est rendu en sa défaveur, il y aura une connotation négative associée à ce type de licence, ce qui risque d’être dommageable à leur développement. Enfin on verra, espérons plutôt que ça puisse aboutir à un vrai débat sur le sujet et sur le droit d’auteur.

      • TOETIP says:

        J’ai malheureusement les mêmes craintes. Surtout vu la tournure actuelle “on a hadopi, on a rien compris” concernant les droits d’auteurs. Internet tel qu’il a été (oui du passé, comme Benjamin Bayard le disait, sous couvert de droit, on le transforme en une sorte de nouveau minitel…) ouvrait trop de possibilités/libertés, autrement dit était trop incontrôlable…

        Ce qui me fait craindre pour Florent Gallaire qu’on veuille en faire un exemple d’autant plus important qu’il remet en question un ordre bien établi où beaucoup d’argent est en jeu…

        • mrique says:

          Bien sur qu’il va être transformé en exemple et s’en prendre plein la tête, c’est son projet “martyr de la cause”

          Il me semble que Gallaire pense que sur le long terme, ça fera date : si ce combat est perdu d’avance du fait des rapports de force et des enjeux, il y a bien un problème jurisique de fond.
          Ca démontrera encore la logique de rouleau compresseur lié au droit intellectuel main stream qu’on voit déjà sur hadopi.

          C’est comme quand tu t’enchaines à Mc Do et que tu filmes les CRS venu te transporter de force…

          • fgallaire says:

            Je pense effectivement que sur le long terme cela fera date, mais en plus je pense que l’on va gagner.

            • greys says:

              Tu reves, ta diffusion ne survivra pas à une demande en référé. Et tu peux t’attendre à verser des indemnités à titre de provision.

              Et je me demande si ton hébergeur ne va pas te couper purement et simplement l’accès à la première injonction venue. Tu devrais t’inquiéter que pas un seul juriste, un acteur du droit pas un médiocre théoricien comme toi, ne valide ta position.

              • Georges says:

                Je ne sais pas si ça l’inquiète mais moi oui. A lire les juristes qui interviennent sur ce blog, j’espère ne jamais avoir affaire à la justice…
                En tous cas si Florent Gallaire venait à perdre ce serait très inquiétant.

              • Caton says:

                Je remarque l’absence de toute demande de référé de la part de Flammarion…

            • Roggemans says:

              Tant qu’on ne s’attaque q’à des auteurs qui n’écrivent pas leurs livres sans copier-coller, je ne vois pas le problème.

      • Florent says:

        Je ne suis absolument pas d’accord par rapport à la connotation négative qui ne serait qu’en France.

        2006 : en Allemagne, D-Link a perdu un procès pour violation de la licence GPL (lien vers la page pour télécharger le verdict en anglais : http://gpl-violations.org/news/20061110-dlink-judgement_frankfurt_en.html)

        2007 : en Allemagne, Skype a perdu un procès pour violation de la licence GPL (lien vers un article : http://www.pcinpact.com/actu/news/37888-skype-proces-GPL-2-WSKP100-SMC-networks.htm )

        2007: en France, Iliad France par rapport aux logiciels libres utilisés par/dans les Freebox (lien : http://gpl-violations.org/news/20071120-freebox.html )

        Un autre et dernier point, voici l’endroit actuel où l’on peut également signaler une violation de licence : http://www.fsfe.org/projects/ftf/
        On peut également y avoir des renseignement

        Il faut arrêter de dire qu’un procès pour avoir qu’un effet négatif car ici, ça ne serait qu’en France alors qu’en Allemagne (il existe d’autres pays où ça c’est fait), la licence est reconnu devant les tribunaux.

        Flo

  41. blzblz says:

    Much ado about nothing.

    • jeanpiledescoeurs says:

      les questions de droit ne sont jamais “nothing” c’est le coeur de la liberté donc de la démocratie et de la vie en commun, pour autant que celle-ci suit des règles rationnelles ou du poins pouvant faire l’objet de débats. (pardon d’être lourd !)

  42. [...] Suite à l’utilisation (avérée par l’auteur lui-même) de pages Wikipedia diffusées sous licence Creative Commons BY-SA pour la création de sa dernière oeuvre littéraire “La carte et le territoire” (qui a obtenu le prix Goncourt 2010), Florent Gallaire a procédé à la mise en conformité de l’oeuvre afin qu’elle respecte les licences associées aux pages de Wikipedia utilisées. L’oeuvre a dont été rediffusée intégralement sous licence Creative Commons BY-SA et vous pouvez la télécharger sur son blog. [...]

  43. Benoit Jacob says:

    Salut Florent,

    Je me permets de repondre en tant qu’auteur de logiciels libres (eigen.tuxfamily.org) souvent confronte a cette question de savoir ce qui constitue une oeuvre derivee.

    Est-ce qu’un passage sous copyleft implique que toute l’oeuvre est sous copyleft? Je ne pense pas que les licenses soient claires du tout sur ce sujet, c’est plutot sujet a interpretation.

    La tu adoptes l’interpretation extreme qui veut qu’une petite partie sous copyleft implique que toute l’oeuvre est sous copyleft, et la dessus je ne te suis pas: ca me semble absurde, et surtout, la ou je me sens concerne, c’est que ca nuit aux auteurs libristes car ca vehicule l’idee (trollesque) selon laquelle il faut eviter les contenus libres comme la peste sous peur d’etre “contamine” et de perdre ses droits sur ses propres creations (troll que, j’en ai peur, tu vehicules toi meme dans un commentaire ci dessus en reprenant le terme ‘viral’ pour parler du copyleft).

    D’un point de vue plus positif, peut-etre que ton initiative accelerera les choses pour eclaircir cette zone d’ombre.

    amicalement,
    Benoit

    PS. Je ne sais pas si tu te souviens de moi, mais on se connait (tu m’avais meme repare ma mandrake il y a 1 dizaine d’annees :)

    • Benoit Jacob says:

      Une petite clarification. Au dela de la question de savoir ce que veulent les licenses, il y a la question de savoir ce qu’une licence peut imposer comme clause, et la question de savoir jusqu’ou une licence peut decider de la definition d’une oeuvre derivee. Meme si une licence disait clairement qu’un emprunt d’un seul octet ferait passer tout le reste de l’univers sous copyleft, il n’est pas clair que ca aurait une valeur juridique. C’est aussi a ca que je pensais en parlant de zone d’ombre.

    • TOETIP says:

      il n’est pas plus extrémiste que l’usage qu’a fait Houellebecq de wikipedia. non ?

      Sur logiciel, en général, on segmente en module/fichier/classe et du coup, il faut rediffuser à différent niveau, ce n’est pas très clair effectivement.

      Mais là qu’aurait-il fallu libérer un paragraphe ? une page ? un chapitre ? tout aussi difficile à dire.

      Ensuite, sur le mot viral, il est vrai même s’il a une connotation. Dans l’industrie, tu paies pour pouvoir en faire usage, là tu paie en redistribuant avec les mêmes conditions. Ce n’est pas un choix que tu peux modifier, c’est en cela qu’on peut dire que la licence est virale.

      • Benoit Jacob says:

        Je ne suis vraiment, vraiment pas d’accord avec le mot viral pour parler du copyleft.

        Pour moi, avec une interpretation sensee de la notion d’oeuvre derivee, le caractere ‘viral’ ne se manifeste pas du tout. Concretement dans le cas de houellebecq, oui les passages directement tires de wikipedia sont bien sous copyleft, mais etendre ca a tout le live c’est absurde, ca fait passer les libristes pour des zozos au mieux, et ca pousse les gens a eviter d’utiliser des contenus libres dans leurs propres contenus: tout le contraire du but recherche.

        • TOETIP says:

          comme je l’ai dit dans un autre message, pour les licences libres non virales, y a les BSD qui font aussi parties du copyleft. Mais on peut éventuellement remplacer “viral” par le mot “auto-induit”, mais la signification est la même.

          Pour le livre, j’imagine qu’il faudrait analyser l’impact de ces passages et leurs influences sur le reste pour en déterminer la portée et rendre toute cette partie libre. Mais c’est très (trop ?) subjectif… déjà pour les softs c’est pas évident parfois.

          Je pense pas que ça pousse les gens à éviter le libre, ça leur fait comprendre que libre != gratuit + domaine publique.

          Au niveau logiciel, il y a pas mal de vague autour de code libre (et viral) qui serait intégré dans des logiciels microsoft ou encore du linux à l’intérieur de la freebox. Du bruit nuisible pour l’image des libriste aussi ?? Que faut-il faire ? Laissez courir ?!

          • Benoit Jacob says:

            > “y a les BSD qui font aussi parties du copyleft.”

            Non. Les licences BSD ne sont pas copyleft, justement. Libres oui, copyleft non.

            Si les gens arretaient de vehiculer des interpretations abusives de la notion d’oeuvre derivee, j’aurais plus de facilite a diffuser mes logiciels libres sous copyleft (GPL, LGPL, MPL). C’est pourquoi je prends ca a coeur.

            • TOETIP says:

              Autant pour moi pour les BSD.

              Mais je suis pas d’accord pour le reste.

              Et ça veut dire quoi “si les gens [...]” ? Quand on s’annonce développeur, ça donne plus de légitimité pour dire ce qui est juste ou non ?Que la FSF a tord de poursuivre les boites qui pillent le code parce que ça nuit à l’image du libre ? au passage, développeur je le suis aussi mais peu importe

              Pour ma part, c’est le concept de partage en lui même qui a de la valeur, pas l’impression que ça donne au public mal informé.

              • Benoit Jacob says:

                > “Quand on s’annonce développeur, ça donne plus de légitimité pour dire ce qui est juste ou non ?”

                Justement, ce qui est bien avec le libre, c’est que vous pouvez verifier vous meme ce que je fais. Par exemple sur l’annuaire ohloh:
                https://www.ohloh.net/accounts/bjacob

                > “Que la FSF a tord de poursuivre les boites qui pillent le code parce que ça nuit à l’image du libre”

                Qui parle de la FSF ici? La FSF, contrairement aux gens ici, ne propage pas d’interpretations abusives de licences libres. Et les gens qui s’attaquent aux infractions de GPL, comme gpl-violation.org, l’ont a ma connaissance toujours fait a bon escient et ont toujours gagne en justice, et c’est tres bien.

                Rien a voir avec ce blog qui 1) decide unilateralement d’une interpretation fantaisiste de la notion d’oeuvre derivee, 2) court-circuite le systeme judiciaire et decide unilateralement de traiter la partie adverse comme coupable 3) decide unilateralement de publier l’oeuvre sous copyleft alors que l’infraction de licence ne peut tout au plus resulter qu’en l’interdiction pour le coupable de publier sans copyleft, nuance.

                > “au passage, développeur je le suis aussi mais peu importe”

                Ca importe si et seulement si c’est de logiciels libres que vous etes developpeur. On est en train de parler de licences libres.

                > “Pour ma part, c’est le concept de partage en lui même qui a de la valeur, pas l’impression que ça donne au public mal informé.”

                Le libre ne se resume pas a une celebration oecumeniste de la notion de partage. Le libre s’inscrit dans un contexte legal par le biais de licences, et on ne peut pas dire n’importe quoi a leur sujet.

    • Caton says:

      Benoît,

      Prend rapidement contact avec l’INRIA. Leur analyse est que non seulement la présence de code sous licence contaminante contamine tout le code, mais encore que les questions de compatibilité de licence sont un véritable problème aujourd’hui, qui peut aller jusqu’à rendre la publication d’un logiciel pourtant parfaitement libre très compliquée du fait de ces conflits de licence.

  44. Mikhaïl says:

    Le raisonnement est assez ingénieux, mais je dois avouer le trouver un peu bancal. Si je cite trois lignes de Jean de la Fontaine (tombé dans le domaine public à ma connaissance) dans mon prochain livre, suis-je condamné à voir mon travail livré sur internet ? Vous semblez affirmer que oui…

    • fgallaire says:

      Tombé dans le domaine public, vous le dites vous-mêmes, et absolument pas sous licence libre.

  45. memphis says:

    wesh atze, j’ai vu l’article sur le monde.fr concernant ta démonstration. félicitations , tu les fait bien chier à flammarion! à bientôt, memphis.

  46. GAYET says:

    Pas très intelligent de faire pointer le téléchargement sur RapidShare ! En effet il existe des sites diffusant des livres numérisés CC (Creative Common) qui ont dû très certainement refuser votre initiative (offre).

    RapidShare comme d’autres supports d’échange est susceptible d’être dans la mire de l’HADOPI ou de l’ACTA ; le légal pouvant cotoyer le non légal.

  47. gubben says:

    Je viens de lire les deux premiers chapitres. C’est vraiment pas terrible. Le seul truc qui anime un peu cette prose morne, ce sont les nombreux noms de marques disséminés un peu partout, la première étant “Budweiser Light”. Assez rapidement, le procédé lasse. Ils doivent être vraiment très déprimés à l’académie Goncourt. Flammarion a effectivement bien intérêt à empêcher les gens de le lire avant de l’acheter. Ce PDF sous licence Creative Commons va aller directement à la corbeille.

    • bgn9000 says:

      Bonsoir,
      C’est le propre du format numérique versus le statut que véhicule l’œuvre papier, comme si l’informel de l’un nous poussait à un jugement expéditif tandis que le poids physique de l’autre nous imposait un certain respect; On reste encore attaché au statut officiel d’un livre. Par ailleurs, il vaudrait mieux continuer cette lecture plus avant pour nuancer ces propos. Malgré tout ce que l’on dit sur le prix Goncourt, je ne pense pas que l’œuvre primée ne soit pas à la hauteur… littérairement parlant.

      • Texon says:

        On n’a plus le droit de dire que l’on n’aime pas un livre après l’avoir commencé? Il faut l’avoir lu un livre en entier pour pouvoir exprimer son opinion personnelle (désolé pour le pléonasme mais il est ici nécessaire). En quoi le jugement de gubben sur une oeuvre artistique est moins bon que le votre ou même celui de l’académie Goncourt? Il y a un délais particulier à respecter pour avoir un avis sur un roman? Personnellement, j’accorde autant d’importance au support numérique qu’aux éditions papiers, la première est pratique et la seconde plus confortable à la lecture. Mais cela n’engage que moi bien sur.

  48. AVFF says:

    Je ne l’aurais certainement pas pris à ma bibliothèque…
    là, grace à votre intitiative, je lui donnerais une chance.
    L’auteur devrait vous remercier, tout comme sa boite d’édition, pour ce joli coup de pub gratuite

    Quand au fond, CCL ou pas, tout livre peut être mis dans une bibliothèque, et emprunté, copié en fonction de la loi actuelle.
    Donc, les pisse froids qui y trouvent à redire seraient bien inspiré de relire les textes de loi et de comprendre que si Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg, dit Gutenberg, n’avait pas à la foi favorisé la propagation du savoir, autrefois réservé aux seuls très riches, du au prix d’un livre recopié à la main, et aussi TUÉ la profession des moines copistes, notre monde n’aurait pas le niveau d’évolution qu’il a actuellement.
    C’est le partage de la connaissance et de la culture qui l’ont fait évoluer.
    donc, merci pour cette intiative téméraire et courageuse, qui s’inscrit dans la droite ligne de l’évolution humaine en ce 21 eme siecle.

    • Juju says:

      “Donc, les pisse froids qui y trouvent à redire [...] blablabla”

      Plusieurs commentaires comme celui-ci se retrouvent dans ce blog…
      Ils évoquent ces gens qui, certains de leur supériorité, traitent les autres, ou plutôt ceux qui ne partagent pas leur point de vue: comme (i) des aigris, (ii) des enfants, (iii) des ignares.

      De plus, comparer la situation que vous évoquez à la situation actuelle, où tout le monde en France dispose d’une éducation gratuite, est tout simplement absurde.

  49. Orfeo says:

    C’est toujours ça d’économisé ! Merci :-)

  50. Juju says:

    Traiter de la sorte le travail d’un auteur qui a sûrement du lui prendre des années, c’est juste désolant et triste…

    J’en ai rien à battre des arguments et détournements juridiques à la noix que vous pointez, tout ceci ne semble être qu’un grossier prétexte pour vous faire connaître, vous ainsi que votre carrière politique…

    Parce qu’on utilise quelques lignes de Wikipédia, l’intégralité du texte devient libre de droit… c’est vraiment ridicule ! La présidente de Wikipédia même juge cet argument ridicule (voir le point).
    Et, en lisant les commentaires, ce n’est pas parce que je dis ça que je ne considère pas le travail bénévole des contributeurs à Wikipédia ! Il faut arrêter de tout mélanger.

    Non, vraiment, c’est un manque cruel de respect.
    J’espère que la justice dénoncera votre acte.

    • jeanpiledescoeurs says:

      hahaha
      manque cruel de respect !

      mais non, c’est un respect total pour la licence libre. L’intervention de M Gallaire n’a aucun caractère irrespectueux envers le livre de M Houellebecq, il prétend juste que la manière dont l’Ecrivain Sublime et Primé a utilisé Wikipédia fait de son ouvrage (par ailleurs Génial et Excellentissssime) une oeuvre qui, sur Internet du moins, est libre de droits. Si ça se trouve, Houellebecq, qui considère la France comme un hôtel dont il n’est pas citoyen, adore l’initiative de M Gallaire, car sa Sublimité M Houellebecq est au-delà des Contingences Matérielles de la Basse Humanité Nazionale et de ses lois, n’est-ce pas ? Sublimité Oblige
      J’espère par ces quelques majuscules avoir rendu mon Modeste Propos plus lisible pour vous qui semblez avoir le sens du Grand avec un grand G, Ô Grand Respectueux
      le problème c’est qu’il n’est ici question que de ce qui ne vous intéresse pas : “J’en ai rien à battre des arguments et détournements juridiques à la noix que vous pointez” : oui mais tout est là dedans !

      • Juju says:

        Vos railleries et préjugés ne vous donnent pas pour autant raison.

        J’exprime mon sentiment d’injustice (peu importe que l’auteur du livre soit riche à million, il aurait pu tout autant ne pas l’être, ce n’est pas ça qui compte) face à un acte absurde, auquel je ne vois aucune autre utilité de faire un “joli coup”.

    • Texon says:

      Mon coeur saigne pour ce pauvre monsieur Houellebecq qui a bien besoin de quelques deniers en cette période de fin d’année et plus encore pour l vénérable maison que sont les Éditions Flammarion.
      Je n’ai aucune connaissances en droit, je me fiche bien de savoir qui doit gagner de l’argent, qui doit payer etc… Il n’en demeure pas moins que je trouve la démarche ici faîte extrêmement intéressante par le débat qu’elle soulève. De plus, je vous rassure, il n’y aura aucun préjudice financier pour l’auteur et la maison d’édition (merci de vous en inquiéter). J’irais même jusqu’à parier que cela va augmenter les ventes.

      • Thierry says:

        Pour qu’il y ait débat, il faut des débatteurs. Un débat requiert des arguments et non une suite d’inepties !

      • Juju says:

        Ce genre de commentaires largement répandu ici me rappelle l’école, quand un élève plutôt aisé se faisait taper… “Bien-fait pour lui, il a pleins de sous de toute façon !”

        Encore une fois, la richesse de l’auteur n’a rien à faire là-dedans, c’est juste que la justice doit être rendue… par la justice, et non par un justicier.

  51. chris76 says:

    Analyse juridique culottée. Je crois que le seul moyen de voir si elle tient la route, c’est d’en confier l’analyse à un juge. Ce qui ne manquera pas d’être fait par l’éditeur du “chose”. L’argument de la viralité du copyleft est tout à fait pertinent : en effet, que ce soit sous GNU-GPL ou sous CC, il y a un auteur, qui peut laisser entièrement libre de droit, sont œuvre. Cela signifie qu’il n’y a pas de propriétaires, mais que si l’œuvre est utilisée, elle ne peut l’être qu’à la condition expresse (celle expressément rédigée dans la lettre de la licence) d’un respect des conditions initiales fixées par l’auteur (on peut amender, modifier, copier, être obligé de citer l’auteur, mais il faut autoriser les mêmes droits aux autres pour ses propres ajouts et modifications). La question qui se pose est : Michel Houellebecq a-t-il choisi de copier ou citer d’autres articles sous licence libre comme parti pris créatif (et dans ce cas son œuvre est sous licence CC), où par simple facilité ? Ces articles de wikipedia sont-ils parties intégrantes de l’œuvre ou de simple ajouts accessoires et remplaçables ? Intéressant. Si l’on considère la viralité du copyleft, tous les écoliers et tous les auteurs qui utilisent wikipedia et qui en citent les articles, voient leurs travaux rendus libres de ce simple fait d’utilisation, ce qui au final, colle assez bien avec l’esprit même des licences libres et de leurs auteurs.

  52. mrique says:

    PS : en tant qu’en étudiant en droit, je pense que tu as bien analysé l’impact du flattr sur ton blog….
    enfin, t’as un serveur costaud vu le buzz… C’est bon, là, il doit y avoir 25 000 copies sur les réseaux P2p, facebook et autre google docs..

  53. WilliamKramps says:

    D’abord bravo !
    Je ne suis pas d’accord avec ce que vous faites, ni ce que vous dites mais je suis bien obligé de reconnaître que vous avez un véritable panache qui fait plaisir à voir et à lire.
    J’espère, par contre, que vous avez les reins solides parce que cela risque de vous coutez quelques milliers (millions) d’euros voire quelque interdiction d’exercer.
    Michel H. serait donc coupable d’un délit de contrefaçon (si j’ai bien tout suivi).
    Pouvez-vous simplement me rappeler par quel tribunal a-t-il été condamné ?
    Non, parce que clairement je n’y connais rien en licence, mais clairement aussi, personnellement, je m’appuie sur la déclaration universelle des droits de l’homme et son article 11.

    “Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.”

    Je ne sais pas où vous avez fait votre droit mais je vous en prie, respectez, a minima, les préceptes que vous semblez si prompt à défendre.
    Encore une fois, je reconnais votre panache, vous avez une idée et vous allez au bout mais je vous assure et ce, sans être juriste, qu’un blog n’est pas un tribunal, que vous n’êtes pas magistrat et que vous n’avez, en aucune manière, le moindre droit de déclarer que Michel H. est coupable de quoi que ce soit. Aussi beau que soit votre raisonnement et ce, même si vous avez raison ! (ce dont je me fous un peu, à vrai dire)

    Pour conclure, vraiment, Monsieur, je vous réitère toute mon admiration à peu près aussi grande que mon inquiétude lorsque je vois un “juriste” enfreindre les plus élémentaires des principes de droit. Je repose donc ma simple question :
    Pouvez-vous, monsieur le juriste, me préciser, par quel tribunal Michel H. a-t-il été condamné ?
    Merci d’avance.
    (cela vous simplifiera peut être la vie que ma question soit sous le dernier article)

  54. chris76 says:

    J’ai lu rapidement que certains s’interrogent sur le qualificatif d’auteur à un contributeur de wikipedia : je suis l’auteur de ce billet, vous pouvez me citer, mais je ne vous autorise pas à me citer sans reprendre 100% du texte. Mon texte est libre de droits et sous licence GNU. Cela signifie que votre réponse si elle me cite (même une référence est une citation, juridiquement parlant), alors votre réponse obéit aux même règles. C’est la viralité. Un peu comme ces clients emails qui reprennent systématiquement les conversations échangée auparavant sur un même sujet avec un même destinataire.

    • Caton says:

      Euh, non. Si je reprend partie du texte de votre œuvre *en vous nommant*, l’exception de citation, qui justement arrête la contamination, s’applique.

      Je sais bien que le CPI est compliqué, mais essayez quand même de le lire!

  55. [...] dernier prix Goncourt est mis en ligne sur son blog par Florent Gallaire, un juriste spécialisé en droit [...]

  56. phil says:

    Bonjour,
    Je n’y connais rien en droit mais merci pour ce bouquin gratos.

  57. julien says:

    bravo pour votre initiative, en espérant que le tribunal sera clément avec vous car vous aurez incontestablement réussi à faire avancer la loi sur ces questions si compliquées.
    honte à houellebecq qui n’est même pas capable d’écrire un bouquin sans plagier wikipédia, mais comment peut-il avoir reçu ce goncourt ?

  58. cnul says:

    c’est nul comme raisonnement mais c’est un gros coup de pub réalisé avec le travail d’un autre, tu ne vaut donc pas beaucoup mieux que lui….
    En tout cas, met vite des bannières de pub ici, ça te permettra au moins de payer ton procès….

  59. skai says:

    N’empêche, quel coup de pub pour le Goncourt !

    y aurait ptet moyen de se faire récompenser par l’auteur et l’éditeur à titre de publicité via buzz organisé.

  60. Liouan says:

    Il est clair que si Flammarion attaque, tout sera affaire d’interprétation de la licence Creative Commons BY-SA.

    J’espère simplement que vous avez conscience du risque encouru.

    Écrire un article pour faire le buzz est une chose (et ça suffit pour mettre en lumière la violation de la licence), mettre à disposition le Goncourt (rien que ça…) en téléchargement gratuit (et potentiellement jugé illégal a posteriori), c’en est une autre.

    En tout cas, j’ai hâte de voir l’issue de cette affaire.

  61. Emmanuel says:

    Je suis d’accord avec Gubben… Un vieux qui parle de trucs de jeune qu’il ne maîtrise pas, ça fait un peu jouet fabriqué en Chine…

    Bref pour rejoindre le combat de Florent, il y a aussi le WC BOOK qui, en toute impunité, reproduit (cette fois-ci mot pour mot) Wikipedia, sans y faire référence. Ce que je trouve dégueulasse…

    J’ai relancé l’éditeur et les imprimeurs sans succès. Merci de mettre en ligne également ce livre (site de l’éditeur : http://www.wcbook.fr/)

  62. toto says:

    je croyais moi que c’etait un auteur disparu genre balzac
    a ouais il existe toujours non parce que ca à l’air chiant comme la pluie ce livre
    enfin lisais des vrai livre sympa genre asimov ou silverberg
    des trucs distrayant pas des trucs qui poussent à la déprime

  63. Benoit Jacob says:

    Florent, un autre truc: fais gaffe au lien flattr sur cette page. En monetisant ton blog, tu monetises ta mise a disposition de contenus dessus. Ca risque de donner inutilement des arguments a tes adversaires.

  64. Juju says:

    “Your comment is awaiting moderation. ”
    Tiens tiens bizarre, alors qu’un autre commentaire plus tardif a déjà été autorisé par la modération…

    Ceci n’est-il pas un peu contradictoire avec votre culture du “libre” ?

    • fgallaire says:

      Les commentaires des personnes ayant déjà eu un commentaire validé le sont ensuite automatiquement.
      Cordialement

      • Juju says:

        Ok,
        Mais mon premier commentaire n’a toujours pas été “accepté” ! Alors que celui-là l’est ?
        Je ne comprends vraiment pas votre façon de faire.

  65. Laurent says:

    À la lecture de certaines réactions je peux constater que l’idée du réservé+payant+médaille=bon+respect a encore de beaux jours, Je considère les auteurs de Wikipédia avec beaucoup de respect et je remercie l’auteur de ce blog de porter le débat sur la place publique (en plus je comprends mieux l’idée de révolution qui autre part réunis). Mais on n’est pas obligé de lire Houellebecq, hein ?

  66. Pierre says:

    j’ai du mal à dire si cela est légal ou pas, en tout ça va faire en tout cas faire lire les Francophones !

  67. roadrunner says:

    Vous démontrez là qu’il est possible de faire le buzz, voire de générer beaucoup de torts, tout en étant totalement dépourvu de talent!
    Je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël, car il y a fort à parier que votre stupide provocation finisse par se retourner contre vous, ahaha…

    • jeanpiledescoeurs says:

      allez une dernière pour la route : qu’est-ce qui vous permet de parler de “stupide provocation”, alors qu’un argumentaire complet a été déroulé sur le post dédié ? Avez-vous lu, seulement ? Je ne dis pas que M Gallaire a raison ou tort, je dis qu’il argumente et que par là il a fait le maximum qu’il pouvait pour justifier son propos publiquement.

    • Texon says:

      Moi je trouve que c’est fait avec talent, peut-être même que cela est comandité par Flammarion qui aurait engagé une de ses agences de com 2.0 pour buzzer sur le dernier-né de Houellbeck, celle-ci ayant choisi ce blog pour créer l’évènement… Avouez FGallaire!

  68. Lemuria says:

    Bravo, bonne initiative. Je vais diffuser aussi je pense, même si ça attire les emmerdes.

  69. Gérard says:

    Merci Florent, on se fout complètement de savoir si votre position est juridiquement valide, puisqu’elle est moralement légitime et… plutôt drolatique.

  70. mayale says:

    C’est bien pour Flamarion qui va comparer ses chiffres de ventes avec ceux d’un goucourt non-piraté ^^
    merci quand même ;)

  71. JiBi says:

    Le fourmillement de réactions produites par la mise en lumière de ce geste laisse à lui seul entendre qu’il y a matière à débat.

    • Benoit Jacob says:

      C’est sur qu’il y a matiere a debat sur ce qui constitue une oeuvre derivee: c’est mal defini. Un debat la-dessus est donc utile.

      Mais je ne vois vraiment pas de possibilite qu’un juge decide que le livre entier soit une oeuvre derivee des sections tirees de wikipedia.

      Florent pose une bonne question, puis y repond immediatement de facon a mon avis trop extreme.

      • JiBi says:

        Mr Gallaire a manifestement agit (entre autres) en fonction de son interprétation d’un texte. Et ce texte a clairement besoin d’être remanié si son acte est jugé licite, car il porte alors en son sein une faille qui va contre l’esprit du texte.
        J’espère que tout un chacun demeure attaché à la notion d’auteur, la diffusion culturelle en dépend… Imagine-t-on un instant étudier une pièce de Molière en oubliant qu’il s’agit de Molière ? Imagine-t-on parler de politique keynésienne en oubliant que c’est Keynes qui l’a imaginée ? Imagine-t-on qu’on s’imprègne de l’Histoire de France sans se soucier qu’elle est construite par des Max Gallo ? La notion d’auteur est essentielle à la richesse culturelle, car le savoir n’est pas universel, mais il fait autorité… et ceux qui mettent en péril le droit d’auteur au nom de revendications anti-commerciales sont en fait en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis.
        Car c’est bien un péril qu’il y a ici. En laissant se propager l’effet d’une licence libre sous prétexte qu’un second auteur a puisé chez un premier pour mener son travail, alors de proche en proche, c’est la notion même de reconnaissance dont nous sommes dépouillés.

        Ainsi, si vous dites au milieu d’un poème que la lettre “A” précède la lettre “B”, vous plaggiez Wiki. Qu’est-ce que ça veut dire ?????
        Cette interprétation-là de la licence libre va contre la diffusion culturelle car elle éteint chez tout auteur potentiel l’ambition possible de revendiquer la valeur de son discours en tant qu’il porte une nouveauté.
        Je dis donc qu’une telle interprétation va contre l’esprit de la licence libre. Celle-ci vise une large diffusion culturelle, avec un projet qu’on peut trouver souhaitable : l’accès à la culture pour tous. Mais cette ambition ne devrait pas compromettre l’idée que la culture est le fait des Hommes et qu’en cela elle a un prix.

        • jeanpiledescoeurs says:

          vous mélangez un peu tout : il n’a jamais été question d’oublier qui a dit quoi, mais d’être cohérent par rapport à une certaine logique qui est celle d’un certain type de licence gérant la diffusion de certains contenus. En, plus Molière est tombé dans le droit public… donc la comparaison n’a pas de pertinence

          ps faut-il comprendre par la référence à Max Gallo que tout ce que vous dites est du 8e degré ?
          donc soit vous faites de l’humour destroy et je m’incline, bravo, plus pince sans rire on meurt, soit vous êtes sérieux, et alors là je l’incline encore plus en vous souhaitant une bonne très longue nuit cérébrale

  72. Isabelle says:

    Bravo, excellent !!!!!

  73. toto says:

    Vos idées de révolution par le tout gratuit est un truc de jeune qui va vieillir bien vite. Vous vieillirez avec lui. Vous serez vieux, toujours aussi cons, wikipédia aura fait son office : du gratuit sans fond, à moitié faux, de l’ersatz, de l’intelligence artificielle. Du rien gratuit, ça reste du rien.

    • fgallaire says:

      Vous ne comprenez pas que c’est de liberté dont on parle ici.

    • Texon says:

      libre ≠ gratuit
      Cela ne s’oppose cependant pas.
      Je serais curieux de savoir ce que vous pensez des groupes de musiques qui distribuent leur musique gratuitement en permettant de faire un don d’un montant libre si on le souhaite, comme les freewares d’ailleurs. Est-ce un “truc” de vieux, de jeune, de quadra peut-être? Et à quel âge est-on mature selon-vous?

  74. Moule says:

    Je trouve étonnant que le discours majoritaire dans les commentaires soit de dire que Houellebecq a plagié. Ce mot a un sens juridique, et il reste à prouver que ce qu’il a fait va dans ce sens. Et ensuite ce mot a un sens au niveau littéraire, plagier une oeuvre, c’est pomper ses idées, s’approprier son style. Le plagiat est différent du collage qui est une technique littéraire éprouvée aujourd’hui. Cela consiste à copier des parties d’une autre texte et des faire naitre des relations entre le texte de l’auteur et celui qui est copié, pour faire court. C’est une technique tout à fait noble, et même si l’on peut estimer par exemple que Houellebecq a loupé son collage, on ne peut pas l’accuser de plagiat.
    J’ai pu lire qu’il existait un droit au collage s’applique avant celui lié à la licence. Si c’est effectivement le cas, Houellebecq serait dans son droit, même avec l’interprétation de cet article. Florent Gallaire, un avis ?

    • Zoss says:

      Collage, oui, si on cite ses sources. Sinon, c’est du plagiat.

      • arnob says:

        et si je fais un collage graphique en utilisant des photos d’oeuvres d’art découpées dans un magazine je cite mes sources + le nom des journaux où j’ai pris les photos ? J’écris mes sources au dos du collage ? ou sur ? à coté ?

        • Zoss says:

          “et si je fais un collage graphique en utilisant des photos d’oeuvres d’art découpées dans un magazine je cite mes sources + le nom des journaux où j’ai pris les photos ? J’écris mes sources au dos du collage ? ou sur ? à coté ?”

          Ah oui, c’est vrai, le problème au fond, c’est le manque de place pour citer ses sources… Vous ne manquez pas d’humour !

  75. pascal says:

    Tous ceux qui tombent sur les fesses n’ont jamais du lire Houellebecq. Le seul que j’ai lu (j’en ai oublié jusqu’au titre) était un plagiat du programme télé… c’est dire le talent du gars !

  76. bohwaz says:

    Bravo pour le courage de montrer que les licences GPL / CC / Art Libre / FDL / etc. (le copyleft en général donc) ne sont pas de simples droit à piller une oeuvre mais une logique de communauté créative basée sur la viralité. Toute oeuvre dérivée d’une oeuvre copyleft doit être en copyleft aussi. Je n’ai pas lu le bouquin cité mais s’il reprends des bouts de wikipédia et que la courte citation ne s’applique pas alors il est en faute, le livre est bien en CC-By-Sa, même si ça ne plaît pas aux petits rigolos ici qui disent que les collaborateurs de wikipédia ne sont pas des auteurs.

    Je ne parle même pas d’un ‘juriste spécialisé en propriété intellectuelle’ qui dis, je cite “On ne peut pas forcer un auteur à choisir une licence particulière”. Non mais on peux forcer un auteur qui a fait une oeuvre dérivée d’une oeuvre sous licence à respecter cette licence et donc à appliquer la licence qu’il a lui-même choisit.

    En tout cas si ça se retrouve au tribunal ça promet d’être intéressant (en espérant que ça se passe bien), et bon courage et merci pour ce courage.

    Pour info, une décision récente en Belgique : “Le tribunal se réfère notamment au commentaire de doctrine de XXXX et confirme que la licence Creative Commons est valide et applicable au cas d’espèce.”

    En tant qu’auteur sous licence Art Libre (et CC-By-Sa) je suis heureux qu’enfin des gens se préoccupent de notre condition et du pillage perpétré par les défendeurs du droit d’auteur ‘classique’.

  77. Stéphane says:

    Moi je vais simplement dire Merci !

  78. Nono says:

    N’est-il pas du devoir de Michel renoncer à réclamer son droit ?

    Vive les droits d’auteurs !
    Et leurs devoirs alors ?
    Et ceux du lecteur ?
    Et leurs droits ?

  79. SAT says:

    Bonjour chacun et libre sinon revenons au moyen age
    En chine touts les mobile sont reproduit

  80. freecapsules says:

    Mais il parait qu’on peut lire l’oeuvre ici en ligne ?

    Ou est le livre ????

  81. freecapsules says:

    bon courage avec les avocats de Houellbeck

  82. tytire says:

    l’objectif poursuivi par la licence CC est légitime et il y a matière à discuter sur une éventuelle violation des droits des auteurs qui ont souhaité “protéger” leurs articles avec ce type de licence.

    Néanmoins, il est de principe que l’accessoire suit le principal et non l’inverse. Au regard des conséquences excessives que pourrait avoir la reconnaissance d’une telle “viralité”, j’ai quelque doute sur le fait qu’un juge puisse adopter le raisonnement de ce blog…

  83. Brunoo says:

    J’en reste bouche bée tellement cet article et certains commentaires sont tout simplement hallucinant. Là vous avez fait fort franchement.
    Une telle méconnaissance du droit.. aïe
    Fallait un minimum vous renseignez avant de vous lancer dans ce genre de chose ! Maintenant c’est trop tard, vous allez côtoyer le tribunal ça c’est sur.
    Vous allez devoir prendre un bon avocat ! Le droit de la propriété intellectuelle je l’ai appris en 2ème année de droit !
    Je ne sais pas ce qui vous à pris, c’est sans doute le communisme du 21ème siècle, le mec qui croit pouvoir diffuser gratuitement toute une œuvre parce que quelques pauvres articles qui se battent en duel sont sous licence libre.

    Mais lol !
    Tout à l’heure avec mes collègues du cabinet on en parlait, ils vous ont pris pour un dingue !

    J’ai hâte de voir la suite !

    • fgallaire says:

      “D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez.”

      • Christophe Opec says:

        Il eu peut-être été bon de citer Gandhi…^^
        J’ai bien aimé votre démonstration.
        Merci de mettre le sujet des licences libres sur le tapis.
        C’est à la hussarde, certes, mais la “victime” n’est pas une faible personne.
        Bon courage pour le futur procès…

      • Alexandre says:

        Belle citation !

  84. Pertoto says:

    Je n’ai pas les compétences requises pour dire si vous avez juridiquement raison ou pas mais je salue votre initiative que je pense courageuse et que j’espère sans calcul.
    Je suivrai la conclusion juridique de l’affaire.
    Amitiés

  85. anithéa says:

    Super, je vais pouvoir lire ça ce soir .
    Merci encore.

  86. Ronald says:

    Téléchargé. merci houéhoué.

  87. 1989 says:

    Michel Houellebecq est l’écrivain le plus con du monde

  88. bgn9000 says:

    Bonsoir Monsieur Gallaire,
    Je comprends parfaitement votre logique. J’ai même téléchargé le pdf à titre de curiosité comme si j’étais dans une librairie et que je feuilletais les pages pour me faire une idée. Honnêtement, je pense que Wikipedia a un positionnement qui va devenir de plus en plus difficile à tenir, en quelque sorte victime de son succès. Il serait dommage qu’une sorte de censure se crée autour de ce média incontournable sur le web. D’autant plus que le web est devenu un média incontournable dans beaucoup de domaines et notamment dans l’écriture d’œuvre de fiction. Je pense aussi que si je devais lire le pdf, j’irai acheté le livre, car ce serait que justice par rapport au travail prohibitif en temps que représente l’écriture. C’est ce que je faisais quand j’étais étudiant et que je récupérais un jeu par un moyen ou par un autre. C’est de l’honnêteté intellectuelle. Et ceci quelque soit les jugements souvent portés par la jalousie ou la haine envers celui qui réussit.
    Bref, si je vois un intérêt dans toute diatribe, c’est que les sujets abordés sont nombreux et méritent que l’on s’y penche. Le monde change et la France ne s’en aperçoit pas tout à fait. C’est donc une bonne action en définitive. De plus, si je finis par acheter le livre, alors Michel Houellebecq aura gagné un lecteur qui n’aurait pas eu vu le nombre incalculable d’œuvre de qualité à lire ou à relire dans une seule vie.

  89. imbécile heureuse says:

    Merci de nous faire réfléchir tant par votre action que par la lecture des nombreux commentaires qu’elle a suscités.

    Le travail de Houellebecq m’évoque la citation suivante de Jim Jarmush, à l’heure d’internet et du plagiat facilité et généralisé : “Nothing is original. Steal from anywhere that resonates with inspiration or fuels your imagination. Devour old films, new films, music, books, paintings, photographs, poems, dreams, random conversations, architecture, bridges, street signs, trees, clouds, bodies of water, light and shadows. Select only things to steal from that speak directly to your soul. If you do this, your work (and theft) will be authentic.
    Authenticity is invaluable ; originality is non-existent. And don’t bother concealing your thievery-celebrate it if you feel like it. In any cas, always remember what Jean-Luc Godard said: “It’s not where you take things from-it’s where you take them to”.

    Bref, quand on “plagie”, ce n’est pas le “plagiat” qui compte mais ce que l’on en fait, le résultat que l’on obtient. Il me semble que Houellebecq réalise une oeuvre authentique en écrivant son livre, malgré les récupérations sur wikipédia. Ce ne sont pas quelques paragraphes qui peuvent interdire à son oeuvre de se réclamer de ce statut. Et il me semble donc que c’est à l’écrivain de décider de la façon de distribuer son oeuvre et non à ceux qui ne l’ont pas écrite (dans le cas présent vous l’auteur de ce blog) de décider à leur place.

    Cela dit, merci pour le livre.

    • Georges says:

      Grâce à la licence CC vous pouvez reprendre les extraits du livre qui vous intéressent et en faire quelque chose de mieux en apportant vos propres contributions tout en restant sous cette licence. Ainsi quelqu’un reprendra votre oeuvre, y ajoutera sa contribution et l’amènera ailleurs et ainsi de suite. Tout ça légalement, d’où l’intérêt de cette licence.

    • jeanpiledescoeurs says:

      il n’est nulle part dit que l’oeuvre de Houellebecq n’est pas authentique mais qu’elle est authentiquement une oeuvre sous licence libre du fait qu’elle intègre des fragments libres. L’argument vaut ce qu’il vaut, mais autant s’y tenir, puisque c’est de cela qu’il est question !

      • jeanpiledescoeurs says:

        en outre J L Godard a lui même soutenu financièrement un internaute qui a téléchargé des films en infraction par rapport à la loi Hadopi

  90. thilp says:

    Après avoir lu tous les commentaires précédents, qui donnent sérieusement à réfléchir (hormis un), je saisis mieux la démarche et vous en admire d’autant plus. Mon avis sur la question n’est pas pertinent, ignare que je suis de ces questions ; ce qui me fait en revanche grimper au rideau, c’est de voir ici aussi Altshift, ce croisé anti-Wikipédia dont l’activité principale est de répéter son leitmotiv en boucle, quand il ne vandalise pas une encyclopédie pour enfants.
    Et c’est ce que je veux évoquer. Quel que soit le fond de l’affaire, quelle que soit la valeur de votre analyse, il s’agit de tenir (vous vous êtes choisi ce rôle), raisonnablement envers ceux qui l’attaquent, mais absolument envers ceux qui voudraient la défoncer aussi aveuglément et grossièrement que ce troll vulgaire. Je vous aime bien ; bon courage !

  91. Open Economie says:

    @ Les juristes stagiaires de Flamarion et de l’hadopi and co : La régle sur internet est simple : soit vous adoptez le nouveau modèle économiques basé sur le partage du savoir, soit vous essayer de défendre le vieux régimes esclavagiste (5% du revenu va aux ayant droit…).

    C’est vrai que la mafia qui vous paye (distributeur, producteur…etc) est encore puissante pour infléchir certaine lois en leur faveur (bafouillant par la même occasion les droits élémentaires d’expression, de la propriété et de la liberté du simple mortel…). Mais, le tsunami Open finira par triompher, et “l’hadopi connexion” finira par tomber, et nous crierons victoire pour la liberté, la dignité et l’équité pour tous les auteurs et artistes!

    • Caracalla says:

      Et le français a malheureusement perdu avec ton discours débordant de fautes… :-D

  92. Laurent PELE says:

    Bonjour,
    je suis d’accord avec l’analyse comme quoi l’oeuvre de Houellebecq serait une oeuvre composite et qu’il aurait commis un délit de contrefaçon en ne respectant pas la paternité de l’oeuvre ni les conditions de la licence logiciel libre mais rien en droit ne permet de dire que le livre de Houellebecq est soumis au régime de la licence commons ! d’ailleurs l’analyse juridique n’étaye nullement ce point.

    Les conséquence de cela sont les suivantes :
    - les auteurs des articles de WP concernés peuvent attaquer Houellebecq et Flamarion pour contrefaçon (mais les articles de WP étant une oeuvre collective, pas évident de savoir qui est titulaire des droits et porter plainte, le droit moral étant très limité en matière d’oeuvre collective, seul Wikimedia aurait droit à action).
    - le fait que Houellebecq et Flamarion ne respectent pas la licence Commons en ne pmettant pas leur oeuvre dans le domaine public peut tout au plus être considéré comme ouvrant droit à des dommages et intêrêts (de la part de Wikipedia) mais ne saurait mettre l’oeuvre dans le domaine public.
    - a mon avis, seul dans le cas des logiciels (pas des livres), l’auteur a la possibilité de contrôler l’utilisation de son oeuvre (articles L 122-6et L 335-3 du CPI), donc le non respect de cette clause ne donne pas de dommages et intérêts supplémentaires à ceux qui pourraient être obtenus pour reproduction sans autorisation

    - Monsieur Gallaire qui n’a aucun droit sur les articles en cause ne peut poursuivre Houellebecq ou Flamarion pour contrefaçon
    - a fortiori Monsieur Gallaire n’a aucun droit pour reproduire l’oeuvre de Houellebecq et commet un acte de contrefaçon
    -Flamarion peut parfaitement poursuivre M Gallaire en contrefaçon, tout comme d’ailleurs Wikimedia et Flamarion a toutes les chances d’obtenir gain de cause puisque l’apport de Houellebecq est original et l’ouevre ne se limite guère à ces 3 articles de wikipedia.
    - M Galaire est un contrefacteur
    - M Gallaire ne peut bénéficier de l’exception d’irresponsabilité pénale pour “erreur sur le droit” car rien ne l’obligeait à reproduire l’oeuvre de Houellebecq.

  93. Zoss says:

    Le seul vrai problème, c’est que le format PDF est fortement inadapté à la lecture d’un roman ! Il aurait fallu le proposer en .rtf ou .epub… ;)

  94. sirius says:

    De très intéressants développements sur ce blogue, mais ne faudrait il pas retourner à la définition même d’une licence?

    une licence c’est une autorisation, sous certaines conditionsn d’utilisation d’un matériau (au sens d’un logiciel, d’un texte, etc…)

    Quelle est la conséquence du non respect de ces conditions?

    L’interdiction d’utiliser ledit matériau.

    En aucun cas le non respect de la licence ne donne de droits sur l’oeuvre qui incorpore ce matériau. une simple licence n’a pas le pouvoir de priver un auteur de ses droits. Une licence n’est pas une cession des droits du bénéficiaire de cette licence.

    Tout ce qui pourrait être fait, c’est interdire l’exploitation du livre qui viole la licence, mais celà ne modifie pas les droits de l’auteur sur les parties dont il est le créateur.

    Ces droits lui sont garantis par la loi, notamment par des dispositions d’ordre public que l’auteur lui-même ne peut aliéner.

    Un simple contrat ne peut remettre en cause ce type de lois qui s’imposent même face à des clauses contractuelles contraires.

    Il est tentant de prendre le raisonnement dans l’autre sens pour aboutir à l’idée de licence virale, mais c’est nié que le droit d’auteur, en france, est fait pour protéger les auteurs avant tout.

    Nous ne sommes pas dans un système de copyright anglo saxon pour lequel l’analyse serait différente.

    D’ou le danger aussi de simplement traduire des licences qui trouve leur efficacité dans le système juridique anglo-saxon mais qui se heurte à des analyse très différentes notamment en France.

    • atree2 says:

      Voir Pietro ci-dessus : M. Houellebecq n’enfreint rien, il a(aurait) accepté la CC by-SA par son utilisation du matériaux en question, en conscience des conséquences de ce choix. C’est en tout cas la version de F. Gallaire.

  95. fred says:

    Merci à vous pour cette belle initiative. C’est juste étonnant de voir tant de gens se plaindre… Pour une fois que la loi va dans le sens du libre!

  96. Leg says:

    C’est un peu une action de justicier ; il y a des lois et la procédure employée sur le site n’est pas destinée à aller vers quelque chose de légal.
    Quant à ceux qui téléchargent ce lien, ils ont dû le faire pour valider la véracité de l’information transposée dans les médias, et se rendre compte de la hauteur de l’acte. Hé oui, je peux faire un lien avec indiqué “Harry potter 7″ et vous faire partager Home, totalement gratuit. Est-ce que vous allez vous en rendre compte avant, après ? … En tout cas pour le coup on se rapproche des piratages de film en terme de rapidité.

  97. Est-ce si important en soi? La majorité des lecteurs restent fidèles au support papier, le numérique restant marginal

    • atree2 says:

      Ça n’aura effectivement vraisemblablement aucun impact sur les ventes.

      D’autant plus que la version Gallimard (certes chère) aura probablement un confort de lecture bien supérieur (en particulier sur matériel portable).

  98. Gallaire, Don Quichotte du Libre,
    de tout coeur avec toi.

    Copyleft Power !!!

  99. Moule says:

    Un précédent allemand :
    http://www.jfb.hu/node/1302

  100. Ridha says:

    Merci pour le partage

  101. Blabla says:

    Vive le communisme, la nationalisation et vive la gratuité de l’art…

    J’ai trouvé une utilité à mon iphone dans le bus :p !
    Non plus sérieusement

    Bravo pour le coup de buzz! ça donne quoi le traffic? :)

    Moi qui aime bien relancer les débats, si on parlait des brevets pharmaceutiques qui empêchent des petits africains de survivre à des maladies abominables?

    Oui je sais Sanofi virent sur le champ 23 000 employés et vous n’aimez pas ça en France… Ya t-il une solution intermédiaire?

    BlaBla
    Montréal

  102. Sol says:

    Incroyables les avis…

    Mais vraiment. Mention spécial à “Oups” qui n’a surement pas du travailler bien dure à écrire quelque chose dans sa vie…

    Copier/Coller, même en modifiant certains mots, sans citer l’auteur original (et il faut encore le répéter, tout article de WP a un/des auteurs) tombe sous le terme de plagiat.

    Je crois que beaucoup devraient se mettre à la place des auteurs de wikipédia. Investir de soi même, de sont temps libre, pour au final être recopié et n’avoir aucuns lauriers, c’est vraiment décevant. Le monde scientifique est quand même moins abrupt et avide face à ce genre de pratique.

    Pour ceux qui sont à dédramatiser le geste de Houellebecq, je vous invite à consulter “http://www.slate.fr/story/26745/wikipedia-plagiat-michel-houellebecq-carte-territoire” et à vous rendre compte par vous même de l’ampleur du plagiat.

    • arnob says:

      “Je crois que beaucoup devraient se mettre à la place des auteurs de wikipédia. Investir de soi même, de sont temps libre, pour au final être recopié et n’avoir aucuns lauriers, c’est vraiment décevant.”

      faut pas exagérer non plus, ce n’est pas comme si une encyclopédie concurente avait plagié Wikipédia, il y une différence quand même.

    • Ysidore says:

      Oui, on se rend compte que le plagiat est assez limité.

  103. yazan says:

    ou comment faire le buzz!!!!!

  104. JG says:

    Bonjour,

    Je soutiens à 100% votre initiative, cependant rapidshare est à mon sens le pire des sites de partage de fichier, pour ma part je reçois un message d’erreur puis une invitation à souscrire à leur offre “pro” (ie payer), ce que je ne souhaite évidemment pas.

    Pourriez vous uploader le pdf vers hotfile par exemple (ou megaupload) ? Tous deux fonctionnent très bien et ne sont pas connus pour leurs soit disant pbs techniques qui cachent en réalité une quasi obligation de paiement.

    Merci beaucoup d’avance et encore bravo pour votre initiative!

  105. pat says:

    Chapeau bas!

    Faut en avoir pour s’attaquer a l’oeuvre de SAS Michel Houellebecq…

    Maintenant, ca va certainement barder mais bon, tu t-y attendais, non?

    Bon courage et bonne chance!

  106. rocbo says:

    J’ai créé, à partir d’une dépêche AFP, une page intitulée :
    Où est le bec ? Gallaire !!!
    “La carte et le territoire“ sous licence Creative Commons !

    Faut-il préciser que cette action n’est vraiment pas pour me déplaire ?
    Et si Florent se trouve, pour cette action, dans une galère …
    je veux bien ramer avec lui.

  107. OWickerman says:

    Juste deux citations :
    “Wikipédia est un projet d’encyclopédie collective établie sur Internet, universelle, multilingue et fonctionnant sur le principe du wiki. Wikipédia a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, neutre et vérifiable, que chacun peut éditer et améliorer.

    Le cadre du projet est défini par des principes fondateurs. Son contenu est sous licence Creative Commons by-sa et peut être copié et réutilisé sous la même licence – même à des fins commerciales – sous réserve d’en respecter les conditions.

    Actuellement, 768 articles de qualité et 1 143 bons articles répondent aux critères établis par la communauté et font honneur à l’encyclopédie.”
    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal
    Et :
    “#

    Paternité — Vous devez citer le nom de l’auteur original de la manière indiquée par l’auteur de l’oeuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d’une manière qui suggérerait qu’ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l’oeuvre).

    Attribute this work:
    Information
    What does “Attribute this work” mean?
    The page you came from contained embedded licensing metadata, including how the creator wishes to be attributed for re-use. You can use the HTML here to cite the work. Doing so will also include metadata on your page so that others can find the original work as well.
    #

    Partage des Conditions Initiales à l’Identique — Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci. ”
    Source : http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

    Le titre même de l’œuvre semble être un plagiat de la théorie de sémantique générale d’Alfred Korzybski telle que vulgarisée par A.E. Van Vogt dans le cycle du A (lire non-A).

  108. agogué jean-luc says:

    Alfred Korzybski à écrit un ouvrage qui s’appelle la carte n’est pas le Territoire, (tp://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Korzybski#Bibliographie_des_livres_en_ligne_d.27Alfred_Korzybski ) est ce que vous savez si on a le droit de reprendre ou de plagier le titre d’un livre comme l’a fait Michel Houellebecq ?

  109. Malina says:

    M’en fous, je vais lire le livre.

  110. yan says:

    Merci pour cette distraction! Il est très amusant de voir l’industrie du divertissement, toujours si prompte à se plaindre du piratage, se faire piquer la main dans le sac… et piéger par une license libre contaminante!

    Ceux qui ont légiféré dans le but de voir internet se filtrer et ce censurer seront peut-être un de ces jours obligés de s’autocensurer car un Protex de l’édition, auquel ils soumettront leur créations avant parution, aura tilté sur du texte (y compris les traductions en papou!) avec une license libre! Un futur marché pour blackduck!?

    Quand on déclare des guerres, il faut s’assurer de ses arrières!

  111. Benoit says:

    Libre ou pas , je ne lirais jamais cet écrivain de pacotille .

  112. [...] pour les cadeaux de Noël !), il suffit d’aller sur Internet  pour télécharger directement La Carte et le territoire de Michel [...]

  113. Caracalla says:

    Ce post est très courageux, et je voudrais vous remercier. Les commentaires sont vraiment très intéressants, comme quoi le débat provoqué par cette histoire est des plus nécessaire !

    Ma réaction première a bien entendu été de télécharger le pdf, pour “feuilleter le livre comme en librairie” (comme disait un certain commentaire). Il m’est inconcevable de lire un roman autrement qu’en me le procurant physiquement, aussi je ne crois pas que mon téléchargement ne signifie une vente de perdue pour Houellebecq et Flammarion. Il en va sans doute de même pour la plupart des visiteurs de ce blog. Etant un contributeur fréquent de Wikipédia, je ne me sentirais pas offensé si un de mes articles était “plagié”. Je pense que c’est le but de Wikipédia justement, de fournir gratuitement une base de connaissance à tout le monde. Aussi peut-être que le côté “viral” de la licence qui le régit est superflu, et devrait être remplacé par du libre de droits… C’est bien tout ce que je puis dire sur la question du “libre ou non”.

    Au passage, je n’avais aucune envie de lire ce livre, mais j’ai bien envie d’en citer la fin : “Je n’ai d’habitude personne à remercier, parce que je me documente assez peu, très peu même si l’on compare à un auteur américain.”

    Il m’est d’avis qu’avec une telle démonstration de suffisance, l’auteur ne mérite que de perdre le procès. Au diable son Goncourt et l’élitisme de la caste littéraire française qui se considère tellement géniale qu’elle n’aurait pas besoin de se documenter ? Je me refuse de lire une ligne de plus d’un personnage aussi rebutant.

    N.B: D’ailleurs une question me taraude, comment vous êtes-vous procuré ce pdf ?

    • atree2 says:

      Non, nous (auteurs de Wikipedia) avons voté pour cette licence. Nous ne désirons pas que nos écrits soit utilisés par n’importe qui sans citation ni reprise de la licence.
      Si M. Houellebecq ne voulait pas de cette licence (à supposer qu’il se soit posé la question), il n’avait qu’à s’abstenir de recopier des morceau de Wikipedia.

    • balouin says:

      Qu’est-ce que tu veux dire au juste ? Depuis quand la qualité d’une œuvre littéraire est-elle fondée sur de la « documentation » ?? C’est totalement ridicule… renseigne-toi un peu sur ce qu’on entend depuis mille ans par « littérature »

  114. polo says:

    Pas mal, je mets ça sur mon Facebook et sur un site pratique pour diffuser les informations (Digg France), si ça peut servir à d’autres c’est cool, car votre page a l’air mal référencée quand même, le lien que j’ai mis c’est http://www.digg-france.com

  115. Dong Hai says:

    Mr Gallaire a raison de mettre le pied dans le plat pour soulever un vrai problème, mais c’est sûr qu’il prend des risques.
    Je lui fais confiance pour avoir mesuré les risques avant de publier l’oeuvre sans autorisation de l’éditeur sur son blog.

    Comme je ne suis ni juriste ni juge, je ne puis m’avancer sur la décision finale du tribunal compétent (car je crois que l’éditeur de l’auteur va intenter un procès à Mr Gallaire).
    Même Mr Gallaire perd le procès contre l’éditeur, je crois en la justice de mon pays et aucun tribunal ne pourra le condamner lourdement : la justice Francaise est rendue au nom des citoyens et je suis un citoyen.
    En tant que citoyen, je me rangerai du côté du soutien (financier et/ou moral) pour Mr Gallaire.

    Mr Gallaire aura le mérite de créer une jurisprudence (a moins que cela existe déjà) sur le sujet.

    Dong Hai

  116. FB says:

    Eh oui enfin une affaire portée devant le grand public et le monde entier. Ce mouvement libre existe pour tout : logiciels libres, musique, livres et toutes les créations artistiques ou non… brevets
    Cette licence (et dérivées) a été initialisé par Richard Stallman et est encore soutenue par lui et son équipe de la FSF.
    Les personnes souhaitant librement échanger sous ces licences se sont organisées pour le faire ; dans ce cas ceux qui ne veulent pas faire parti de ce mouvement ne sont pas obligés de le rejoindre mais doivent en respecter les droits et usages.
    Le monde libre regarde cette affaire, que Flammarion le sache !

  117. Thierry says:

    Cher Monsieur Gallaire, vos arguments sont fallacieux et irrecevables sur le fond comme sur la forme. Il ne sert d’ailleurs à rien d’en discuter. En téléchargeant votre fichier pdf, j’ai eu le sentiment de commettre un vol à l’étalage. Si je l’ai fait jusqu’au bout, c’est bien pour en témoigner éventuellement le moment venu. A charge évidemment. Salutations. Thierry

    • srx says:

      En téléchargeant votre fichier pdf, [...]. Si je l’ai fait jusqu’au bout, c’est évidemment par curiosité, puis pour le lire et le faire suivre par mail à ma famille, mes amis et mes collègues et leur dire “Voyez comme je suis à la pointe de l’actualité j’ai le dernier Ouelbec au format PDF”…

    • Stéphane says:

      Bonjour,

      Mon cher monsieur en ayant téléchargé ce fichier consciemment, que ce soit pour témoigner à charge le moment venu ou pour le lire, vous êtes tout aussi responsable que les personnes qui partagent des films, logiciels ou autres sur les réseaux de peer-to-peer.

      Monsieur Gallaire, j’espère pour vous que cela ne passera pas trop mal, même si je ne légitime pas votre façon de faire, je dois reconnaitre que vous avez un sacré courage de vous exposer ainsi.

      Cordialement

      • Thierry says:

        Mon cher Monsieur,
        1°) Je n’échange aucun fichier via le peer to peer autre système de ce genre.
        2°) J’ai téléchargé ce ficher illégal DONC je peux en parler.
        3°) Ce monsieur Gallaire ne fait preuve d’aucun courage : il profite du talent d’autrui pour se faire une image. J’appelle cela un parasite.

    • Zoss says:

      “En téléchargeant votre fichier pdf, j’ai eu le sentiment de commettre un vol à l’étalage.” A ceci près que, quand on commet un vol à l’étalage, on dérobe quelque chose qui va manquer à son propriétaire. En l’espèce, il n’y a pas de vol, mais tout au plus un manque à gagner.

      • Thierry says:

        J’ai exprimé un “sentiment”, en l’occurence une désagréable imprresion ressentie profondément. Pas une réalité objective.

    • Texon says:

      En ce cas vous tout sauf une personne de bonne moralité si vous commettez un vol en toute conscience. Ça fonctionne aussi avec le meurtre: “J’ai tué quelqu’un pour démontrer que c’est mal et que j’en suis persuadé”.
      J’ai le plaisir que vous entrez dans mon top ten des commentaires les plus idiot qui ont été fait sur cet article.

      • Thierry says:

        Avant de distributer vos “satisfectit” et autres conneries du gnere, vous devriez apprendre la syntaxte, la grammaire et l’orthographe. Votre argumentation est imbécile.

        • Texon says:

          Toutes mes excuses, il était tard mais je ne pouvais me résoudre à aller me coucher tellement tous ces commentaires étaient passionnants et les piles de mon clavier étaient en bout de course ce qui explique les mots manquants (mais non les fautes, j’en conviens). De plus, je ne pouvais m’empêcher de rire.
          Quant à mon argumentaire, il est très exactement au niveau du votre comme vous le soulignez si justement. .

    • Pain says:

      C’est troublant, beaucoup de commentaires présentent la mise à disposition du pdf comme la sanction d’un crime, et son téléchargement comme un péché !

  118. freecapsules says:

    bonne chance avec les avocats de flammarion !!!!

  119. irene says:

    je ne comprends rien à tout votre blabla juridique. la seule chose que je me demande, monsieur florent gallaire, est si par votre procédé vous ne mettez pas en péril les droits de tous les auteurs ?
    et en quoi cela vous profite-t-il ?

    s’il vous plaît, je suis très naïve, alors expliquez-moi.

    merci

    • fgallaire says:

      Je défends au contraire les droits des auteurs.
      Cela me profite en tant qu’auteur de parties de Wikipédia, et cela me profite en tant qu’auteur des articles de ce blog (Creative Commons BY-NC-SA).

      • atree2 says:

        Effectivement, en tant qu’auteur de Wikipédia (nous sommes beaucoup plus que que d’auteurs publiés par l’industrie du livre), je vous remercie de votre défense.

  120. Stephane says:

    Pour être franc, je pense que vous avez pris un risque considérable en publiant massivement l’oeuvre, qui plus est si l’on considère qu’il s’agit une “oeuvre “consacrée, attendue donc pour générer un maximum de profit.

    Toutefois, et quelques puissent être vos motivations ou votre degré de conscience sur les risques encourus, vous avez au moins un mérite que nul ne saurait honnêtement vous contester : vous avez mis au coeur de la cité la question jusque-là reservée aux seuls geeks et autres libvertaires de tous poils des droits d’auteur, et plus spécifiquement des licences libres.

    Vos détracteurs appartiennent à un monde qui tend à disparaître; ils ignorent encore que le paradigme a déjà changé, et qu’ils appartiennent au passé. L’histoire les fera passé au mieux pour des réfractaires au pire pour des réactionnaire sans aucun sens de l’histoire, précisément.

    Aussi et pour toutes ces raisons, je vous apporte mon soutien plein et entier ; encore une fois, je ne souhaite pas commenter le sens de votre démarche ni sa légitimité. Mais j’aime le culot, et de toute évidence vous n’en manquez pas. Vous apprendrez eut-être à vos dépends que la société aplanit tout et tout le monde. Mais ne regrettez rien, votre geste quoiqu’un brin audacieux et excessif a secoué les consciences.

    Vous en paierez sans doute le prix individuellement, mais le débat public y gagnera. Ensuite, je ne saurais dire si la cause du libre elle y gagnera. Quand on observe les bouffonneries d’un gouvernement totalement ignorant des enjeux de la société des NTIC, on peut sérieusement s’interroger !

    J’espère que vous ne paierez pas trop cher le prix de votre héroïsme.

    Sincèrement,

    Stéphane.

    • Altshift says:

      Rien à vois avec les LIBERTAIRES, mais au contraire avec les LIBERTARIENS, continuer d’alimenter la confusion entre wikipédia qui est une initiative et montre un fonctionnement ultra-liberal et les principes libertaires est totalement erroné.

      Les licences libres c’est du vol, wikipédia c’est l’aboutissement ultime e la société de consommation où on motive les gens à consommer de l’internet avec une accumulation d’arguments fallacieux… et des discours d’une totale duplicité.

      On ne peut qu’espérer que gallaire finira sur la paille en tant que héros de l’ultra-libéralisme, condamné par une société qui croit aux mêmes valeurs que lui.
      On peu espérer que sa démarche héroïque montrera la duplicité de wikipédia et portera un coup fatal aux licences CC. Si les développeurs de logiciels ont besoin de licences libres pour développer collectivement leurs produits, ils n’ont pas besoin d’imposer cela aux véritables œuvres de l’esprit, œuvres dont ils prouvent encore une fois ignorer totalement la (ou les ) natures.

      Vous voulez militer contre la propriété intellectuelle ? Militez donc tous , et en premier lieu, contre la propriété privée ! La propriété intelectuelle, en france, contrairement aux états unis, sert à protéger les auteurs de la rapacité des éditeurs : les licences CC by SA ne servent qu’à permettre à quicnque de faire du blé sur le dos de l’auteur à l’exception de l’auteur lui même… Bravo pour l’humanisme.

  121. Alexandre says:

    J’AI UNE IDEE :

    Puisque que ce Houellebecq est nécessairement sous Licence Creative Commons, il est donc, non seulement copiable, mais aussi, librement commercialisable par n’importe qui, et ce, même sans rémunérer l’auteur !

    Voici mon tuyau : Commercialisez donc le discours désabusé et misanthropique de Houellebecq… imprimé sur rouleaux de papier toilette! Effet, Buzz, et revenus garantis.

  122. RDV-Rendez-Vous says:

    J’y comprends rien en loi, mais y’a quand m^me une sorte d’accord, un CLUF ou ché pas quoi, le mec qui va sur Wikipédia est d’accord avec les conditions d’utilisatons… le mec qui télécharge lelivre n’accepte aucune condition !

    • Altshift says:

      impossible d’être d’accord avec les conditions de WIKIPédia :

      1° ces conditions claires ne sont pas publiées en français

      2° personne ne m’oblige à prendre aucun engagement vis à vis de qui que ce soit, JE NE SIGNE RIEN en consultant et copiant wikipédia

      3° les règles de wikipédia sont illégales selon le droit français et n’engagent que ceux qui participent au MMPORG wikipédia, et n confondent les règles avec celles du monde réel à force de s’abrutir aux dogmes de ce jeu absurde.

  123. [...] attendant, je ne pense pas que Florent Gallaire puisse ainsi librement diffuser le dernier Goncourt. En particulier, il me paraît hasardeux d’affirmer que la Cour d’Appel de Paris a [...]

  124. promethee says:

    Affligeant tout ça , sous prétexte qu’ un artiste se sert de « matériaux » déjà préfabriqués il faudrait le vilipender, je pense que le génie de M.Houellebecq n a pas besoin de Wikipedia pour exprimer son talent et qu il n est pas opportun de le priver de ses droits d auteurs (quand bien même il en touche déjà beaucoup) sous prétexte qu il utilise et prélève dans le monde actuel une partie de sa matière d écriture, ce qui n’est ni plus ni moins que le même travail qu ‘un artiste contemporain plasturgiste qui prendrait des objets de la vie courante pour composer une de ses ouevres (comme Jed Martin avec les cartes Michelin ;)… ).
    Alors je vous demande devrait on offrir les œuvres de tout les artistes qui utilisent des objets connus, sous prétexte que une canette de « Coca » est dans le frigo de chacun?
    J ai lu ce livre en le payant dès sa sortie d ailleurs, car j’aime beaucoup cet écrivain et je trouve injuste parfois l acharnement dont il est l objet, heureusement pour lui tout ce « bruit » le conforte dans sa notoriété.
    Alors Messieurs les biens pensants, les robins des bois de la gratuité, il serait temps d oublier que les artistes en tout genre doivent rester pauvres alors qu ils doivent pouvoir vivre de leur art et même si l on n aime pas ils doivent être respectés .

    • fgallaire says:

      Toujours cette confusion mentale entre liberté et gratuité. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre.

      • promethee says:

        Quelle confusion mentale ? Il n y a aucune démarche de liberté dans vos actes, depuis quand s attribuer le bien d autrui sans son accord est un acte de liberté? Quand au fait d être sourd, oui je suis sourd à toutes demarches démagogiques qui voudrait faire croire que toutes cette gabegie est l oeuvre d un idéaliste. “Les tonneaux vides sont ceux qui font le plus de bruit.”

        • FB says:

          Il n’y a rien d’idéaliste dans tout ça. Les propos des personnes qui conjurent FG n’ont jamais pris connaissance des licences pour la distribution libre (GPL………………). Le droit reconnu, quel qu’il soit, dans d’être respecté ; dans le cas présent l’auteur ne doit pas avoir pris conscience de ses actes.
          Je vous conseil à tous de lire ce livre libre : http://www.framabook.org/stallman.html

          J’espère que cette lecture vous apportera des lumières, c’est là que tout à commencé.

      • Altshift says:

        Il semble que, au niveau de la confusion mentale, vous en connaissiez un rayon. il ne faut pas confondre les règles internes de sites internet avec les lois réelles… c’est ce que vous faites malheureusement;

  125. jerome says:

    bonjour, sans doute est-ce déjà évoqué dans ces nombreux commentaires mais le PDF que l’on télécharge ressemble fort à un fichier Word imprimé en PDF. Comment est-ce possible ? C’est possible si quelqu’un de chez Flammarion a livré ce fichier, si Houelbecque lui-même a livré ce fichier ou si c’est une sorte de coup monté. Le dernier je n’y crois pas, on monte un coup pour se faire connaître – exemple parmi les candidats au prix Goncourt il y avait un auteur en auto édition qui se vendait entre autre dans les boucheries, il s’agit là d’un coup de pub relayé par la presse – mais une fois que l’on a le Goncourt ce genre de chose ne sert à rien ?

    Alors, comment est-ce possible d’avoir cette qualité de fichier ?

    • jerome says:

      j’ajoute que le fichier word fait 118 pages, à moins que je n’arrive pas à télécharger le bon depuis rapidshare, et le bouquin lui fait 400 pages.

      Quelqu’un a fait la comparaison entre les deux ? c’est bien le texte intégrale que l’on a dans le fichier Word mis en téléchargement ?

      Je ne comprends toujours pas le but de cette mascarade, car mascarade il y a, c’est évident.

  126. Tibor says:

    Hello,
    Vous avez cette forme de courage qui s’approche de l’inconscience. Le genre de lutte dont vous vous prévalez ne s’entreprend pas seul, si l’on espère quelque succès. Or vous dérangez l’establishment en l’attaquant seul et de front : la prise de risque est maximale. Vous allez vous faire exploser devant le moindre tribunal, et ce ne sont pas vos diplômes informatiques ni votre engagement politique qui vous sauveront. Un conseil : supprimez le plus vite possible le fichier sur rapidshare. Vous vous épargnerez un peu trop de problèmes…

  127. guillaume says:

    Bonjour, merci et félicitation pour votre audace.
    Votre démarche nous permet de lire ce livre dont on constate qu’il est dépourvu de la moindre idée, sur aucun sujet : ce livre ne nous apprend rien sur l’amour, l’amitié, sur la nature, sur dieu ou aucun sujet de morale ou de sagesse. Pendant ce temps les auteurs antiques prennent la poussière au fond des bibliothèques …
    Cependant, d’un point de vue juridique, vos arguments me semblent infondés :) mais merci et bravo ! maintenant exilez-vous quelque part en Asie ou en Afrique…

    • Altshift says:

      Comme quoi, vous êtes receleur pour rien ! Dommage que vous souhaitiez réduire le débat au contenu du roman en fonction de votre lecture subjective… 
      Si vous préférez les auteurs Antiques, vous pouvez demander à gallaire de les diffuser en PDF pendant son séjour en taule… ils sont dans le domaine public.

  128. wesson says:

    Monsieur Gallaire,
    sur le plan juridique, nous verrons bien ce qu’il adviendra, mais à l’évidence vu que le livre est toujours disponible en téléchargement, et vu que l’éditeur – qui est le bras armé de la répression – semble s’être pour l’instant contenté de rodomontades, je crois que quelque part les avocats de Flammarion ont peur de perdre, pour ce livre et pour tout ceux dont on pourrait démontrer qu’ils puisent allégrement dans du contenu CC. Je crois que leur plus grosse tuile, c’est la vidéo ou Houellebecq reconnait l’emprunt, et le justifie tout en le déclarant généralisé et banal.

    Sur un plan personnel je soutient votre démarche qui n’est pas sans héroïsme, et le fait que ça tombe sur un écrivain exilé fiscal n’est pas fait pour me déplaire !

  129. balouin says:

    1) Galaire et ses partisans ne vilipendent en aucune façon Houellebecq, je dirais même bien au contraire.
    2) Lorsque je vole votre pain, vous n’avez plus de pain et c’est mal. Lorsque je télécharge une copie d’une œuvre je ne prive personne de l’œuvre : tout au contraire, j’accrois son auditoire : êtes-vous en mesure de comprendre la différence entre vol et copie ?

    • promethee says:

      Merci pour la leçon, mais la copie ne peut etre que décidée par l auteur, il est seul propriétaire de son oeuvre!!! J imagine que vous faite partie de ces gens qui acceptent de travailler pour rien !!!!

      • atree2 says:

        M. Houellebecq (ou l’un des avocat de Flammarion) sachant lire et étant en possession de ses moyens, il est passé sur le texte de la licence associée à ce qu’il a recopié, et a pris la décision de recopier. Il a donc décidé de réaliser une oeuvre en CC by-sa, il a décidé d’en permettre la copie.

        C’est dommage qu’il n’ai pas été plus explicite dans son choix, mais sa parole est rare, d’une manière générale. (C’est dommage aussi qu’il ai oublié de citer les auteurs, mais ça c’est une autre affaire, qui pourrait faire l’objet d’une plainte, à part).

    • Altshift says:

      “Lorsque je vole votre pain, vous n’avez plus de pain et c’est mal. Lorsque je télécharge une copie d’une œuvre je ne prive personne de l’œuvre : tout au contraire, j’accrois son auditoire » HAHAHA…

      lorsque vous volez un pain, vous ne volez qu’un pain, lorsque vous volez une œuvre, vous privez l’auteur de la possibilité d’acheter son pain, et donc privez la communauté des éventuelles œuvres ultérieur de l’auteur. C’est ça la culture libre !
      assimiler une œuvre à un produit de consommation courante, c’est bien lui donner une piètre valeur. La culture libre, c’est non culture imposée, il n’y a qu’à essayer d’améliorer wikipédia pour s’en persuader.

  130. Altshift says:

    Bien, devant la virulence des militants pro-« culture libre » qui confirment toujours qu’ils ignorent ce que peuvent désigner, dans le monde réel, les mots culture et liberté, reproduisant dans leurs propos les thèmes démagogiques constament rebattus par wikimédia, je vais renouveler mon qustionnement évoqué plus haut :

    -QU’est-ce qui et libre dans wikipédia, si tout usager des articles se voit imposer par avance la licence CreativeCommon ? ( ce que la loi française interdit précisément).

    -Quelle liberté et quels droits les auteurs de wikipédia ont-ils s’ils sont obligés de placer leurs contributions sous licence CC avec possibilité de modifications et possibilité ‹ utilisation commerciale ? et s’ils ne peuvent même pas renoncer à être nommés « auteurs » des articles auxquels ils ajoutent une virgule.

    -Le contrat de licence créative common imposé par wikipédia pour toute publication est-il :
    1° un contrat passé entre l’auteur et wikimédia foundation ?
    2° un contrat unilatéral entre l’auteur et lui même ?

    -Wikipédia ne diffuse sur son site aucune traduction offcicielle en français de ce contrat de licence créative créative commons : c’est en droit français une clause d’invalidité des contrats… les placements sous licence CC sont donc obtenus par la ruse. Gallère souhaite-il imposer par la force le respect de contrats de licence invalides même dans wikipédia ?

    - On a la surprise d’apprendre que wikipédia serait non seulement une œuvre, mais une œuvre collective (le bien de l’humanité ? » (hahaha) : Dans ce cas pourquoi Gallère n’a-t-il procédé à la mise en ligne « de « la carte… » sous licence CC qu’au nom au respect du droit des quelques deux-cents auteurs qui ont participé à la rédaction des notices utilisées pas Houellebecq ? Pourquoi n’agit-il pas au nom des 950 000 comptes ouverts sur french wikipédia ? Au nom de millions de personnes qui dans le monde entier ont participé à une version de wikipédia ? Au nom de l’Humanité présent et avenir tant qu’à faire ? Ce serait presque demander à l’unesco d’inscrire le roman en question au patrimoine de l’humanité !

    - Gallaire, faute d’avoir demandé à l’auteur de pouvoir placer son roman sous licence CC a-t-il demandé individuellement aux auteurs des notices qu’il considère floués s’ils étaient favorables à ce qu’une telle action soit menée en leur nom ? S’il ne l’a pas fait, quel est le type de respect qu’il montre envers les auteurs et leurs droits ?

    ETC…

    • atree2 says:

      Liberté : vous être libre de recopier, à condition de donner la même liberté aux autres. Les auteur eux-mêmes sont libres d’abandonner leurs droits, je suppose (à vérifier, je ne suis pas sur que quiconque l’ai déjà demandé).
      Contrat : entre chacun des usagers de Wikipedia et W. France (que l’usager soit un auteur ou un copieur)
      Traduction : le site renvoie bien vers un résumé en français. Ce résumé est très explicite (il indique bien le besoin de citation et de reprise de la licence) et suffisant (même légalement).
      Oeuvre collective : pas de question véritable, à peu prêt que des insultes, F. Gallaire voudra peut-être y répondre
      Auteurs : il n’a pas besoin, nous (auteurs) avons préalablement accordé le droit de copie qu’il fait valoir, il n’a rien à demander de plus.

      • Altshift says:

        La liberté qui impose à l’avance les conditions de diffusion de son œuvre (à venir) est une liberté étrange… de plus imposer par avance la cession de quel que droit que ce soit est interdit par la loi française.

        Aucun auteur n’a le droit de céder ses droits MORAUX, or, c’est ce qu’impose wikipédia à ses auteurs : la cession des droits moraux et des droits patrimoniaux, à l’exception de « paternité » … paternité à laquel il est par ailleurs impossible de renoncer : est-ce cela le respect des auteurs façon licences libres ?
        Ou est-ce une manière pour wikipédia pour montrer que ses rédacteurs ne sont pas des auteurs et à ce titre n’ont aucun droit, sinon de rédiger et payer pour le faire ,

        Le résumé du contrat de licence est en effet très résumé par rapport au seul texte OFFICIEL accessible en anglais. Explicite ou pas, on ne signe pas le résumé d’un contrat, mais bien un contrat. Wikipédia n’encourge en aucun cas lire le contrat de licence, et le fait que le seul contrat soit en anglais invalide toutes les contributions placées sous licence CC, par abus de confiance ou de naïveté. (sans compter que les trois notices utilisées par Houellebecq étaient initialement sous licence GNU licences modifiées sans demander ni obenir l’aval des auteurs).

        si ce monsieur gallaire respecte davantage les principes aberrants des licences cc que les auteurs, qu’ils aient placé ou non leurs textes sciemment sous ces licences, ça aide beaucoup à comprendre ce que peut être la LIBERTÉ et ce que peut être la CULTURE que défendent les fanatiques de la culture libre.

  131. erbrice says:

    bravo, bel acte de courage dans cette ambiance hystérique par rapport aux droits d’auteur. Protection des auteurs of course, comme les livres de bernard Shaw sur google books sous le coup du DD parce qu’il ont… une nouvelle couverture.

  132. OWickerman says:

    Alsthift, êtes vous allé sur le site de wikipédia ?
    Tout ce qui concerne la licence CC y est (comme je l’ai noté plus haut).
    Ceci étant dit, votre prose regorge de paralogismes et de verbiages insensés. Par exemple, parler d’un “contrat unilatéral” ne peut mener qu’a construire une antiphrase.
    Essayez de vous relire, vous verrez à quel point votre message manque de sens. La seule chose que l’on y trouve est une haine et un mépris profond pour tout ce qui touche au partage de la connaissance librement et gratuitement. Et je suppose que c’est ce qui vous choque, étant probablement une “taupe” des lobbies d’éditeurs, les notions de partage et de gratuité doivent grandement offenser votre servile vénalité.

    • Altshift says:

      Je vous fais remarquer owickerman, que wikimédia et wikimedia foundation déclarent n’être en aucun cas responsables des contenus ajoutés, même si en cas de besoin, ils agissent comme tels pour faire retirer certains propos de cette coprocyclopédie.

      Le contrat de licence n’est donc pas passé avec ces structures, mais avec personne : vous affirmez donc vous même que ces contrats de licence, hormis le fait qu’ils n’ont rien de légal sont totalement illogiques et incohérents puisque signés entre un seul contractant.
      Merci de cette confirmation.

      Vos propos ne sont ici que du rabâchage du dogme vide de wikipédia… Je n’ai pour ma part aucun haine envers la connaissance, contrairement aux wikipathes et à leur manie de casser de l’intellectuel et de brandir leur inculture comme étendard de la connaissance et de la liberté.

  133. WilliamKramps says:

    Bonjour,

    Comment pouvez-vous écrire “depuis mon analyse du statut juridique de l’œuvre, nous savons qu’elle est sous une licence libre” ?

    Je réitère ma question pourtant simplissime :

    Quel tribunal en a décidé ainsi ?

    En France, jusqu’à aujourd’hui et encore pour quelques temps espérons le, ce ne sont pas les bloggeurs qui disent le droit.

    Peut être avez-vous raison mais il n’y a rien qui vous autorise à faire justice vous même alors même, qu’en plus, vous n’êtes pas l’un des auteurs copié. Le seriez-vous que cela ne vous en confèrerez pas plus le droit.

    J’en profite pour vous réitérer mon admiration, parce qu’il est clair que vous avez une sacrée paire de balloches… Et j’espère que ce coup d’éclat ne vous coûtera pas trop cher même si je ne suis pas entièrement persuadé que le courage ou le panache paient encore dans un prétoire.
    Mise en demeure quand tu nous tiens…
    Bon courage et bonne chance !

    • Alexandre says:

      Cher Mr WilliamKramps vous ne comprenez pas bien le droit : AUCUN tribunal, dans AUCUN pays du monde, ne décident des choses en l’air : Personne ne va voir un tribunal pour savoir si en agissant d’une certaine manière, il agit conformément au lois. Dans ce cas, il consulte un avocat ou un conseiller juridique. Vous croyez qu’il y a assez de tribunaux pour décider des couleurs de vos chaussettes tout les jours ? Dans nos civilisations, Les gens agissent en s’efforçant, en utilisant leur jugement, de rester conforme aux lois. C’est lorsqu’il y a CONFLIT entre les agissements de deux personnes ou entreprises que l’on consulte alors un tribunal.
      Florent Gallaire n’a aucune raison d’aller voir un tribunal lui-même si tout ce qu’il souhaite est de mettre à disposition une oeuvre qui, selon son jugement, tombe nécessairement sous le coup de la licence Creative Commons. Et si Flammarion n’est pas d’accord alors il va voir un tribunal, et il n’est pas évident de savoir à qui les juges donneront raison.

      • WilliamKramps says:

        Cher M. Alexandre, comme vous le dites si bien…
        “les gens agissent en s’efforçant de rester conforme aux lois” et lorsqu’ils ignorent ce qu’en dit la loi, ils doivent s’abstenir d’agir.
        Ignorantia juris neminem excusat : nul n’est censé ignoré la loi. Ne pas faire comme s’il n’y avait pas de loi.
        Ignorantia legis non excusat. L’ignorance de la loi n’est pas une excuse. Je ne savais pas qu’il existait une loi, je ne peux pas l’avoir transgressée.
        Et oui, encore une fois je suis entièrement d’accord avec vous, M.Gallaire n’a aucune raison d’aller voir un tribunal, qui le débouterait, puisqu’il n’a rien à voir dans cette histoire et c’est justement ce qui aggrave son cas, selon moi.
        Quant à savoir si j’y comprends quelque chose en droit, c’est votre jugement et il serait de bon ton, entre gens aimables, d’échanger, d’expliquer son désaccord voire de le soutenir avec ferveur, mais, n’étant coupable (ou soupçonné) de rien, je n’ai pas à être jugé.
        Bon appétit :)

  134. filtre says:

    Quelle Gallaire pour Houellebecq !
    Et en même temps, quelle pub !
    Tu vas toucher des royalties ?

  135. guizoctave says:

    Cher Florent,

    Je suis outré de la fronde qui se ligue contre vous et je vous remercie d’avoir mis en ligne La Carte et le territoire. Il faut absolument que les éditeurs et les écrivains se mettent d’accord, souhaitent-ils faire ce métier pour être lus ou pour faire du bénéfice? Je suis convaincu que les livres primés doivent absolument être accessibles à la plupart des lecteurs. La notoriété des véritables hommes de lettres commence par la lecture de leur oeuvre et non par leur prescence sur les plateaux télé ou bien leur comportement “people bobo marginal”. Nous sommes en 2010 et non au temps où le livre était un objet de luxe, je suis bien aise que la technologie puisse aider à “démocratiser” la lecture d’un ouvrage et notamment du lauréat d’un prix littéraire. Je vous souhaite succès face à l’intolérable ineptie des miseurs de pages.

    Bien à vous.

    guizoctave

    • nicorama says:

      Sur la page Wikipédia de Newton, il y est écrit : “Si j’ai vu plus loin que les autres, c’est parce que j’ai été porté par des épaules de géants.”.
      Newton a été célébré de son vivant grâce aux découvertes de savant éventuellement persécutés.

      Le but des licences libres est de permettre et favoriser le travail collectif et d’éviter la captation légale d’un intervenant parmi les autres. Houellebecq recueillera bien les lauriers autrement, alors Phil Katz, le fondateur du Zip est mort d’alcoolisme à 37 ans. La loi ne fait pas la justice, mais légalement, Flamarion est dans la panade.

  136. hebus says:

    Bonne initiative, bon courage pour la suite, ca risque d’être mouvementé.

  137. fdgtt says:

    rapidshare ? Dommage, ces gens là sont aux abois et risquent de communiquer les ip des téléchargeurs. Juriste peut-être, mais pas très au fait des sites à éviter…

    • biloute says:

      En fait une recherche de “la carte et le territoire” en fichiers PDF sur Google montre qu’il est maintenant accessible de partout :-)

      Et puis rapidshare.com est en Suisse… Il y aura un pas avant qu’ils n’acceptent de fournir les adresses IP des downloaders.

      Le feraient-ils, que ca ne prouverait rien de toute façon. Le site rapidshare.com est accessible librement sur le Net, sans engagement, sans warning, sans inscription. On peut tomber dessus et le downloader sans passer par cette même page, sans lire les commentaires, sans avoir le moindre doute sur la légitimité du download.

      A qui croyez-vous faire peur avec ce message?

  138. Laura says:

    Je ne suis pas juriste, je ne sais donc pas si l’argumentation de Florent Gallaire est juste, mais je trouve ça bien joué…
    Houellebecq a fait un gros coup de provoc pour attirer l’attention des médias, une provoque assez dégueulasse qui correspond bien à son style littéraire, et là c’est un peu le retour du bâton… et c’est fait d’une manière intelligente et presque poétique.

  139. Lulu says:

    Comme ca maintenant il pourra faire un roman sur l’effet web, c’est un peu comme un coup de jus ;-)

  140. IAmAPassenger says:

    Hmmm…
    Dans le principe, la démarche est tout à fait respectable. Je pense Florent Gallaire sincère. Et pour être honnête, un juriste spécialiste ne s’amuserait pas à lancer un tel tollé contre la première (?) maison d’édition française sans avoir de réels arguments.
    Cela me rappelle la récente affaire de Médiapart et du Canard Enchaîné au sujet des écoutes de journalistes (affaire Bettencourt…). Quel rédac chef serait assez stupide pour afficher en une, une telle bombe sans avoir au préalable un dossier béton ?..Franchement.
    Par contre, si F. Gallaire se plante, ceux qui ont téléchargé le fichier sont mal…trés mal.
    A bon entendeur.

  141. Texon says:

    Mais quel pied! je viens de passer une excellente fin de soirée grâce à vous. Je n’ai pas pu résister à la lecture de tous les commentaires qui ont été fait. Quelle passion!
    Merci pour tout cela et surtout d’avoir lancé le débat. J’y ai vu des gens qui télécharge des fichiers sans le vouloir, d’autre qui le font pour dire que c’est mal, c’était vraiment fantastique! La fatigue me gagne et je dois malheureusement aller me coucher. Peut-être que je lirais ce fameux fichier que j’ai téléchargé mais afin de rassurer toutes ces personnes bien attentionnées qui s’inquiètent de la santé financière de Houellbeck et Flammarion, je tiens à préciser que je n’aurai jamais acheté ce livre; il n’y aura donc pas de manque à gagner pour qui que ce soit ;-)

  142. farvardin says:

    Je trouve également que le fait de diffuser ce livre pour ce prétexte est un peu limite, notamment par rapport à ces questions : “est-ce que les articles qui sont fortement remaniés, ne peuvent pas être vu plutôt comme un pastiche que comme un travail dérivé ?”, “est-ce que la taille des passages incriminés n’est pas négligeable par rapport au livre complet ?”, avec le corollaire, “s’il devait y avoir une redistribution, ne devrait-ce pas être uniquement le travail dérivé, et pas le reste du livre ?”, et ce qui a été dit dans les commentaires ici : s’il doit y avoir une “sanction” parce que la licence n’a pas été respectée, cela doit se faire de façon légale (avec un jugement), et non pas en décidant de diffuser le livre contre la volonté de l’auteur.

    Néanmoins, ce truc va sans doute finir façon “pot de fer, pot de terre”, genre la grosse maison d’édition va chier sur la licence de wikipedia en disant que ça ne vaut rien par rapport à leur tout puissant droit d’auteur, et que c’est eux qui ont à placer le point final à cette affaire. Et on dirait vraiment que le jugement du “juriste” de Flammarion est particulièrement biaisé :

    « Il cite un point du règlement qui s’applique uniquement aux contributeurs du site. /…/”

    Visiblement soit il n’y connaît rien en CC, soit il le fait exprès pour dédouaner leur responsabilité. Ce “point du règlement” ne s’applique absolument pas uniquement aux contributeurs du site wikipedia, il s’applique à **tout** travail dérivé, comme le stipule la licence CC : http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

    “Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.”

    On voit donc que la distribution du travail qui en résulte (mais uniquement le passage, ou le livre entier ? ce qui se discute) est “hors la loi”

    Peut-être que dans une prochaine édition des CC, il faudrait reformuler ceci pour indiquer que la production dérivée est placée implicitement sous la même licence CC. Actuellement, cela indique un droit à respecter, et cela ne prouve pas forcément l’automatisme de la chose. Mais d’un autre côté, est-ce que cela ne serait pas dangereux ? Si je mets la phrase “dehors il faut beau” sous CC, cela ne veut pas dire que toute personne qui écrira ensuite “en ce moment il fait beau temps” (travail “dérivé”) devra mettre tout son livre (voire toute son oeuvre ) sous CC.

    Je pense que pour que cela soit équitable, l’auteur du goncourt devrait jouer le jeu et faire publier les chapitres incriminés sous CC, mais pas forcément tout le livre, si les chapitres peuvent être vus comme des entités indépendantes.

    Et dommage de ne pas avoir publié le bouquin au format txt2tags, cela aurait fait un peu de pub pour les avantages de ce format ;)

  143. egide says:

    Depuis deux ans environ, une très rude mais discrète bataille est engagée entre les tenants, peu nombreux, d’une véritable démocratisation de la culture grâce à la numérisation des textes et les acteurs de la chaine du livre et les bibliothèques détenant les archives publiques.

    Je ne rentre pas dans les détails. En effet, décrire les enjeux culturels et économiques que posent la numérisation du livre dans un simple commentaire est illusoire.

    Votre action de numériser en mode texte, apparemment avec une bonne qualité par rapport à l’original et de l’offrir au téléchargement a eu un effet dévastateur qui consterne les tenants de la liberté de l’accès aux documents textuels des archives du domaine public et donne un argument imparable aux adversaire du fair use et des ebook avec des DRM.

    J’imagine la joie d’Hervé Gaymard, de Denis Olivennes, d’Olivier Bomsel l’idéologue du coyright étendu, de jacques Toubon, de Jack Lang sans compter Arnaud Lagardère qui trouve dans votre initiative de quoi faire oublier l’accord qu’il vient de passer avec Google.

    C’est donc, à partir d’une action isolée et sans lendemains autres que judiciaires et dont la jurisprudence va faire autorité pour longtemps avant que ne se présente une occasion de desserrer le joug des ayant-droits et qui ne sont pas les auteurs et les créateurs sur les textes publiables, pire, sur le patrimoine du domaine public dont les gestionnaires refusent, pour le moment, le libre accès aux éventuelles copies numérisées.

    Vote initiative malheureuse et sans discernement va donc offrir un argument de poids aux thuriféraires de la protection la plus forte de la propriété intellectuelle.

    Le droit des auteurs et des créateurs, personnes juridiquement mineures, s’il en est, vont continuer de faire les frais des évolutions technologiques qui, historiquement, profitent le plus aux intermédiaires qui font commerce et uniquement cela de la culture et du divertissement.

    Et ce n’est pas le copyleft qui pour la littérature et l’art représente une issue car ces dispositifs contractuelles ne concernent que les œuvres élaborées lors un travail collectif. Ces travaux collectifs sont très importants dans la substruction d’un système qui permet la création d’œuvres non seulement singulières mais nouvelles.

    Aujourd’hui, en France, si quelque chose est vraiment empêché, c’est bien la nouveauté, la modernité.

    Or pour un créateur, surtout pour les plus jeunes, l’investissement nécessaire pour pouvoir simplement travailler à l’œuvre n’est pas financé ou bien très très peu.

    Cette absence de prise de risque et de confiance aux possibilités créatrices actuelles pose très clairement le problème très ardu à résoudre de son économie.

    La France est un pays qui ne financent pas la création de valeur, surtout la création de valeur immatérielle des œuvres.

    Votre coup est celui d’un amateur excessif et qui va nous nuire extrêmement.

  144. jerome says:

    Je ne vois pas où est la nique à monsieur Houellebecq, le livre s’est déjà vendu à plus de 190 000 exemplaires à 22€ soit plus de 4 millions d’euros de CA. c’est pas mal non ?! je doute que le peer to peer actuellement fasse du mal à la production littéraire.

    • egide says:

      Votre opinion est honorable, certes.

      Mais les acteurs de la chaine du livre ont un avis très différent du vôtre.
      Ils leur suffit qu’une activité d’échange paraissent, seulement une menace, c’est suffisant à leur avis pour réagir en exigeant des pouvoirs publics une réglementation renforcée et la répression des usages nouveaux entrainée par la numérisation.

      Or, ces acteurs sont très écoutés dans le monde politique tant à droite qu’à gauche.

      La partie est très difficile contre les ayant-droits qui dominent le marché de la culture et du divertissement.

      Est-ce que vous pouvez entendre cela ?

      Cette action est un pierre jetée dans le jardin déjà bien minuscule des libertaires.

      On est loin, très loin du temps des cerises.

      • jerome says:

        Que voulez vous demander à un pouvoir public télégénique qui s’appelle M. Mitterrand qui avec l’aide d’Hachette cherchent à contractualiser avec Google pour la numérisation des oeuvres littéraires ? Non seulement c’est le travail des intermédiaires qui dans les années à venir, va prendre un coup dans l’aile mais c’est aussi, nos entrepreneurs français dans le domaine numérique qui vont se demander à quoi ça sert de travailler dans un pays où ils sont renvoyés dans leur foyer, dans un pays qui se livre entièrement aux industries américaines mais c’est enfin nos éditeurs qui vont certainement à l’avenir devenir des salariés de Google Edition !

        Messieurs, vous avez bouffé toutes les cerises alors faites-en pousser d’autres !

      • Laurent says:

        Il doit être en effet bien loin pour qu’un “libertaire” puisse dire d’un jardin qu’il est sien, mais s’il est, en effet il est minuscule, les autres ont le monde, mais n’est pas libertaire qui veut. Ne l’est pas celui qui ” réagir en exigeant des pouvoirs publics une réglementation renforcée et la répression des usages nouveaux entrainée par la numérisation.” Le monde libertaire reste en vente libre essayez -le.

  145. alain villa says:

    Comme j’ai acheté le livre, je me sent en droit de le télécharger sous sa forme *.pdf pour un usage personnel. Cependant, en tant qu’artiste et auteur, je ne pense pas qu’il soit louable de s’approprier un travail artistique, c’est un irrespect total du travail de création, qu’il y ait des “copiés-collés” ou pas au sein de l’œuvre. J’ai personnellement mis des portraits d’auteurs, artistes sur wikipédia, ils sont libres de droits. Le reste de mon travail est, enfin devrait être payant…Maintenant, pour un Goncourt, ça ne fait qu’un peu de pub’ supplémentaire, Houellebecq n’en demandait pas tant :-)

  146. [...] à lire, sur les sites LE POINT /Dominique Desaunay /etc , cette controverse remontée par M. Florent Gallaire [...]

  147. ikalimero says:

    il faut un poil simple d’esprit pour considérer une oeuvre de 450 pages pourrait devenir libre de droit sous prétexte que quelques ligne inspiré de Wikipedia.
    Je me méfie toujours des extrémistes et des ayatollah de toutes espèces, fusent ils libriste.

    • fgallaire says:

      Pas libre de droit du tout ! Sous licence Creative Commons BY-SA.
      Il faut être un poil simple d’esprit pour ne pas faire la différence.

      • Juju says:

        Quelle est la différence ?
        Téléchargeable sur internet, c’est du libre, quoi que vous disiez.

        Il faut être un poil simple d’esprit pour ne pas comprendre que dans l’esprit des gens, téléchargeable sur internet = libre.

        Vous menez le mauvais combat.

  148. Luc Goldden says:

    Wikipedia ne semble pas comprendre que le fait que les contributions soient utilisés sans autre forme de procès, n’encourage guère à contribuer plus longtemps.

    Ce qui protege le logiciel libre c’est bien que la partie du code utilisé par un tiers ne peut que etre dans un autre logiciel libre, dans le cas de la GPL. C’est pour cela que de nombreux developpeur ne choisissent pas la BSD qui permet d’utiliser le code dans un logiciel privateur.

    Le choix VIRALE de la licence CC etait dans ce but la.

    Wikipedia doit réagir.

    • fgallaire says:

      Merci d’avoir compris ce que beaucoup font semblant de ne pas comprendre : la licence de Wikipédia n’a pas été choisie au hasard, et si elle était différente (sans copyleft), nous serions nombreux à nous retirer.

      • Herve says:

        Mouais, il n’est même pas possible d’utuilsier un texte sous GFDL, alors dire que tout est parfait au royaume de wikipedia concernant la license sous laquelle les textes sont placés est un peu rapide. Et c’est un gros contributeur (> 8000 contributions) qui le dit…

  149. Herve says:

    Autant je suis un partisan des licenses libres, autant Monsieur Gallaire a fait n’importe quoi pour faire parler de lui. Je rappelle que la loi prévoit explictement l’exception de courte citation. Que le texte soit sous une license X ou Y ne change rien à l’affaire.

  150. k says:

    Vous vous battez sur le juridique et vous avez raison dans le sens ou il pourrait y avoir jurisprudence, et que cela remue la question du droit d’auteur, (bien complexe sur le net), ceci dit le sujet est moral, (et comparer l’oeuvre originale d’un romancier quelque soit son talent, et le travail d imagination qu’elle implique, à des rédactions me semble grossier), bref, le sujet est moral disais je et pour être grossier, imaginons:j’écris un roman, un mec le diffuse sur internet, pas besoin d’avocats:je lui pète la gueule, à l’ancienne!alors il sera temps de causer justice!
    dernière chose:je pige pas les arguties libertaires des commentateurs!(libertaires qui se dénigrent d ailleurs.

    • fgallaire says:

      Mais si vous écrivez un roman en volant Wikipédia, c’est Wikipédia qui vous “pète” la gueule. CQFD.

      • Juju says:

        C’est étrange cette façon de répondre aux commentaires qui vous arrangent, et de les interpréter comme ça vous arrange… avec beaucoup de suffisance en plus.

        Je vois cela comme une injustice, j’espère justement que la justice défendra le bon sens et “l’esprit des lois” et non la volonté d’un politique de se faire voir et entendre…

        Comme beaucoup ici, le prix goncourt et houellebecq ne m’intéressent pas, c’est juste cette façon de se placer au-dessus des lois et du respect qui me hérisse le poil…

  151. Herve says:

    POur complément, l’analyse de Monsieur Gallaire, indiquant que cette exception ne s’applique pas, est très partiale et ne tiendrait pas devant un tribunal. Par contre, il vient de diffuser de façon illégale le texte complet d’une oeuvre orotégée par le copyright, et je pense qu’en cette occasion la loi risque de s’appliquer.

  152. k says:

    euh…pour que ce message ne soit pas perçu comme agressif, je tiens à dire que je ne condamne pas l initiative, intéressante.je pense aux auteurs qui bouffent des pâtes.(je sais welbek mange pas de pâtes)

  153. Moule says:

    Florent vous devriez aller lire ça, peut être que ça adoucira un peu votre position. Je trouve bien que vous ayez lancé le débat, mais vous semblez un peu trop sur de vous, limite arrogant et pas forcément attentif à ce que vous pourriez provoquer, autant pour la liberté des auteurs que pour celle des utilisateurs de logiciel libre.

    http://www.canardpc.com/news-51563-la_licence_et_le_territoire.html

  154. Altshift says:

    HAHAHA ! tout cela est très drôle finalement… pathétique, mais drôle :

    Quand je lis wikipédia, quand je copie ce qu’elle contient, je ne signe en aucun cas de contrat m’obligeant à placer mon travail dérivé sous licence CC… de même que vous faites ce que vous voulez de ce que j’écris ici, je fais ce que je veux des préjugés que wikipédia débite au kilomètre.

    Seuls les wikilâtres qui compilent et pillent des écrits récupérés bénévolement pour le compte de wikipédia s’engagent à placer leur travail sous licence cc… et encore tout cela est-il totalement illégal… et abusif, seuls ces wikilâtres peuvent croire que tout le monde doit se soumettre à leurs règles de geeks en délire au prétexte que eux-mêmes le font.

    • Biowow says:

      Vous utilisez wikipedia alors? Et sans citer les sources, bravo. Je ne signe pas non plus de licence en recopiant des passages du livre.

  155. bonne initiative !

  156. Caton says:

    M. Gallaire,

    Pouvez-vous vérifier combien de ces commentaires négatifs, menaçants ou ridicules proviennent d’adresses IP chez Flammarion?

    Ça m’intrigue…

    • fgallaire says:

      Je me dis que les commentaires négatifs participent aussi au débat, et beaucoup se décrédibilisent d’eux-mêmes.

  157. [...] que celle du Goncourt gratuit sur le net. Un juriste spécialisé en droit numérique a publié sur son blog l’intégralité de La Carte et le Territoire, le dernier roman de Michel Houellebecq. Selon lui, [...]

  158. seb says:

    A mon avis, tu vas te faire défoncer. Ce n’est pas à toi de décider de facto de mettre l’oeuvre en téléchargement. Je préfère tes run sur python. ++

  159. [...] wurde. Das zumindest erklärte Florent Gallaire, Jurist für IT-Recht, neulich auf seinem Blog. Der Prix Goncourt gilt als der begehrteste und wichtigste Literaturpreis in Frankreich und lässt [...]

  160. hahaha says:

    Tu va te prendre une rouste tu va pas comprendre… Non mais sérieux, tu t’es un peu planté sur les licences, c’est con, on voit ça en Licence de droit…

  161. [...] Prix Goncourt ausgezeichnet wurde. Das zumindest erklärte Florent Gallaire, Jurist für IT-Recht, neulich auf seinem Blog. Der Prix Goncourt gilt als der begehrteste und wichtigste Literaturpreis in Frankreich und lässt [...]

  162. Daredevil says:

    Would it be possible to explecit every extract which are said to come from Wikipedia?
    Serait-il possible d’expliciter les extraits en provenance de Wikipedia ?

    Il me semble que beaucoup de phrases écrites dans les livres d’aujourd’hui sont également écrites ailleurs.

    Par exemple si j’écris un livre dans lequel est décrit la phrase suivante : Christophe Colomb a découvert les Amériques.
    Je suis certain que Wikipedia le dit également. Dois-je pour autant passer mon oeuvre en libre diffusion ?
    Franchement, il ne faut pas rêver.
    Wikipedia est une bétise sans nom dans laquelle on fait croire que lorsqu’une majorité écrit et met à jour une donnée, cette donnée prend une dimension et devient vraie… Aucune veracité, beaucoup d’erreurs…

    • Anthony says:

      Vous êtes totalement hors sujet. On ne parle pas de véracité d’information, encore moins de leur support (Wikipedia) mais de respect ou non de licence.
      Lisez les extraits (Wikipedia + Houellebecq) incriminés et comparez-les, merci.

    • guillaume says:

      hello/bonjour,
      oui, vous voyez juste, l’analyse juridique de ce blog ne tient pas, et Wikipedia est bien un foutoir reposant sur le préjugé démocratique selon lequel le savoir serait l’attribut du nombre ;)
      cependant, la démarche me plaît, vu l’indigence de houellebecq :)
      g.

  163. tom says:

    Héhé merci bien florent ;) Moi je trouve ça équitable, il a copié un peu, il perd quelques ventes.. bon ya pas à en chier des caisses..
    ++

  164. gilles soumaille says:

    ce n’est pas parce qu’un mec à inclus dans son roman quelques pages de wikimerde qu’un bobo dans ton genre va le priver de son pain.
    vu sous cet angle plus aucun auteur ne pourra bientôt éditer quoi que ce soit car on pourra toujours en retrouver une phrase chez wiki.
    je ne défends en rien le système du goncourt qui est à mon sens une machine à formater et une pure entreprise commerciale sans aucun intérêt intellectuel.

    quoiqu’il en soit le débat va être riche d’enseignements et je prends un ticket

  165. ungaro says:

    Voilà une façon de se faire un coup de pub, hein M. Gallaire ! J’aimerais savoir comment vous avez eu votre diplôme de Juriste ? Pour sortir des âneries pareilles : Citations de sources libres dans une oeuvre payante = oeuvre gratuite… Ce n’est pas très mathématique tout ça, et encore moins légal. Certes, les sources de Wikipedia auraient du être mentionnées, mais de là à mettre à disposition cet ouvrage sur Internet, c’est du grand n’importe quoi. C’est avec une mentalité comme la votre que notre monde s’effondre. Pour être franc, je n’espère qu’une chose, et je ne dis pas ça pour défendre personnellement M. Houellebecq, c’est que justice soit faite, et qu’une amende record vous soit infligée !

    Votre seul intérêt dans cette histoire est de vous faire connaitre ! Pauvre de vous.

    • Anthony says:

      Ceux qui ont contribué aux articles plagiés ont choisi de le faire sous une certaine licence.
      Si votre monde ne respecte pas le principe de licence, qu’il s’effondre.

      “License: a legal document giving official permission to do something”

      • Altshift says:

        Au risque de me répéter, les auteurs de ces articles avaient “choisi” de publier initialement sous licence GNU… Wikipédia ne leur a pas demandé individuellement et donc pas obtenu l’aval des des contributeurs pour les placer sous licence Creative Commons : Si wikipedia ne respecte pas les principes des licences qu’elle impose dans votre monde du libre, il s’auto-dissout dans son propre manque de substance.

  166. Florent says:

    Bonjour,
    J’avoue que je suis plutôt amusé par vote démarche mais j’espère que vous en avez bien mesurez les enjeux et les risques.
    Vous évoquez à plusieurs reprises la confusion faite par vos détracteurs entre “liberté” et “gratuité”.
    Pourriez vous en 2 mots expliquer aux béotiens du droit comme moi la différence entre les 2 ?
    Merci d’avance et bon courage pour la suite.

    • fgallaire says:

      C’est on ne peut plus simple : l’œuvre est libre d’être diffusée, y compris de manière commerciale et payante comme le fait Flammarion, Wikipédia ne demande aucun droits patrimoniaux, uniquement le respect de ses droits moraux. Par contre, si vous utilisiez un extrait des articles de mon blog, là vous pourriez le diffuser autant que vous le voulez mais uniquement de manière non commerciale, car la licence Creative Commons que j’utilise contient une clause dite “NC”, en supplément des deux clauses BY et SA de la licence de Wikipédia.

      • Altshift says:

        Certes, certes, mais wikipédia n’a aucun droit moral sur les articles puisque ni wikipédia ni wikimédia ne sont ni éditeurs, ni titulaires des droits.
        affirmeriez vous désormais agir au nom de wikimédia ? Très intéressant !

        Quant à mes cntributions à votre Blog, elles ne sont aucunement placées sous licence CC

  167. guillou says:

    A mon humble avis la profession d’avocat et ou de juge dans l’état ou elle se trouve actuellement devrait être classée à l’UNESCO comme “nuisible pour l’humanité” …. plus aucun pays dans ce monde ne vit sous un régime démocratique mais plutôt dans une juristocratie … les avocats et leurs complissent juges ratissent toutes les occasions dans toutes les couches industrielles et sociales pour générer du conflit et faire du fric avec des procédures sans fin … qui souvent amènent un nombre important de justiciables au suicide et à la déchéance… votre action envers cet auteur est tout simplement dégueulasse !
    Alain Guillou

  168. guillou says:

    Je rajouterai à mon précédant commentaire que je vais immédiatement aller acheter ce livre au lieu de le télécharger gratuitement.

    Je n’avais initialement pas l’intention de l’acheter … mais la démarche des juristocrates est de plus en plus écoeurantes …. à vomir …

    j’invite tous les lecteurs de ce blog a lutter contre cette marée de robes noires qui ronge la société par l’intérieur plus sûrement que n’importe quel cancer…

    Le mal se nourrit de l’indifférence des gens bien … allez acheter ce livre svp merci

    Alain Guillou

  169. hub says:

    bonjour,

    Tout ceux qui on déjà contribué une fois à wikipédia
    en postant un article, une photo ou dessin
    savent combien wikipédia est pointilleux au respects des droits d’auteur et fustige les plagia et les copier coller et demande à citer et documenter par des sources vérifiable.

    j’ignore s’il y a eu du copier coller
    mais si tel est le cas
    rien que la dernière page de remerciement ou l’auteur prétend que couramment il ne doit jamais rien devoir à personne, sonne comme une invitation à le prendre en faute.
    Par cette seule page de flagornerie Monsieur Houellebecq ramasse donc le retour de baton de sa provocation.

    Les compositeur savent combien il en coûte de se faire prendre à plagier consciemment ou non ne serait ce que qq seconde de mélodie pour que les ayant droits réclament des miles et des cents.

    Là personne ne réclame de sous,
    Il est juste souligner que nul n’est au dessus des lois.

    Pourquoi le livre est il encore disponible en libre téléchargement

    soit pour l’auteur, l’éditeur (et M Gallaire) de bénéficier de pub gratuite
    soit pour acroitre le préjudice et réclamer une condanation exemplaire et disproportionnée.
    soit parce que F Gallaire en à le droit et que l’action en justice et loin d’être gagnée.

    En tout cas les prochains contrats d’éditeurs soumis aux auteurs
    seront très très trés pointilleux, sur le contenus et l’origine des oeuvre produites.

    je vous souhaite bon courage,
    car il vous en faudra,
    pour défendre la liberté
    dont personne ne semble comprendre
    ni le sens ni l’importance.

    cordialement

    hub

    • Altshift says:

      Soit parce que Gallaire en a le droit… soit parce qu’il est dépassé par les effets de sa provocation. Il devra bien dédommager, lui, l’auteur et l’éditeur, des 2500 téléchargements à ce jour sur un site.

      Comme vous l’affirmez, tous ceux qui ont participé une fois à wikipédia se sont rendus compte que la plupart des articles sont des violations de droit d’auteurs camouflés, justement parce que le contenu des notices a impérativement déjà été publié ailleurs. Certaines sont des violations sans camouflage mais paraissent ne pas en être tant que personne ne s’en est rendu compte.

      Tout ceux qui on fréquenté au moins une fis wikipédia savent que wikipédia n’a rien de pointilleux, mais en revanche certains de ses administrateurs, véritables responsables éditoriaux qui agissent au nom d’une supposée communauté, le sont, pointilleux… sur le respect des droits d’auteurs… mais seulement pour les contenus importés, parce que pour le respect des droits des « auteurs » d’articles, droits des samplers, compileurs et échantillonneurs, là, ils sont très très empressés à refuser de les respecter… mais ce ne sont que des peones…

  170. Ano says:

    “Retrait du roman

    Erreur, selon Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit d’auteur et ancien avocat de l’auteur, cité par Rue89. «Il cite un point du règlement qui s’applique uniquement aux contributeurs du site. Quand quelqu’un participe à cette œuvre collective, son propos est libre. Mais cela ne s’applique en rien au travail personnel d’un individu qui s’est inspiré des articles de l’encyclopédie.»

    Du coup, tous les sites qui proposent en libre accès le roman seront mis en demeure et devront retirer le livre, explique Flammarion, maison d’édition de Houellebecq, et grande perdante de la mise en ligne gratuite. Et si cela ne suffit pas, des actions seront engagées, selon Gilles Haéri, directeur général des éditions en question.

    Hasard de calendrier: dans quelques jours Flammarion proposera treize ouvrages de Michel Houellebecq au format numérique sur la plate-forme de téléchargement payant, Eden.”

    http://www.20minutes.fr/article/630819/culture-houellebecq-ligne-flammarion-annonce-mise-demeure

    • farvardin says:

      “Il cite un point du règlement qui s’applique uniquement aux contributeurs du site.”

      FAUX ! Pour un spécialiste du droit d’auteur, il semble très mal informé des licences libres (mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut rien entendre). La CC de wikipedia s’applique pour tout le monde, ce n’est pas une licence restreinte à wikipedia, c’est une licence générale :

      http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

      “Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci. ”

      et ceci que le document sous CC-BY-SA soit sur les serveurs de wikipedia ou ailleurs.

  171. hub says:

    hub

    sous licence cc

    cordialement

    hub

  172. plumo says:

    Vous avez tout mon soutien, en espérant que les riches patrons de l’édition se mettent à écouter et à considérer les gens au lieu de compter leurs billets.

  173. WilliamKramps says:

    Allez M. Gallaire, bon courage pour toute la suite et bon CPP !
    Le pire dans tout ça, c’est que vous allez être jugé pour rien de ce que vous essayez de défendre ici.
    Le tribunal, en ce qui vous concerne, ne statuera jamais autour de la licence libre. Il sera juste interrogé sur le fait que vous vous êtes arrogé un droit que vous n’aviez pas. Et peu importe que vous ayez raison ou pas sur la licence. Vous aurez eu le tort de confondre analyse et jugement (ce qui pour un juriste, tout de même…)
    Encore une fois, j’espère que cela ne vous coûtera pas trop cher, qu’on ne vous rendra pas responsable de la totalité du partage (ça chiffre vite à 30 euros le livre) et que vous avez beaucoup de temps et d’énergie à y consacrer. (j’ai quand même un peu bien peur que pour une fois qu’ils en tiennent un, en chair et en os, pas perdu à l’autre bout du monde et qui plus est, se réclamant de leur côté de la barre, vous fassiez une belle cible)
    J’espère, en outre, que dans 5 ou 6 ans, que vous serez encore devant le tribunal vous aurez autant de soutien que vous en avez aujourd’hui et que votre enthousiasme sera toujours intact.
    Tenez nous informés !
    Courage, courage, courage.

  174. SuperBrocoli says:

    Mr Gallaire, vous avez également tout mon soutien.

    à savoir :

    “Mais cela ne s’applique en rien au travail personnel d’un individu qui s’est inspiré des articles de l’encyclopédie.»

    Ceci est peut être vrai, sauf que dans le cas présent Mr Houllebecq ne s’est pas INSPIRE d’articles de Wikipedia, c’est à dire qu’il n’a pas extrapolé sur du contenu, mais il l’a bel et bien COPIE ce qui fait de lui un faussaire au vu de la loi. C’est un délit passible de 4 ans de prison et de 300 000 € d’amende.

    Pour ma part, je ne suis pas informaticien et j’estime que la contribution est une contrepartie importante du libre.

    Je contribue donc de mon mieux et selon mes moyens depuis de nombreuses années.
    J’en fais la promotion et je contribue très largement à des projets comme Wikipedia par le biais de mes corrections, de mes travaux de traduction avec vérification … Quand ce n’est pas la rédaction d’articles complets.

    En faisant cela, j’estime travailler pour la communauté et non pas pour Mr Houllebecq ou pour tout autre auteur de romans pouvant tirer un intérêt financier de mon oeuvre, ce qui est apparemment interdit par les licences Wikipedia.

    Si cette histoire finit par donner raison à Houllebecq et Flammarion, j’estime que ce serait une estocade sérieuse aux licences libres. On pourrait dores et déja implémenter le logo Microsoft au démarrage de mon système d’exploitation préféré.

    …. et ce serait selon moi logiquement à Wikipedia de défendre son contenu.

    Mais que faire devant l’inertie de cette encyclopédie libre ? ….

    • “pouvant tirer un intérêt financier de mon oeuvre, ce qui est apparemment interdit par les licences Wikipedia.”

      faux la licence de wikipédia permet une exploitation commerciaale
      Des livres complilant des articles sont en vente sur Amazon

      Mais que faire devant l’inertie de cette encyclopédie libre ?
      Et bien Wikipédia n’est pas propriétaire des textes, elles ne peut rien faire. seuls les “auteurs”, qui pour une grande partie ont disparu pourraient le faire, mais pour quel gain ?

  175. [...] openbaar worden. De Franse jurist Florent Gallaire, gespecialiseerd in digitaal recht, heeft op zijn blog de discussie over het auteursrecht doen oplaaien. Vooral omdat hij de daad bij het woord heeft [...]

  176. erigaut says:

    Du coup moi aussi je vais commencer à lire ce livre …
    Et s’il me plaisait ? J’irais évidement l’acheter en format papier, bien plus lisible que sur un écran !

    Tous compte fait, je ne serais pas surpris si ce prix Goncourt fasse plus de recettes sous cette licence … N’y avez vous pas pensé ?

    Ce genre de licence est l’avenir, autant s’y mettre tout de suite …

  177. charas says:

    Il aurait été pas mal de le relire avant de balancer le pdf, parceque les confusions participe passé / infinitif sont assez fréquentes, et c’est vraiment désagréable lors de la lecture…
    Néanmoins, merci, je n’aime pas juger sans avoir lu et à 17 euros, je ne l’aurais jamais acheté…

    • bécassitude says:

      notamment la chapitre où se trouve le miracle des sanctions “Lourdes” (sic) sans doute jamais relu par Flammarion car j’y ai compté jusqu’à trois typos sur une phrase

  178. [...] in France, where a blogger named Florent Gallaire recently posted the entirety of Michel Houllebecq’s latest novel, “La Carte et [...]

  179. [...] openbaar worden. De Franse jurist Florent Gallaire, gespecialiseerd in digitaal recht, heeft op zijn blog de discussie over het auteursrecht doen oplaaien. Vooral omdat hij de daad bij het woord heeft [...]

  180. [...] the question being considered this week in France, where a blogger named Florent Gallaire recently posted the entirety of Michel Houllebecq’s latest novel, "La Carte et le Territoire," a [...]

  181. Mr Gallaire expliquez moi comment les auteurs de wikipédia, qui ont publié sous des pseudo comme “Popo le Chien” ou “Rafadepacheco “, sans dévoiler, même en interne à Wikipédia, leur nom réel pourront aller en justice faire valoir leur droits?

    Deuxième question, comme les droits patrimoniaux sont cédés, à combien d’euros estimez-vous les droits moraux des auteurs non-cités?

    • Caton says:

      1/ Pourquoi n’allez-vous pas sur Légifrance, pour lire les articles L113-2 et L113-5? Vous y trouverez la réponse que le legislateur a prévue.

      2/ 5 ans de prison, je pense. Ça pourrait être 30, puisque grâce à Flammarion, la contrefaçon a été réalisée en bande organisée. Mais 5 ans, c’est déjà bien.

  182. [...] la suite de quoi le blogueur décide de limiter les frais et retire le fichier de son [...]

  183. [...] Florent Gallaire blogging, onder het motto Free (libre) software and free (libre) culture (science and law). [...]

  184. [...] 2010, doit-il pouvoir être téléchargé librement sur le web ? C’est le point de vue défendu par Florent Gallaire, un jeune blogueur, informaticien et juriste, selon qui « Le Prix Goncourt [...]

  185. [...] : Pas encore pu le lire, il était pas dispo (et j’ai raté le téléchargement sur le blog de Florent Gallaire – Mais c’est une autre polémique). Mais j’ai la folle impression que ça va me [...]

  186. [...] autant, le blogueur persiste et signe : il explique, dans un billet, « maintenir totalement la pertinence » de la mise en ligne. Mais qu’il a accepté de céder [...]

  187. [...] de dire qu’il faut placer « L’homme qui plantait des arbres » sous une licence libre ! Le dernier blogueur qui s’est cru autorisé à placer l’œuvre d’un romancier sous Creative Commons a fait pas [...]

  188. [...] de dire qu’il faut placer « L’homme qui plantait des arbres » sous une licence libre ! Le dernier blogueur qui s’est cru autorisé à placer l’œuvre d’un romancier sous Creative Commons a fait pas [...]

  189. [...] Gallaire's Blog Free (libre) software and free (libre) culture (science and law) « La carte et le territoire : le Goncourt 2010 sous licence Creative Commons ! Qt dans Ubuntu ! Des morts à venir ? [...]

  190. [...] habe er mindestens drei Abschnitte aus Wikipedia abgeschrieben, was der Autor auch zugibt. Nach Florent Gallaire, einem Spezialisten der Creative Commons Lizenz, die für alle Beiträge von Wikipedia gilt, könne [...]

  191. [...] juriste spécialisé en droit numérique a décidé de publier sur son blogl’intégralité de La Carte et le Territoire, le dernier roman de Michel Houellebecq. “Pour [...]

  192. [...] juriste spécialisé en droit numérique a décidé de publier sur son blogl’intégralité de La Carte et le Territoire, le dernier roman de Michel Houellebecq. “Pour [...]